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samedi 30 juin 2012

The Willoughbys


Écrit et illustré par Lois Lowry, Houghton Mifflin Harcourt

«"- Shouldn't we be orphans? Barnaby B asked.
The Willoughbys children were seated on the front steps playing a complicated game which only Tim knew the rules.
- Why? asked Barnaby A, moving down a step because the rules said he must if he asked a question, and of course «Why?» was a question.
- Because, Barnaby B explained, we are like children in an old-fashioned book. And -
- Mostly they are orphans, Jane said. She moved down two steps because she had interrupted, which was against the rules, and now she was the lowest of the four.
- Worthy and deserving orphans, Barnaby B added.
- Winsome too, added Jane...
- A sea voyage sometimes produces orphans, Barnaby A pointed out. There are often pirates. Or icebergs. 
- And sea serpents, his twin added, event though I don't entirely believe in sea serpents.
- I believe in giant squids, Jane said with a shudder.
- Good point, Tim acknowledged. And piranhas. Are our parents planning a vacation, by any chance? On a ship?"»

Un hommage cocasse et délicieusement irrévérencieux aux classiques de la jeunesse. Lois Lowry plonge le lecteur dans un monde où les clichés littéraires d'antan foisonnent, où les personnages complotent ouvertement les uns contre les autres, sans censure, et sans s'encombrer du politiquement correct: bref, une histoire à la Dickens, sans les bons sentiments... nourrie par une plume désopilante! C'est un bijou stylistique que j'ai dévoré goulûment, jusqu'à la fin de la bibliographie (oui, oui, le glossaire et la bibliographie vous feront autant glousser de bonheur que l'intrigue principale!). Un hybride parfait entre la structure classique et la plume caustique, entre la poignante saga familale et la dérision... un paradoxe de finesse et d'impertinence! Sublime!


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★


Pour le lire en version française

jeudi 28 juin 2012

Les bras de papa: rien que pour moi


Par Jo Witek, illustré par Christine Roussey, La Martinière jeunesse

«J'aime quand les bras de mon papa ne s'ouvrent rien que pour moi.»

Tendre ode aux papas, à hauteur d'enfant. Jo Witek tricote une ballade poétique et rigolote au coeur des bras aux mille visages d'un père. Protecteurs, encourageants, taquins, apaisants et câlins, ces bras immenses font voyager le lecteur dans une délicieuse bulle d'amour filial. Complice habile de cette histoire charmante, Christine Roussey nous ouvre avec éloquence la porte d'un imaginaire joyeusement farfelu, alliant naïveté du trait et textures à découvrir du bout des doigts. Après Le ventre de ma maman: toi dedans, moi dehors, le touchant duo Witek/Roussey se commet donc de nouveau, avec justesse et brio, dans ce deuxième opus à découvrir...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

jeudi 21 juin 2012

Mon coeur en miettes ou les plus beaux jours de ma vie


Par Charlotte Moundlic, illustré par Olivier Tallec, Flammarion, Père Castor

«Les filles, elles sont bizarres. Parfois elles sont gentilles et puis d'un coup, elles se mettent à ricaner et à se moquer. Je préfère garder une distance de sécurité. Avec Carmen, c'est différent. Depuis qu'elle est arrivée, c'est comme si elle m'avait ensorcelé...»

Après La Croûte et Le slip de bain, Charlotte Moundlic et Olivier Tallec récidivent avec ce petit bijou d'histoire romantico-cocasse. On s'attache à Michel dès les premiers mots, délicieusement touchant de vérité avec son jardin secret et sa charmante timidité. Et quelle complicité auteure-illustrateur! J'ai été envoûtée par leur ballet agile et éloquent, où narration et illustrations travaillent de concert, se relançant à qui mieux mieux pour le plus grand plaisir du lecteur. Un opus inoubliable à déguster, donc, pour tous les jeunes Roméo découvrant leur Juliette...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★ 

Quand l'amour court


Par Thierry Lenain, illustré par Barroux, Les 400 coups

«C'est l'histoire de Paola. C'est aussi l'histoire de ses parents qui se séparent après s'être longuement disputés. C'est l'histoire d'un amour court et intense. C'est l'histoire de ciseaux. Et c'est l'histoire de trois roses... C'est aussi un conte pour petits et grands, sur l'amour qui passe et l'acceptation de cette rencontre passagère. C'est surtout la séparation vue par un enfant, et qui nous sert de baume sur la tristesse qui l'accompagne.»

L'amour, ses méandres et ses déchirures, à hauteur d'enfant. Thierry Lenain plonge le lecteur dans un journal intime singulier et sensible: celui de Paola et de l'amour de ses parents qui s'est enfui. S'épanouissant au coeur de l'univers visuel riche et éloquent de Barroux, cette histoire (qui pourrait être celle de beaucoup d'autres petites «Paola») sait trouver les mots, échevelés, tantôt graves, tantôt débordants de poésie, pour raconter l'indicible.



Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

mercredi 20 juin 2012

L'éléphant qui fumait de la trompe


Par Alix Leroux, Atelier du Poisson soluble

«"Le docteur Larence finissait son petit déjeuner quand Martin, un éléphant fort inquiet, frappa à sa porte. Il le fit entrer (non sans mal) et remarqua rapidement ce qui n’allait pas: 
– Je crois que tu fumes de la trompe Martin!"»

Savoureuse histoire en poupées russes qui s'entortille et se détortille joyeusement. Alix Leroux tricote un conte agile, farfelu qui fait rigoler l'imaginaire et fonctionner les «petites cellules grises» à plein régime. Un délice d'album à déguster encore et encore, à l'endroit, à l'envers, dans un exquis chaos animalier!


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★ 

Chroniques de Jérusalem


Par Guy Delisle, Delcourt, Shampoing

«Guy Delisle et sa famille s'installent pour une année à Jérusalem. Pas évident de se repérer dans cette ville aux multiples visages, animée par les passions et les conflits depuis près de 4.000 ans. Au détour d'une ruelle, à la sortie d'un lieu saint, à la terrasse d'un café, il laisse éclater des questions fondamentales.»

Fascinante incursion dans le monde bigarré et troublé de Jérusalem. Guy Delisle entraîne le lecteur dans son quotidien déroutant d'exilé occidental en Israël, avec tout ce que ça comporte de découvertes surprenantes, de grands fossés d'incompréhension, de bouleversements des repères et de petites joies impromptues croisées au détour d'un Check Point. Un opus rondelet qui fait visiter Jérusalem par la porte de derrière... et qui permet de se coltiner un sympathique cours de politique et d'histoire en passant!


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

lundi 18 juin 2012

Le coup de la girafe


Par Camille Bouchard, Soulières, Grafitti

«"– Maman, il est où le bonheur? 
– Écoute... tu entends? 
– Quoi? 
– Est-ce que tu entends un bruit? Mais un très très grand bruit? 
– Non. 
– Alors, c’est que le bonheur est ici. 
Je ne comprends rien à ce que ma mère raconte. J’accepte son bisou sur ma joue. Je note qu’elle se lève sur le bout des pieds. Je suis plus grand qu’elle. Normal. Je suis un homme. J’ai quinze ans. Le docteur dit que, dans ma tête, j’ai six ans. En ce cas, comment se fait-il que je sois en première secondaire, hein?"»

Un plongeon déroutant dans le cruel monde de l'intimidation. Camille Bouchard laisse la parole à Jacob, pour qui rien n'est simple, tout est rêche, inatteignable, et qui ne connaît de la vie que le côté sombre. Or, malgré une narration habile et sensible, poétique à ses heures même, cet opus fracassant m'a laissé un goût amer dans l'âme. Bien sûr, toute cette méchanceté et cette détresse existent dans la réalité, mais je m'interroge: est-il nécessaire de balancer cette torturante vérité au visage du lecteur, sans ménagement, de faire de lui un voyeur impuissant? De le faire couler à pic, avec Jacob, sans espoir de salut? La catharsis a ses vertus, certes, mais parfois, il faut savoir doser. Cela dit, étrangement, la chute de cette singulière descente aux enfers m'a émue: je n'en ai pas du tout apprécié l'aboutissement - que j'ai trouvé inutilement dramatique - mais j'en ai savouré le style, la voix, les mots. En fait, tricotée toute en finesse, entre deux coups de théâtre, la fin donne l'impression d'avoir été le prétexte au roman. En effet - et cela peut expliquer beaucoup de choses - c'est comme si toute l'histoire (la trame maladroite par endroits, les liens entre les personnages qui se tissent un brin trop rapidement, les détails trop crus) avait été construite un peu à la va-vite afin de permettre à cette fin d'exister, afin de permettre à Jacob d'exprimer ce long monologue, petit bijou stylistique comme il est rare d'en croiser. C'est donc bouleversée, perplexe et un peu charmée (je l'admets...) que j'ai refermé ce roman. Une lecture à recommander? Difficile de me prononcer, mais chose certaine, lecteurs à l'âme fragile s'abstenir.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ☆ ☆

dimanche 17 juin 2012

Secrets et présages


Par Anne-Sophie Silvestre, illustré par Amélie Dufour, Flammarion, Eulalie de Potimaron 3

«"- Y allons-nous? Philippe mit son cheval au galop, le mien suivit. Le roulement des sabots sur le plancher du pont, l'obscurité, le vent de la nuit dans le visage. Ventrebleu, que cette traversée fut magnifique!"
À Saint-Cloud, la tranquillité n'est plus qu'un souvenir. Monsieur, frère du Roi, est revenu de guerre. Malgré la gaieté qui règne, Eulalie et Philippe sont préoccupés : Marie-Louise et le Dauphin seront-ils libres de s'aimer un jour? Ils interrogent astrologues, mages et voyantes... Les présages sont choses dangereuses. Est-il sage de jouer avec le futur?»

Un troisième délicieux tome pour la série Eulalie de Potimaron! Toujours aussi riche en combats à l'épée et en sorties illicites, l'intrigue vogue cette fois en eaux mystérieuses et inexplicables, alors qu'Anne-Sophie Silvestre plonge l'inénarrable Eulalie dans le monde des médiums et de leurs prédictions sybilines. Un livre qui se dévore sans prendre le temps de respirer... et qui titille allègrement la patience du lecteur en promettant (pour bientôt j'espère!) une nouvelle aventure pour Eulalie! Vivement...!


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

jeudi 14 juin 2012

Le trou noir de la baignoire


Par Anne-Gaëlle Balpe, illustré par Élice, Alice jeunesse, Primo, Je suis un autre 1

«Hadrien est en train de prendre son bain lorsqu'il entend un bruit qui semble venir du trop-plein de la baignoire. Curieux, il se penche pour mieux entendre… et est aspiré dans le trou. Après une longue glissade, il se retrouve à nouveau assis dans la baignoire. Ouf! Mais les carrelages de la salle de bain sont bleus, maintenant! Et qu'est-ce que ce pyjama ridicule qu'il ne connaît pas et qui attend sur la chaise? Soudain, Hadrien entend une voix inconnue appeler: "Thomas, dépêche-toi de finir ton bain, le souper est prêt. " La soirée s'annonce plus compliquée que prévu!»

Un magnifique plongeon dans le cocasse et l'improbable que ce premier tome de la série «Je suis un autre»! Anne-Gaëlle Balpe tricote joyeusement une intrigue farfelue sur fond de carrelage de salle de bains. Délicieusement mise en image par Élice (j'adore l'éloquence de ses personnages et la composition de ses illustrations), cette histoire charme par sa candeur et son imaginaire fou, fou, fou. Un court opus qui en captivera plus d'un, même les plus terre-à-terre!...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

mardi 12 juin 2012

La maison en petits cubes


Par Kenya Hirata, illustré par Kunio Kâto, Nobi-Nobi

«Dans une ville entièrement immergée, un vieux monsieur résiste encore et toujours à la montée du niveau de la mer. Chaque fois que l’eau atteint son plancher, il est obligé de bâtir une nouvelle maison par-dessus la précédente, si bien qu’au fil du temps son logis a fini par ressembler à une immense pile de petits cubes. Un jour, alors qu’il s’est encore une fois lancé dans la construction d’une nouvelle demeure, ses outils tombent tout au fond de l’eau. Il enfile sa combinaison pour aller les repêcher, et au fur et à mesure qu’il descend à travers ses anciennes maisons, de lointains souvenirs lui reviennent en mémoire…»

Un émouvant petit morceau de vie, tout en finesse, tricoté délicatement d'une plume habile. J'ai été transportée dès les premiers mots, dans ce monde délicieusement singulier, où l'eau est partout. Bercée par un univers visuel sublime, sensible, éloquent et fourmillant de petites bouffées de poésie à croquer, cette histoire envoûte le lecteur, l'embarque dans un voyage à travers le temps, au coeur des souvenirs d'un homme qui, finalement, n'est peut-être pas aussi seul qu'on pourrait le croire... Un petit joyau pour votre bibliothèque.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★ 

lundi 11 juin 2012

Guerre: et si ça nous arrivait?


Par Janne Teller, Grandes Personnes

«Imagine: c'est la guerre - non pas en Irak ou en Afghanistan, quelque part très loin, mais ici, en Europe, en France, chez nous.»

Opuscule singulier, dérangeant, au sujet de la guerre, et de tout ce qu'elle fait basculer comme repères. Janne Teller plonge le lecteur au coeur d'un conflit hypothétique mais terriblement plausible qui se déroule au coeur de l'Occident, là où plusieurs (à tort ou à raison) se sentent en sécurité. Elle décrit  avec justesse l'impact du conflit sur une famille, ce qui en découle directement, l'exil, l'immigration, la difficulté d'intégration, le fait de se sentir apatride, de se sentir dépossédé de sa propre vie. La narration est fine, juste et interpelle directement le lecteur, lui secoue l'ignorance, lui ouvre les yeux sur l'Homme et sa bêtise. Un récit qui bouscule habilement, à lire et à faire lire.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★ 

Destinataires non communiqués


Par Gregoire Kojcan, illustré par Fabien Doulut, Atelier du poisson soluble

«Si vous n’êtes pas l’épouse de Grégoire Kocjan (la place est prise), ni son fils (les places sont rares), vous n’avez donc pas fait le tour du monde avec lui. Si vous ne faites pas partie de ses proches amis, de sa nombreuse famille, de ses vagues connaissances ou quelconques relations professionnelles, vous n’avez jamais reçu les courriels qu’il leur adressait alors. Fort heureusement, voici la compilation intégrale de ses humeurs et commentaires rédigés lors de ce périple épique. De l’Île de Pâques (à Pâques!) à Valparaiso en passant par Alice Springs et les îles Gili, un grand moment d’ethnologie!»

Sympathique tour du monde en famille sous la plume fine et cocasse de Gregoire Kojcan (dont j'aimerais d'ailleurs découvrir les autres opus!). À travers cette suite d'hilarants courriels, on découvre des pays sous un jour nouveau, déroutant, et délicieux. De quoi donner le goût le dévorer le monde, sans chichis, et surtout sans attendre!


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

samedi 2 juin 2012

Le choc des Mondes

Par Johanne Gagné, La Courte Échelle, Hors Collection, Le labyrinthe des rêves 1

«La folie des hommes a ravagé le monde de Lilou et la seule source d’énergie viable est aujourd’hui produite par les rêves. Plus les gens rêvent, plus ils produisent de l’énergie, mieux ils vivent. Mais que faire face à une demande énergétique sans cesse croissante? Le Centre International de la Recherche sur les Rêves (CIRR) a trouvé la solution : prélever une partie de cette énergie chez les rêveurs d’un Monde parallèle, le monde d’Étienne. Mais cette façon de faire à ses limites. Surtout quand elle met en danger la vie d’un peuple tout entier. Ensemble, Étienne et Lilou tenteront de s’y opposer. Ce sera le choc des Mondes!»

C'est en lisant la quatrième de couverture que ce roman d'anticipation m'a titillé la curiosité; la prémisse prometteuse ouvrait la porte à une vision fascinante de notre réalité. Malheureusement, ce fut une lecture un brin laborieuse. La mise en place de la situation initiale, lente, en spirale, me forçait sans cesse à revenir en arrière afin de m'assurer que je comprenais bien dans quel monde tel personnage évoluait, et surtout, quels étaient exactement ces mondes, comment intéragissaient-ils entre eux. Bien sûr, avec ce genre de prémisse, il fallait s'attendre à une certaine complexité de la structure narrative, mais j'aurais préféré ne pas en sentir les rouages à ce point (j'ai même noté deux erreurs dans la narration au sujet du nom des personnages...). Par contre, une fois l'intrigue dûment installée (autour de la page 110!, ou presque à la moitié du roman), l'action se met à débouler et le lecteur se fait happer par les rebondissements... si bien que j'ai presque hâte d'en lire la suite! En espérant que cette fois, je ne subirai pas autant la mécanique du récit, et que je me ferai envoûter dès la première page...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ☆ ☆

vendredi 1 juin 2012

Suzy a disparu!

Par Pascal Hérault, illustré par Geneviève Després, Les 400 coups, Grimace

«Monsieur Lapin est de retour dans une toute nouvelle aventure. Mais après s'être fait voler ses oreilles dans "Les oreilles de monsieur Lapin", c'est maintenant Suzy, sa fiancée, qui a disparu. Elle a été enlevée par trois étranges individus déguisés en loups. Déboussolé, le pauvre lapin va chercher l'aide du commissaire Mastiff et ensemble, ils enquêtent sur cette curieuse affaire qui les mène jusque dans les tunnels souterrains de la ville.»

Une deuxième petite enquête sympathique pour Monsieur Lapin. Pascal Hérault tricote une intrigue cocasse, bien qu'un brin longuette, et un poil trop ronflante de bons sentiments: les méchants sont punis, la belle est sauvée, et hop!, on relègue aux oubliettes cet incident fâcheux. J'aurais pourtant aimé, par exemple, en apprendre un peu plus sur les conditions de vie difficiles des ravisseurs, ce qui les a décidés à commettre cet enlèvement, pourquoi avoir choisi Suzy, la fiancée de Monsieur Lapin... bref, ouvrir la porte à la réflexion au sujet du Bien et du Mal. Malheureusement, le lecteur a plutôt droit à une fin rose bonbon, un peu maladroite et incompréhensible, qui laisse un goût amer de prétexte pédagogique. Par contre, l'univers visuel de Geneviève Després est tout simplement sublime, comme toujours! Ses textures, l'éloquence de l'expression de ses personnages, la composition de ses illustrations, tout est savoureux et touchant. En fait, l'«histoire visuelle» est plus habile et juste, par moments, que la prévisible narration littéraire. Un album à dévorer des yeux donc...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ☆ ☆