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jeudi 28 juillet 2016

Snjór


Par Ragnar Jónasson, chez La Martinière.
Résumé de l'éditeur:
«Snjór. La neige, en islandais. Celle qui tombe sans discontinuer sur la ville la plus au nord de l’Islande, Siglufjördur. Un village de pêcheurs auquel on ne peut accéder que par un tunnel étroit, creusé à même la montagne. Ari Thór, qui vient de terminer l’école de police à Reykjavik, est envoyé dans cette ville où il ne se passe jamais rien pour sa première affectation. Sa fiancée refuse de le suivre dans ce trou paumé. Mais voilà : une jeune femme est retrouvée morte, à moitié nue dans la neige et un vieil écrivain renommé fait une chute mortelle dans le théâtre local... Ari Thor se retrouve plongé au cœur d’une petite communauté où chacun tient l’autre par ses mensonges et ses secrets. Une avalanche et des tempêtes de neige incessantes ferment temporairement l’accès du tunnel, tandis que la nuit polaire ne réserve plus une seule minute de jour… Un effroyable sentiment de claustrophobie submerge peu à peu Ari, que viennent également tourmenter des résurgences de son passé. L’étau se resserre autour du policier, aveuglé par la neige et les faux-semblants, sombrant dans sa propre noirceur.»
Froidure, neige et vent: le quotidien hivernal d’un petit village reculé. Si l’isolement géographique et météorologique peut être un adversaire redoutable, le pire ennemi se cache souvent ailleurs, au tréfonds de soi. Dans cette communauté tissée serrée, où tout le monde semble connaître l’autre, personne n'est à l’abri de la solitude. Cette solitude insidieuse des secrets trop bien gardés… D’une voix feutrée, Ragnar Jónasson raconte la vie dans tout ce qu’elle a de bigarrée, faisant s’entrelacer la grisaille et les éclaircies salutaires, dans une valse lancinante et mélancolique. Installant lentement l’intrigue, au rythme enneigé du Nord, cet opus troublant bouscule sournoisement la tranquillité, révélant l’envers du paisible, cette obscurité de l’âme. 


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩

lundi 25 juillet 2016

Deux garçons et un secret


Par Andrée Poulin, illustré par Marie Lafrance, chez La Bagnole.
Quatrième de couverture:
«Émile et Mathis sont les meilleurs amis du monde. Ils partagent leurs jeux. Leurs collations. Et leurs secrets. Un beau matin, Émile fait une découverte dans le bac à sable. Ça lui donne une idée. La plus meilleure idée de toute sa vie. Sauf que certains trouvent que c'est plutôt la plus mauvaise idée de toute sa vie. Que fera Émile?»
La complicité et l’amour, ça déferle sans crier gare. Ça enveloppe le coeur dans une douce étreinte. Ça ne se force pas: ni à s’installer, ni à disparaître. L’amour et la complicité sont un petit bijou pour l’âme. Un petit bijou unisexe. D’une voix tout en finesse et en authenticité, Andrée Poulin raconte ce lien précieux qui unit contre les vents et les marées de l’ignorance et de l’étroitesse d’esprit. Porté avec délicatesse par l’univers visuel sensible de Marie Lafrance, cet opuscule laisse l’enfance secouer les certitudes avec justesse, soulignant que tout est possible si on sait voir l’essentiel.


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✮ 



Le mois de juillet de mon
Défi littéraire 2016

jeudi 21 juillet 2016

Sous le parapluie


Par Catherine Buquet, illustré par Marion Arbona, chez Les 400 coups.
Quatrième de couverture:
«Il pleut, il y a du monde et il fait froid. Dans les rues, un homme avance, certain que sa journée est gâchée. Pourtant, sous son parapluie, de jolies choses vont se passer...»
Quand la grisaille s’immisce partout, faisant ronchonner le quotidien et rouspéter les échéances, bousculant tout sur son passage, il n’y a parfois pas de parapluie assez vaste pour se soustraire à la morosité. Et pourtant, si on sait ouvrir les yeux, laisser tomber les oeillères d’une vie trop pressée, le bonheur peut nous faire sourire l’âme sans crier gare… D’une plume fine et virevoltante, Catherine Buquet raconte les petits plaisirs insoupçonnés que parfois seule l’enfance sait voir briller entre les bourrasques de la ronronnante routine de ceux qui courent après le Temps. Porté par l’éloquence sensible et tendre de le palette de Marion Arbona, cet album est une irrésistible bouffée de fraîche candeur, soufflant avec justesse au lecteur l’antidote à la mélancolie aveugle d’une société qui ne cherche plus à saisir au vol les arcs-en-ciel.



Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✮

mercredi 20 juillet 2016

Love that dog - Hate that cat


Par Sharon Creech, série Jack tomes 1 et 2, chez Harper Collins.
Extraits des quatrièmes de couverture des tomes 1 et 2:
«"JACK
ROOM 105 - MISS STRETCHBERRY
SEPTEMBER 13
 
I don’t want to
because boys
don’t write poetry.
Girls do." 
 
"This is the story of
Jack
words
sounds
silence
teacher
and cat."»
C’est l’histoire d’un ami canin parti trop vite. D’un ennemi félin à l’ingratitude griffue. D’une maman à l’éloquence silencieuse, à la voix au bout des doigts. Mais surtout des mots qu’il faut apprendre à laisser dire les frissons de l’âme, sans les tenir en laisse. D’une plume toute simple, à la candeur rafraîchissante, Sharon Creek raconte le quotidien de l’enfance, ses euphories et ses fissures. Tissant audacieusement leur trame narrative au gré des vers libres de la poésie ébouriffée et franche de Jack, ces deux singuliers opuscules osent sortir des sentiers battus pour tendre, sans prétention aucune, vers l’essentiel. Un petit bijou de série à la tendresse bouleversante et à la verve coquine. 



Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✮




Pour  lire le t.1 en version française

Ce n'est pas l'histoire...


Par Michaël Escoffier, illustré par Amandine Piu, chez Frimousse.
Couverture et quatrième de couverture:
«Ce n’est pas l’histoire…
(d')un poisson arc-en-ciel
une coccinnelle avec des dents
un loup qui fait du tricot
un singe allergique aux cacahuètes
un zèbre à carreaux
une mouche à réaction…»
Un poussin tout neuf qui a perdu ses repères. Une quête délicieusement rocambolesque et astucieusement farfelue. Tout est en place pour une aventure mémorable… Michaël Escoffier et Amandine Piu rivalisent d’ingéniosité et d’humour, racontant, dans un tourbillon déjanté de possibles, ce que pourrait être l’histoire de cet adorable poussin égaré. Interpellant le lecteur à l’aide d’une habile narration visuelle, aux détails savoureux et taquins, et aux débordants rebondissements se pourchassant de page en page, cet album attise joyeusement la curiosité et fait sourire sans vergogne. Un petit bonheur à lire et à relire en famille.


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩

jeudi 14 juillet 2016

Dépourvu


Par Victoria Grondin, chez Hurtubise.
Quatrième de couverture:
«Imaginez un instant un univers où les rôles sont inversés. L'intégralité de la population est née avec un trouble du spectre de l'autisme. La société est parfaitement organisée, conçue en fonction des besoins de ses individus. Ensuite, il y a vous, tout petit vous, qui venez au monde. Vous êtes, dans notre monde à nous, parfaitement normal. Par contre, dans cette histoire, vous êtes handicapé. Un cas lourd, difficile à encadrer. C'est le monde à l'envers. C'est la réalité compliquée de Guillaume, jusqu'à ce qu'il fasse la rencontre de Grace, la seule personne en mesure de le comprendre.»
Dans un monde tout près du nôtre, où la norme est d’être prévisible, constant et efficient, où l’avenir se construit sur l’acquisition et l’assimilation de notions quantifiables, et où la clarté et l’univocité sont célébrées unilatéralement, l’unicité est la pire tare qui soit. Et si, pourtant, cette spontanéité distinctive, cette part d’inexplicable, était en fait ce qui rendait l’humain si fascinant? D’une plume audacieuse et sensible, Victoria Grondin ose raconter l’envers de notre société discriminante actuelle, faisant de l’exception la règle, et de la norme une différence incurable. Dérangeant astucieusement les idées préconçues, et plongeant le lecteur de l’autre côté du miroir déformant des préjugés, elle sait dire l’essentiel: l’attirance d’une âme vers une autre est tout sauf rationnelle. Effleurant peut-être un peu trop vite la prémisse prometteuse d’une réalité où la différence est reine, cet opuscule chamboulant fait malgré tout tomber les oeillères avec fracas, évitant avec adresse la tentation d’une chute édulcorée.


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩

La poudre d'escampette


Scénario et dessins de Chloé Cruchaudet, collection Les enfants gâtés, chez Delcourt.
Quatrième de couverture:
«Paul vient de déménager, il ne connaît encore personne. Ce matin-là, alors qu'il promène sa chienne Paulette, il fait une drôle de rencontre. Boulon et sa bande de bricoleurs géniaux sont prêts à embarquer sur leur "palace flottant", un radeau aménagé qu'ils ont entièrement construit eux-mêmes. Paul va-t-il prendre la poudre d'escampette et partir avec eux?»
Quand on vient de l’Ailleurs, c’est toujours un peu difficile de se dénicher une petite place dans l’Ici: l’Enfance a souvent sa propre façon de protéger son «territoire» de l’Inconnu et de ses mystères. Et si, cette fois, Paul, venu d’Ailleurs avec ses désirs d’un nouveau Ici, était en fait exactement ce qu’il manquait à l’Enfance pour partir enfin à l’aventure? D’une voix toute simple, à la verve rigolote, et à la palette tendrement ébouriffée, Chloé Cruchaudet raconte l’histoire farfelue d’une odyssée joyeusement déjantée. Avec sa bande de personnages tous plus attachants et loufoques les uns que les autres, cette BD fleure bon l’essentiel et l’imaginaire. Un petit bijou à mettre entre les mains de tous les futurs navigateurs au long cours…


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩

mercredi 13 juillet 2016

Mermaid Project, tomes 1 à 4


Scénario de Léo et Corinne Jamar, dessins de Fred Simon, série Mermaid Project tomes 1 à 4, chez Dargaud.
Résumé de l'éditeur (premier tome):
«(…) Mermaid Project, nous entraîne sur les pas de l'inspecteur Romane Pennac. Celle-ci se voit confier des enquêtes sans intérêt jusqu'au jour où un couple vient la voir pour lui parler du décès de leur fille dont le corps a, en outre, disparu. La jeune fille travaillait à New York pour la société Algapower, une entreprise spécialisée dans la production de méthane (un substitut au pétrole, devenu rare) qui procède à des manipulations génétiques sur des algues afin d'en tirer de l'énergie. Romane, dont le frère travaille pour Algapower, réussit à convaincre son chef d'aller enquêter à New York. Sur place, elle découvre que les activités de la société ne se limitent pas à la production énergétique et que leurs expériences vont bien plus loin que l'imaginable...»

Dans un futur probable, où l’inéluctable balancier de l’Histoire aurait fait basculer l’ordre des choses entre les grandes puissances mondiales, rebrassant sans ménagement l’échiquier des classes sociales et de la diversité culturelle, et où l’humain aurait finalement cédé un peu de son confort pour une utilisation plus intelligente des ressources naturelles, le trio Léo-Jamar-Simon tricote avec ingéniosité une enlevante enquête écologico-policière. Sachant faire s’entrelacer habilement le Bien et le Mal, naviguant audacieusement dans les eaux troubles de la morale, cette délicieuse série confronte hardiment le lecteur, remettant l’essentiel en perspective et devisant avec une justesse implacable de la logique terriblement humaine voulant que la fin justifie les moyens, aussi déviants ces derniers puissent-ils être. Un petit bijou inquiétant, à l’intelligence chamboulante.





Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮  ✮ 

lundi 11 juillet 2016

Jane and the Waterloo Map


Par Stephanie Barron, série Jane Austen t.13, chez Soho Press.
Résumé de l'éditeur:
«November, 1815. The Battle of Waterloo has come and gone, leaving the British economy in shreds; Henry Austen, high-flying banker, is about to declare bankruptcy—dragging several of his brothers down with him. The crisis destroys Henry’s health, and Jane flies to his London bedside, believing him to be dying. While she’s there, the chaplain to His Royal Highness the Prince Regent invites Jane to tour Carlton House, the Prince’s fabulous London home. The chaplain is a fan of Jane’s books, and during the tour he suggests she dedicate her next novel—Emma—to HRH, whom she despises. However, before she can speak to HRH, Jane stumbles upon a body—sprawled on the carpet in the Regent’s library. The dying man, Colonel MacFarland, was a cavalry hero and a friend of Wellington’s. He utters a single failing phrase: "Waterloo map"… and Jane is on the hunt for a treasure of incalculable value and a killer of considerable cunning.»

Et si Jane Austen n’était pas seulement une auteure à la prose incontournable? Et si, à l’époque, sa verve malicieuse et son esprit vif l’avait plongée, souvent malgré elle, au coeur de véritables et inextricables intrigues? Et si tout ce silence biographique était présent à dessein, gardant volontairement dans l’ombre son rôle d’enquêteuse ponctuelle? D’une plume toujours aussi fine et juste, Stephanie Barron sort de ses «archives» un autre troublant mystère n’attendant que l’intelligence de Jane Austen pour être résolu, réécrivant ainsi entre les lignes, avec aplomb et rigueur, l’histoire de ce monument de la littérature. Un opus enlevant, faisant habilement s'entrelacer fiction et réalité, valser l'authentique avec le plausible, remettant ainsi en perspective l’apparente tranquillité d’un passé qu’on croyait sans aspérités. 


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✮




mercredi 6 juillet 2016

Rose à petits pois


Par Amélie Callot, illustré par Geneviève Godbout, chez La Pastèque.

Quatrième de couverture:
«Quand il fait beau, Adèle sourit, elle sifflote, elle chante à tue-tête, elle ouvre les fenêtres et laisse la porte ouverte.  Mais dès qu'il pleut, Adèle reste enfermée. Elle n'y peut rien, elle perd son entrain. La pluie, c'est gris, froid et sombre. Vous aurez alors beau dire tout ce que vous voulez, argumenter tant que vous pourrez, ça n'est pas la peine de discuter, Adèle ne mettra pas une mèche de cheveux dehors...»

Dans leur petit coin du bout du monde, deux âmes se cherchent. Rayonnant toutes les deux d’un bonheur simple qui fait pétiller le regard et sourire la solitude, elles embellissent à leur manière les jours qui se suivent et se ressemblent. Et s’il leur était possible, d’une même voix, de faire briller le soleil, même sous la pluie? D’une plume virevoltante, Amélie Callot raconte l’histoire adorable d’une rencontre tant espérée et pourtant délicieusement inattendue. Porté par l’univers visuel de Geneviève Godbout, dont la palette ébouriffée et tendre sait dire avec éloquence, évoquant l’inénarrable avec finesse, cet opus émouvant et ensoleillé fera sourire les plus jeunes… et rêver les plus grands.


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩