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vendredi 3 février 2017

Le jardinier qui cultivait des livres

http://www.lililesmerveilles.com/2017/02/le-jardinier-qui-cultivait-des-livres.html
Par Nadine Poirier, illustré par Claude K. Dubois, chez D'eux.
Quatrième de couverture:
«Nadine Poirier raconte ici, avec des mots tendres et choisis, une rencontre entre un jardinier et une jeune fille. Lui, seul, à cultiver des livres. Elle, seule, sans parents. Leur rencontre changera leur vie à tout jamais. Et d’une certaine façon, la façon de regarder des lecteurs.»

Il était une fois, dans un village pas si lointain, un vieux jardinier amoureux des mots : il aimait les lire, il aimait les dire, il aimait les faire résonner. Malheureusement, dans ce village, les mots dérangeaient. Ils dérangeaient tant et si bien que le jardinier dut s’en aller au loin, afin de faire pousser les mots à sa guise. Or, voilà qu’un matin, une petite fille dévoreuse de mots vint tout bousculer dans les sillons bien rangés du jardin littéraire de son cœur… Tout en douceur et en sensibilité, Nadine Poirier raconte la naissance, parfois inespérée, souvent inattendue, de l’amitié et de la complicité. Bercé par l’univers visuel feutré de Claude K. Dubois, à la palette délicate et évocatrice, ce désarmant opuscule charme et émeut le lecteur. À mettre sans tarder entre toutes les petites (et grandes) mains…!


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩

Le cas Malaussène, t.1 - Ils m'ont menti


Par Daniel Pennac, collection Blanche, chez Gallimard.
Résumé de l'éditeur:
«"Ma plus jeune sœur Verdun est née toute hurlante dans La Fée Carabine, mon neveu C’Est Un Ange est né orphelin dans La petite marchande de prose, mon fils Monsieur Malaussène est né de deux mères dans le roman qui porte son nom, ma nièce Maracuja est née de deux pères dans Aux fruits de la passion. Les voici adultes dans un monde on ne peut plus explosif, où ça mitraille à tout va, où l’on kidnappe l’affairiste Georges Lapietà, où Police et Justice marchent la main dans la main sans perdre une occasion de se faire des croche-pieds, où la Reine Zabo, éditrice avisée, règne sur un cheptel d’écrivains addicts à la vérité vraie quand tout le monde ment à tout le monde. Tout le monde sauf moi, bien sûr. Moi, pour ne pas changer, je morfle." 
Benjamin Malaussène.»

Dans le monde selon les Malaussène, les esprits sont vifs et ouverts, la créativité bouillonne, et les coeurs sont plus grands que la prudence. Et toujours, centrale, narguant le prévisible, cette malicieuse pierre angulaire de leur (tout sauf ennuyante) existence: la candeur sensible de Benjamin Malaussène et sa légendaire propension à se retrouver emmêlé bien malgré lui dans d’inextricables manigances bien intentionnées. Bouc-émissaire un jour, bouc-émissaire toujours, donc, malgré les années qui filent et les nouvelles générations qui se lancent toute jeunesse dehors dans le grand merdier de la vie en société. Dans cette suite («La suite, bon Dieu, la suite!…») tant attendue et réclamée par les lecteurs avides et fidèles de la saga Malaussène première génération, Daniel Pennac raconte avec cette finesse coquine qui lui est propre la vie qui s’émiette l’avenir sans crier gare, ce passage du temps, obligé, et pourtant déroutant comme au premier jour, et l’inévitable prise de conscience qu’on récolte ce que l’on sème, socialement, au sein même du calme parfois trompeur de la jeunesse qui s’éveille. Replongeant habilement dans l’univers irrésistible de Benjamin et de sa délectable smala, après des années de dormance, cet habile opus, cocasse et chamboulant comme on les aime, sait chuchoter l’essentiel avec justesse à travers le tonitruant tourbillon d’un quotidien délicieusement rocambolesque.


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩