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jeudi 28 avril 2016

Les carnets de Cerise 4 - La déesse sans visage


Scénario de Joris Chamblain, dessins d'Aurélie Neyret, chez Soleil, collection Métamorphose, Série Carnets de Cerise t.4.

Quatrième de couverture:
«L’heure des vacances a sonné! La visite d’un étrange manoir annonce une nouvelle enquête: chaque pièce est une énigme, chaque objet est un indice. Mais il est des secrets plus anciens qui ne demandent qu’à être dévoilés. Qui est cette déesse sans visage qui trône dans une pièce secrète? Où se cache la partie manquante de ce tableau? Mais surtout, qui tire vraiment les ficelles de ce nouveau mystère? Si Cerise ne résout pas l’énigme à temps, les conséquences risquent d’être terribles…»

L’amour, le vrai, celui qui obnubile, qui fait briller les yeux et sourire l’âme. Celui, aussi, qui parfois dérange, puis, s’échappe sans crier gare, éteignant l’espoir dans sa fuite et faisant déferler les regrets. Un amour, inoubliable, inextinguible, traversant les années et se frayant un chemin de traverse envers et contre tous. Et si Cerise, enquêteuse passionnée à la plume bien pendue, se trouvait emmêlée une fois de plus dans un inextricable écheveau de mystères et de romance déçue? Et si, cette fois, cela remuait un brin trop un passé enfoui, chamboulant le présent au passage, que cela faisait se tarir les mots, si chers à Cerise, ces mots qui savent dire? D’un même souffle, à travers cet hybride entre l’épistolaire et le roman graphique qui est devenu leur signature, l’inimitable duo Chamblain/Neyret tricote habilement un périple enlevant pour Cerise et ses complices de toujours. Fleurant bon l’air du large, et faisant astucieusement s’enchevêtrer des bribes significatifs des intrigues précédentes, cet opus tout en justesse et en sensibilité semble installer discrètement les bases d'un dénouement final; un prochain (et peut-être dernier?) tome qu’on souhaite imminent, bien sûr, espérant (impatiemment!) pouvoir le dévorer sans trop tarder. 


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩

mercredi 27 avril 2016

Qu'y a-t-il dans la boîte?


Écrit et illustré par Pieter Gaudesaboos, chez La Pastèque.

Quatrième de couverture:

«Dans cette histoire, il y a un pilote, un capitaine, un machiniste, une conductrice, un facteur, une fillette… et une immense boîte!»

Qui a déjà pu lutter contre l’envie irrépressible d’ouvrir une boîte au contenu inconnu? Ou alors, tourner le dos sciemment à un mystérieux colis qui refuse de révéler sa nature? Ou, pire encore, retenir sa curiosité par la manche? D’une plume tout simple, Pieter Gaudesaboos concocte une quête irrésistible qui ne cesse de rebondir sur elle-même, chaque péripétie en renfermant une autre à la manière des poupées russes. Porté par une trame dont la structure délicieusement répétitive nourrit la hâte de passer au prochain coup de théâtre, et par un univers visuel audacieusement épuré et stylisé, à la composition habile et aux nombreux détails à déguster, cet album tient le lecteur en alerte, lui chatouillant judicieusement l’imaginaire. Un opuscule étonnant qui fascinera dès la première page tournée...


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩

Florence et Léon


Par Simon Boulerice, illustré par Delphie Côté-Lacroix, chez Québec Amérique.
Quatrième de couverture:
«Florence a un problème aux poumons, mais enseigne la natation; pour elle, c’est toujours comme si elle respirait dans une paille. Léon a un problème aux yeux et est agent d’assurance; pour lui, c’est toujours comme s’il regardait par le trou d’une paille. Leur rencontre chamboulera leurs vies. Et si les différences pouvaient devenir une force? Et si l’amour pouvait naître au bout d’une paille?»

Dans la vie, marcher en ligne droite, ça peut devenir ennuyant. Pour faire taire la monotonie, certains irréductibles choisissent de louvoyer joyeusement, en quête de sentes cachées. Or, pour d’autres, à qui l’existence réserve d’emblée un parcours plus cahoteux et imprévisible, contourner les abysses et gravir les Everest semés sur le chemin par leurs limitations n’est pas un choix, mais bien la seule façon d’avancer. D'une plume tendre, Simon Boulerice raconte le parcours hors norme de Florence et Léon, ces deux aventuriers aguerris pour qui apprendre à se jouer des obstacles fait partie du quotidien. Exposant peut-être un poil trop, par moment, les rouages éducatifs d’une trame où, pourtant, la romance s’immisce délicieusement, cet album s’épanouit malgré tout avec éloquence et justesse à travers la palette toute en simplicité et en sensibilité de l’univers visuel de Delphie Côté-Lacroix. Une petite bouffée de fraîcheur, inspirante et émouvante, à savourer tout doucement...

Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩

vendredi 22 avril 2016

Timinou

Par Caroline Barber, illustré par Marianne Pasquet, chez Bayard Canada.
Quatrième de couverture:
«Je m’appelle Timinou. Je porte des franfreluches, pose dans des magazines pour mémères à chats-chats et je n’aime pas ça! Moi, je rêve d’aventures, de vivre la vraie vie. Celle qui défile, sous mes yeux, de l’autre côté de la fenêtre du salon. Mon existence est vraiment ennuyeuse. T’aimerais pas, toi, choisir un peu ta vie?»

La vie n’est pas toujours rose quand on doit se prendre pour une fragile porcelaine. Surtout lorsqu’on rêve d’aventures ébouriffantes et de rencontres enlevantes. Mais qu’à cela ne tienne, à chat vaillant, rien d’impossible. Caroline Barber tricote joyeusement un petit guide cocasse de l’émancipation féline, porté par l’univers visuel à l’éloquence colorée de Marianne Pasquet. Si, bien sûr, on rigole en suivant le rigoureux «entraînement» d’un Timinou bien déterminé à ne pas se laisser marcher sur les pattes, on reste malheureusement sur notre faim, une fois la dernière page tournée, avec l'envie de savoir comment se serait déroulée réellement la «nouvelle vie» de Timinou, une fois ses griffes confrontées au «vrai monde» auquel il aspire. Un album qui aurait gagné à ne pas trop piétiner dans la préparation au Grand Saut vers la liberté, mais qui demeure fort chouette à découvrir… surtout pour les yeux!


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ 1/2 ✩

jeudi 21 avril 2016

Les poèmes ne me font pas peur


Par Laurent Theillet, chez Boréal, collection Boréal Inter.

Quatrième de couverture:
«À quinze ans, rien n’est facile, le monde entier est une contradiction. Heureusement, il y a les poèmes. Les poèmes sans virgules d’une adolescente pas tout à fait comme les autres. Sur sa bicyclette, elle file sans regarder en arrière. Elle pense à l’amoureux qu’elle n’a pas, à sa copine Chloé qui a déménagé loin de chez elle, au père qu’elle a perdu et qui lui manque cruellement. Elle songe à sa vie normale, trop normale, faite de larmes et d’éclats de rire. Et quoi qu’il arrive, elle se dit une chose, c’est que " celui qui n’a pas peur des poèmes n’a peur de rien ". »

Écrire comme on respire. Comme on respire quand la grisaille triture l’âme et que le soleil s’enfuit à l’horizon. Quand les émotions prennent toute la place. Des émotions enchevêtrées. Inextricables. Écrire à petites lampées salutaires. Écrire parce qu’on n’a pas peur des mots. Écrire pour s’accrocher a quelque chose. N’importe quoi, sauf le vide. De sa plume d’une simplicité toute audacieuse, Laurent Theillet raconte le chaos de l’adolescence en faisant voguer les mots à leur guise. Il chuchote au lecteur une lancinante poésie échevelée, celle de la vie en kaléidoscope d’une âme qui se cherche. Poème au long souffle, qui déboule comme un roman, cet opus singulier bouleverse et émeut, laissant entrevoir cette irréductible soif de vivre qui se cache souvent, envers et contre tout, sous les remous.


Et un extrait... pour donner le goût de plonger entre les pages.

«Ma prof
un matin
m’avait dit:
écrire
c’est mettre tes mots en ordre
pour ranger le désordre
dans ta tête.

C’est vrai
dans ma tête
c’est le foutoir.
Il va falloir
que j’en fasse
du rangement.
Et pas qu’un peu.

Mon crâne
est un placard
en vrac.»


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩

mardi 5 avril 2016

Boris Brindamour et la robe orange


Par Christine Baldacchino, illustré par Isabelle Malenfant, chez Bayard Canada.

Quatrième de couverture:

«Boris est un petit garçon qui aime utiliser son imagination. Il rêve d’aventures spatiales, peint de belles images et aime chanter très fort pendant les comptines. Surtout, Boris aime le coin des déguisements de sa classe. Il aime porter la robe orange. Les enfants de sa classe ne le comprennent pas. Les robes, disent-ils, sont pour les filles. Et Boris n’est certainement pas le bienvenu dans le vaisseau spatial que certains de ses camarades de classe ont construit. Les astronautes, disent-ils, ne portent pas de robe.»

Sortir des ornières. Oser voir au-delà des chemins pavés. Embrasser cette voix qui danse en nous. Parce que si le monde entier vibrait à l’identique, d’un prévisible ronronnement quotidien sans personnalité propre, l’humanité et son étincelle d’unicité s’éteindrait. D’une plume tout en finesse, Christine Baldacchino raconte les timides et houleux premiers pas d’un jeune être qui s’affirme par-delà les oeillères qui voilent le coeur des autres. Bercé par la palette à la tendresse ébouriffée d’Isabelle Malenfant, cette histoire délicieusement singulière sait dire avec justesse la tristesse et la joie d’exister en marge, sans s’enfarger les mots dans le pathétique. Une ode sublime et lumineuse à la richesse de la diversité.


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✮





Pour le lire en version originale

jeudi 31 mars 2016

Hiroshimoi

Par Véronique Grenier, chez Ta Mère.
Quatrième de couverture:
Il y a parfois des ruptures qui ne peuvent pas arriver, mais qui le devraient. Parce que les cœurs se crient après sans arrêt, enterrent tout le reste, s’enterrent eux-mêmes. Ils s’emportent et se débattent et débordent, avec cette certitude qu’ils s’arrêteront le jour final, le jour ultime où, à se heurter sans arrêt, à s’exister de trop près, à s’attendre, un coup de trop les éclatera.»
L'amour. Celui qui fait rêver de douces chevauchées princières et de souliers de verre retrouvés. Celui qui fait sourire la grisaille. Celui qui fait s'épanouir les rêves. Cet amour-là. Le rarissime. Le mythique. L'insaisissable. Et s'il n'était pas aussi lisse que ses princesses de porcelaine? Et s'il confondait, parfois, souvent, le rire et les larmes? Et s'il s'émiettait l'essentiel à tout vent, et se retrouvait, hagard, perdu, désabusé, dans l'ordinaire grinçant de nos quotidiens aux mille visages? D'une plume vibrante, faisant valser avec aplomb la poésie d'un réel à l'aile brisée, Véronique Grenier crachote l'amour-poignard et son inéluctable. De petites phrases abyssales en envolées ébouriffées, elle sait dire l'âme, ses folies jubilatoires, ses errances vicieuses, et surtout, son espoir indestructible. Celui qui persiste et signe. Malgré la houle. Malgré le silence. Malgré l’éphémère. Un opuscule qui grignote la tranquillité avec une authenticité toute simple, et qu'on lit, d'une traite, en se protégeant tant bien que mal le coeur de l’irrémédiable.


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✮




Le mois de mars
de mon Défi littéraire 2016

lundi 21 mars 2016

Ici

Scénario et dessins par Richard McGuire, chez Gallimard.
Quatrième de couverture:
«Ici raconte l'histoire d'un lieu, vu d'un même angle, et celle des êtres qui l'ont habité à travers les siècles. Dans cet espace délimité, les existences se croisent, s'entrechoquent et se font étrangement écho, avant d'être précipitées dans l'oubli.»

Il y a la mémoire d’une maison et de son petit monde. Puis la mémoire de ses habitants; la mémoire collective, et l’autre, celle de l’âme. Il y a aussi la Mémoire avec un grand «M», celle de l’Histoire avec un grand «H». Et la mémoire de l’humain, de l’espèce parmi les espèces. Et enfin, il y a la mémoire de la Terre. Longue celle-là. D’une tranquille, bien que fragile, pérennité. Or, la mémoire est une coquine inconstante: elle est à la fois omniprésente, et fuyante, influente et vite oubliée. Elle est tout et elle n’est rien. Elle est pluriel et erratique. Elle est impunément chaotique. Elle a la ligne du temps malicieuse. Elle est une magicienne capricieuse. Dans un vertigineux kaléidoscope de souvenirs en friche, Richard McGuire jongle audacieusement avec les vies et les moments, faisant s’entrechoquer les époques, se relancer les questionnements, jusqu’à détricoter l’importance de la question «Quand?». Histoire chorale, à la palette en éloquentes demi-teintes et à la narration ébouriffée, cet opus touffu raconte l’inénarrable. Le temps qui file ou qui piétine. Le temps qui fuit ou qui se fige. Le temps qui manque ou qui trépigne. Le temps qui fut. Et celui qui reste à s’inventer. 


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩




Pour le lire en version originale

jeudi 3 mars 2016

L'été de la révolte et L'automne du renouveau

Par Johan Heliot, chez Gulf Stream, C.I.E.L. tomes 3 et 4.
Quatrièmes de couverture:
L'été de la révolte :
«Depuis le CIEL, l'intelligence artificielle avait pris le pouvoir sur Terre. Elle avait trié les humains, rationnalisé leur activité, rationné leurs besoins. Sans parvenir à éteindre les ferments de révolte, attisés par l'été caniculaire. Pour étouffer la Résistance qui partout s'organisait, l'IA s'apprêtait à dévoiler une dernière surprise : l'avenir de l'espèce humaine. Au nom de quoi les résistants priveraient-ils leurs proches des bienfaits qu'elle leur promettrait?»
L'automne du renouveau :
«L’Intelligence Artificielle qui, en un hiver, avait dompté l’humanité est sur le déclin. Retranchée dans un ancien château dans les contreforts vosgiens, elle observe ses partisans affronter les résistants, toujours mieux organisés. Dans cette atmosphère de confrontation où la joie des victoires est entachée par l’amertume des représailles, les cinq Keller, ballotés par les événements, convergent vers les Vosges et le chalet de Tomi. Celui-ci aura-t-il l’occasion de voir sa famille réunie avant que le cancer ou la guerre ne l’emporte? Et quel sera le prix à payer pour que les hommes se libèrent du joug écologiste de l’IA?»

Et s'il fallait contraindre l'humain à laisser sa place pour le bien-être d'une planète à bout de souffle? Et s'il fallait tout faire pour empêcher l'inéluctable fin de la Vie? Pendant que continue de régner l'implacable intelligence artificielle du C.I.E.L. sur le Monde, répétant sans fléchir les horreurs d'autrefois dont l'Histoire soulignait pourtant la bêtise cruelle, et réduisant l'Homo Sapiens à une espèce faiblarde, nuisible, en voie programmée d'extinction, l'humanité, bafouée, écartelée, poussée aux dernières extrémités, n'a pas encore dit son dernier mot. Opposant l’instinct et l’intuition, à l'inflexible et cartésienne logique de leur «bienveillant» tyran, les humains se débattront avec l'énergie du désespoir, n'ayant plus rien à perdre, et tout à sauver. D'une plume toujours aussi troublante de justesse, Johan Heliot poursuit sa terrifiante réflexion, plongeant le lecteur au coeur de déchirants et on ne peut plus actuels dilemmes éthiques: la Vie et le libre-arbitre sont-ils des droits inaliénables? Comment déterminer ce qui doit prévaloir entre la survie de la planète, ou celle de ses habitants, aussi imparfaits, avides et insouciants utilisateurs de ses ressources épuisables soient-ils? Doit-on forcer la prise de conscience par l’extrémisme? Doit-on infléchir le cours des choses, sans égard aux moyens, avant qu’il ne soit trop tard? Deux opus chamboulants, à la réalité vertigineusement près d’un possible pas si improbable, suite et fin d’une tétralogie fascinante et indiscutablement incontournable, à l’intelligence fine et à la pertinence indéniable. 


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✮ 

mardi 23 février 2016

Une simple histoire d'amour


Par Angèle Delaunois, chez Soulières Éditeur, collection Graffiti +.

Quatrième de couverture:

«À partir de ce moment-là, je n’ai plus eu qu’une seule idée en tête : m’approcher de toi, t’obliger à reconnaître celle que tu avais oubliée, ressusciter notre histoire lointaine et la faire grandir, afin de retrouver cette bulle d’amour qui nous enveloppait et nous protégeait contre le reste du monde quand on était enfants. Jolie utopie!»

Tout d'abord, il y a l'amour, le vrai, celui qui fait vibrer l'âme et disparaître les ornières. Celui qui s'abreuve dans l'essentiel et n'entend plus que les battements d'un coeur à l'unisson. Celui, sans compromis, sans conditions, qui écrit l'Histoire à chaque instant. Puis, il y a le silence. Et les mailles de la mémoire qui s'étirent et se détricotent. Les petits trébuchements et les fossés insurmontables. Or, quand, sans crier gare, l'ineffable devient innommable, tout bascule; c’est la traversée d’un point de non-retour lacérant les espoirs et laissant l'insouciance pour morte. Dans une remuante correspondance de la dernière chance, Angèle Delaunois entrelace le sublime et l'impardonnable, faisant valser audacieusement ses mots avec ceux de Stefan Zweig et sa Lettre d'une inconnue, et entraînant le lecteur dans une chute de l’autre côté du miroir avec une finesse implacable et un aplomb troublant. Un opus bouleversant qui écorche les certitudes et dépucelle les contes de fée; l’intensité de l’amour y valse avec la violence tout court, la pureté des sentiments y côtoie le pire de l’humain. Les mots nous taraudent, les émotions bigarrées nous écartèlent la conscience, on est envoûté, on est déchiré: on ne peut en ressortir indemne. Âmes sensibles, jeunes et candides, s’abstenir, toutefois: ce n’est définitivement pas un opus à aborder sans y être prêt.


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩




Le mois de février
de mon Défi littéraire 2016