Vous cherchez?

Affichage des articles dont le libellé est Autofiction. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Autofiction. Afficher tous les articles

mardi 21 janvier 2014

La collectionneuse


Scénarisé et illustré par Pascal Girard, La Pastèque

«Voici le grand retour du dessinateur névrosé et maladroit!  Le pauvre Pascal vient de se faire larguer par sa blonde et squatte une chambre chez un couple d’amis.  Indifférent au dessin, en manque de sérotonine, incapable de courir à cause d’une entorse lombaire, il retourne sur les chantiers comme apprenti-ferblantier. Bref, l’heure est au bilan. Pascal a beau faire des plans et vouloir atterrir sur ses pieds, une rencontre fortuite avec une cleptomane de livres transforme notre antihéros en Sherlock Holmes de fortune...»

Une cocasse miette de vie explorant la savoureuse ironie de ce coquin Destin, piment de notre quotidien. Pascal Girard tricote habilement la trame rigolote de cette enquête joyeusement ratée, multipliant les coups du sort et se jouant malicieusement du prévisible. Portée par les traits fins et justes de son univers visuel, cette aventure tragi-comique interpelle et fait sourire. Un sympathique opus, baume impromptu pour rabibocher les coeurs brisés.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

mercredi 20 juin 2012

Chroniques de Jérusalem


Par Guy Delisle, Delcourt, Shampoing

«Guy Delisle et sa famille s'installent pour une année à Jérusalem. Pas évident de se repérer dans cette ville aux multiples visages, animée par les passions et les conflits depuis près de 4.000 ans. Au détour d'une ruelle, à la sortie d'un lieu saint, à la terrasse d'un café, il laisse éclater des questions fondamentales.»

Fascinante incursion dans le monde bigarré et troublé de Jérusalem. Guy Delisle entraîne le lecteur dans son quotidien déroutant d'exilé occidental en Israël, avec tout ce que ça comporte de découvertes surprenantes, de grands fossés d'incompréhension, de bouleversements des repères et de petites joies impromptues croisées au détour d'un Check Point. Un opus rondelet qui fait visiter Jérusalem par la porte de derrière... et qui permet de se coltiner un sympathique cours de politique et d'histoire en passant!


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

mardi 21 juin 2011

Les week-ends du père célibataire

Par Jacques Braunstein, mis en images par Fanny Dalle-Rive, Marabout, Marabulles

«La semaine, le père de Basile est un ado attardé. Le week-end, un père attentionné. Trouve-t-il son bonheur dans cet équilibre instable, entre virées en boîte et anniversaires déguisés? Serait-il prêt à repartir dans une vie de couple? Il faudra qu'il y réfléchisse. Mais pour l'heure, il doit aller chercher Basile à l'école, trouver une baby-sitter et passer chercher Mathilde, une jolie mère célibataire qu'il a invitée à dîner.»

Sympathique suite de Famille, recompose-toi!, mettant cette fois en lumière la vie bigarrée et souvent solitaire des pères (et des mères) célibataires. J'ai vogué avec plaisir au coeur de l'hypothèse autobiographique de Braunstein, reconnaissant un trait ici, une situation là, appréciant la douce lucidité du personnage principal, et m'attachant à son humanité sans tambours ni trompettes. Et la mise en images? Eh bien, si elle est habile et pleine d'humour, j'ai tout de même préféré l'ancien visage des personnages de Braunstein, créés par Domitille Collardey. Cela dit, il s'agit d'une BD agréable, qui en fera sourire plus d'un en coin.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

lundi 30 mai 2011

Scènes d'un mariage imminent

Par Adrian Tomine, Delcourt

«Vous êtes cordialement invité à lire les tribulations drolatiques d'un couple sur le point de se marier. L'auteur de Loin d'être parfait et de Blonde platine nous ouvre les pages de son intimité en nous conviant aux préparatifs de son mariage, depuis le choix du disc-jockey jusqu'à la liste des invités en passant par l'épreuve de la belle-famille. À travers une série de saynètes remarquablement observées, tantôt absurdes, tantôt émouvantes, Adrian Tomine capture ce qui fait le sel d'un mariage... la tendresse entre deux êtres sur le point de s'unir, l'absurdité de certaines décisions à prendre, la pression de l'entourage. De l'humour, bien sûr, et aussi de... l'amour.»

Un petit opus drôlissime à glisser dans la boîte aux lettres de tout couple sur le point de fouler la grande allée. Bien sûr, le scénario demeure dans le connu, n'évitant pas les «grands classiques» de la préparation du mariage à deux, mais comme il n'y a rien de plus cocasse que la prévisibilité de l'humain, on se bidonne joyeusement en se reconnaissant in peto. J'aime bien la mise en images simple et habile de l'auteur qui fait exploser le comique de situation. À découvrir... même si on n'envisage pas le Grand Plongeon Matrimoniale dans un avenir rapproché!


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆


Pour le lire en version originale

jeudi 14 avril 2011

Conventum

Par Pascal Girard, Delcourt, Shampoing

«Pascal mène une petite vie tranquille à Québec jusqu'au jour où il reçoit une invitation pour une soirée de retrouvailles avec ses anciens camarades de classe. L'angoisse monte ! Il se sent gros et vieux, bien loin de l'image de gagnant qu'il aimerait donner. Course à pied, régime, nouvelle garde-robe, Pascal se donne à fond pour être à la hauteur. Mais le jour J semble frappé d'une malédiction...»

Ouais... Bon... La prémisse est accrocheuse... mais 155 pages, c'est beaucoup trop pour ce que Pascal Girard décide d'en faire. L'histoire propose plusieurs rebondissements cocasses, auxquels on s'identifie même (Ah! Ces retrouvailles...), mais après un certain temps, ça piétine, ça tourne en rond... et ça finit en queue de poisson. Si le scénario m'a laissée un brin sur ma faim, j'ai dégusté avec plaisir, comme à l'habitude, la mise en images de Girard, ses traits simples, presques naïfs, et qui en disent mille fois plus longs que les mots... Lecture douce amère donc... Dommage.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ☆ ☆

jeudi 24 mars 2011

Jeux de mémoire

Par Erik de Graaf, La Pastèque

«À l’été 1969, le jeune Muis est en vacances. Après un séjour à la plage avec ses parents, il passe le reste de son congé chez sa mémé et son pépé.  Servi par un trait ligne claire magnifique, l’auteur nous propose un récit personnel particulièrement attachant.  Chronique familiale, Jeux de mémoire s’attarde aux souvenirs d’enfance; l’auteur restitue avec brio les joies, les tours pendables, les bêtises et sa délicieuse naïveté.»

Étrange univers que celui proposé par Erik de Graaf... Une bouffée de souvenirs hollandais, aux référents pas vraiment universels; un récit hermétique qui m'a donné l'impression d'espionner les mémoires de l'auteur, sans sa permission, et, malheureusement, perdue que j'étais, sans avoir la possibilité d'en comprendre la sensibilité et l'émotion. Puis, j'ai buté également sur la mise en images particulière choisie par de Graaf qui, limitant la vision, ne donne accès qu'à une partie de la réalité narrée, transformant le lecteur en voyeur lorgnant l'histoire à travers le trou d'une clôture; un choix audacieux et intéressant, certes, mais qui amplifie plus souvent qu'autrement la confusion chez le lecteur. J'ai été un brin déçue, donc. De ne pas avoir réussi à plonger dans le scénario, de m'être sentie dépassée par le concept... d'avoir raté quelque chose.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ☆ ☆

mardi 22 mars 2011

Famille, recompose-toi!

Par Jacques Braunstein, illustré par Domitille Collardey, Marabout, Marabulles

«Recomposer une famille, c'est un peu comme reconstituer un puzzle avec des pièces dépareillées. Ça ressemble à quelque chose, mais on ne sait pas toujours à quoi. Le narrateur de "Famille recompose-toi" ! le sait bien. Hier, il était père célibataire et bobo parisien. Aujourd'hui, il vit en province avec sa famille recomposée : son fils Basile, sa fiancée Mathilde et la fille de cette dernière, Camille. Entre le narrateur, Mathilde, Basile et Camille, la belle entente n'a rien de spontanée : elle est le fruit d'un long travail, un équilibre complexe qu'un seul grain de sable peut soudain enrayer. Et si les voisins sont toujours là pour donner des conseils, ou recoller les morceaux, ils peuvent aussi mettre parfois de l'huile sur le feu...»

BD d'autofiction au format original, alternant paragraphes de narration, dessins et phylactères. Jacques Braunstein entraîne le lecteur dans les sentes moins fréquentées, en créant un hybride entre l'autobiographie bédéesque et l'essai sur le concept de «famille moderne». Son approche, saupoudrée d'un délicieux brin d'autodérision, est habile, lucide et drôle, ce qui fait de sa réflexion une histoire qui se déguste avec un sourire en coin. Enfin, les dessins de Domitille Collardey, tracés au crayon dans le style croquis, sont simples et éloquents, épaulant judicieusement le concept d'«ébauche de famille normale» dont Braunstein narre les aléas, dans un quotidien parfois chaotique. Une réussite, vraiment.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★ 

jeudi 20 janvier 2011

Vogue la valise

Par Siris, La Pastèque, Vogue la valise 1

«"Vogue la valise", une saga familiale déchirante, se veut le récit touchant d’un père alcoolique qui entraîne dans son malheur toute sa famille et surtout La Poule, alter ego autobiographique de Siris. Les pieds bien ancrés dans la réalité et l’oeil planant bien haut, Siris jette un regard poétique, acide et autobiographique sur son enfance.»

Épopée bédéesque étrange et sombre. La plume de Siris est sans pitié et fait voguer le lecteur en eaux troubles. Un brin trop tristounet pour moi ce plongeon juste, mais troublant, dans le monde éprouvant des familles d'accueil... 


Lili lui donne: ★ ★ ★ ☆ ☆

jeudi 26 août 2010

Moi vivant, vous n'aurez jamais de pauses ou comment j'ai cru devenir libraire

Par Leslie Plée, Pocket

«Le quotidien d'une libraire dans une grande surface de produits culturels...»

Quel délice, ce petit opus bédéesque! Le sujet est savoureux, la plume cocasse et lucide... et les illustrations totalement sympathiques. Du plaisir à l'état pur du début à la fin, surtout pour l'ancienne libraire que je suis! Un bijou incontournable, et un parfait cadeau pour tous les libraires de votre entourage... Tout y est: la candeur, l'idéalisme, la prise de conscience et le dur retour sur terre... Mais il ne faut pas vous y tromper, le métier de libraire, c'est le plus beau métier du monde!... 


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★    

mardi 27 juillet 2010

Parfum de lilas

Par Samuel Leblanc, Les 400 coups, Mécanique générale

«Été 1996, Nicolas séjourne chez sa tante Rose qui se relève d'un deuil douloureux. Pour passer le temps, Nicolas l'aide à entretenir son jardin et se découvre une passion pour la botanique. Comme la plupart des adolescents, il se sent mal dans sa peau et se pose beaucoup de questions. Mais Nicolas est loin de se douter que cet été le marquera à jamais.»

Petite BD sympathique, hybride entre Michel Rabagliati et Pascal Colpron. Le trait de crayon est intéressant et expressif, et les dialogues sont bien menés. L'histoire, qui sent un brin l'autofiction, est simple et efficace... mais manque un peu de cette magie et de ce délicat humour qui font lever les planches de Rabagliati et de Colpron. Une bonne première BD... mais pas tout à fait de coup de foudre. Je me garde un soupçon de curiosité pour un possible deuxième tome. On ne sait jamais...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ☆ ☆

jeudi 21 janvier 2010

Chaque chose

Par Julien Neel, Gallimard, Bayou

«Un petit garçon passe des vacances inoubliables avec son papa, qui est magicien. Des années plus tard, le papa magicien est gravement malade et le petit garçon n'en est plus un. Les deux récits s'entremêlent et se répondent étrangement, forment une aventure dont les super-héros sont des gens ordinaires.»

À mille lieux de la pétulante Lou, la plume et les pinceaux de Neel sont sombres et émouvants cette fois... Une histoire simple, humaine et touchante, soutenue par une conception graphique tout à fait efficace (Neel nous fait ainsi voyager dans le temps avec aisance). Un genre de Paul à Québec européen... Savoureuse découverte que cette polyvalence de ce bédéiste!


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★  

lundi 18 janvier 2010

Mon petit nombril

Par Pascal Colpron, La Pastèque

«Mon petit nombril fut avant tout le contenu d'un blog dessiné quotidiennement par l'auteur. Le livre rassemblera les meilleures planches du Web ainsi que des inédits pour former un ouvrage original qui vous enchantera à coup sûr!»


Personnages cocasses et attachants naviguant en eaux familières, au coeur de situations dans lesquelles on se reconnaît et qui font sourire. Les illustrations sont simples et très éloquentes. Bref, une sympathique petite BD autobiographique qui met de l'humour dans le quotidien! Habile et parfaite pour les jours gris.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

samedi 19 juillet 2008

Le retour à la terre (intégral tome 1, 2 et 3)

Par Manu Larcenet, illustré par Jean-Yves Ferri, Dargaud, Le Retour à la terre

«Virage existentiel de la plus haute importance, le fameux "retour à la terre" dont on rêve parfois s’avère anxiogène pour le citadin pur jus. Quand Manu, fraîchement immigré de Juvisy avec Mariette, découvre les charmes de la vie rurale – Les Ravenelles (89 hab.), le silence (pas de périf), la neige (éternelle ou presque), la lugubre madame Mortemont embusquée partout –, il se planque dans les cartons et s’injecte Internet en perfusion. Après, il se détend un peu. Il veut faire un potager et Mariette un bébé – ce qui lui fiche la trouille. Tandis qu’il fête la naissance de son premier radis, Mariette veut toujours un bébé. Donc, Mariette tombe enceinte. Manu aussi. Il vit les affres du futur papa, avec simulations du jour J – jusqu’au jour J où, occupé à traquer un sanglier fictif, il rate la naissance...»

Scénarios hilarants et illustrations judicieuses: un exquis petit morceau de vie!...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆