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samedi 31 juillet 2010

Dread & Superficiality - Woody Allen as Comic Strip

Par Stuart Hample, Harry N. Abrams Publications

«Woody Allen's classic neurosis, humorous life philosophy, and complex relationships, are embodied in the classic comic strip "Inside Woody Allen," syndicated daily by King Features from 1976 to 1984, illustrated by Stuart Hample. Dread & Superficiality: Woody Allen as Comic Strip is a compilation of 220 of the best of the comic''s comics, all reproduced from the original art, along with sketches, photographs, and development work.»

Sympathique découverte que ces bandes-dessinées publiées par King Features dans les années 1970! Le trait est simple, mais efficace, éloquent et cocasse. Quant à la plume, eh bien, elle est habile et cynique à souhait: pas toujours de qualité égale, mais la plupart du temps, l'essence du personnage de Woody Allen s'exprime avec brio. À lire tranquillement, en version originale (on savoure sûrement plus la finesse de l'humour et ses allusions dans la langue de Shakespeare), par un de ces matins paresseux comme on les aime...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

Pour le lire en version française

mardi 27 juillet 2010

Le Marchand de Bêtises

Par Marie-Chantal Gariépy, illustré par Valérie Boivin, La Courte Échelle, Albums, Hors Série

«Dans une petite ville du sud du pays, entre les façades serrées, le vent caresse âmes et terres. Derrière la vitrine de la librairie travaille un homme. On l’a surnommé La Fourmi, car il est rapide, agile et travaillant. Le premier lundi d’automne, Marie, la jolie institutrice de l’école, franchit la porte de son commerce…»

Belle petite fable poétique saupoudrée d'amour et de gaucherie! La plume de Marie-Chantale Gariépy semble un poil empruntée par moment, mais plus l'histoire avance, plus elle envoûte, jusqu'au coup de clochette final. Quant aux illustrations de Valérie Boivin, elles sont superbes, éloquentes et tendres; un petit bijou graphique à découvrir! À feuilleter à l'infini...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

Parfum de lilas

Par Samuel Leblanc, Les 400 coups, Mécanique générale

«Été 1996, Nicolas séjourne chez sa tante Rose qui se relève d'un deuil douloureux. Pour passer le temps, Nicolas l'aide à entretenir son jardin et se découvre une passion pour la botanique. Comme la plupart des adolescents, il se sent mal dans sa peau et se pose beaucoup de questions. Mais Nicolas est loin de se douter que cet été le marquera à jamais.»

Petite BD sympathique, hybride entre Michel Rabagliati et Pascal Colpron. Le trait de crayon est intéressant et expressif, et les dialogues sont bien menés. L'histoire, qui sent un brin l'autofiction, est simple et efficace... mais manque un peu de cette magie et de ce délicat humour qui font lever les planches de Rabagliati et de Colpron. Une bonne première BD... mais pas tout à fait de coup de foudre. Je me garde un soupçon de curiosité pour un possible deuxième tome. On ne sait jamais...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ☆ ☆

lundi 26 juillet 2010

Agatha Christie - An Autobiography

Par Agatha Christie, chez Fontana Publishing.
Quatrième de couverture:
«The great mystery writer shares her own vivid chronicle of her childhood, family life, marriages, personal relationships, and world travels, as well as a discussion of her own struggles as a writer and the general problems of creative writing.»

Toujours aussi splendide, grandiose et cocasse, cette vie de la grande dame du crime! J'en suis à ma deuxième lecture, et j'en sors aussi éberluée que lors de ma première traversée de ces 550 et quelques pages... Quel délice aussi de redécouvrir la plume d'Agatha Christie dans sa langue originale; une plume fine, sensible, qui s'éparpille joyeusement pour le plus grand plaisir du lecteur! Une autobiographie authentique dans tout ce qu'il y a de foncièrement humain; le droit de digresser, le droit de trier, d'omettre, de se perdre un brin en chemin, de s'enthousiasmer démesurément... et de nous faire découvrir le monde comme seule une voyageuse incurable sait le faire. C'est ce qui nous frappe dans ce récit: la si petite part que prend l'écriture dans la vie d'Agatha Christie. Compte-rendu vivant et fascinant d'un siècle aux grands écueils, fresque historico-culturelle et invitation au voyage, certes... mais attention aux idéalistes de la création littéraire: Agatha Christie vous ramènera bien vite dans sa réalité plus terre-à-terre de l'écriture en tant que gagne-pain. Cela dit, quelle attachante voyageuse, infatigable et à l'imagination intarissable! Une autobiographie qui se dévore...

Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★


Pour le lire en version française

mardi 20 juillet 2010

Un livre à la fois...

En regardant ma table de chevet hier soir et en réalisant que le livre que je lis en ce moment (An autobiography par Agatha Christie) y siège depuis plus d'une semaine car je suis une lectrice plutôt lente dans la langue de Shakespeare, je me suis mise à envier tous ceux de mes amis qui collectionnent les lectures en cours. La plupart d'entre eux sont capables de lire et d'apprécier plusieurs livres à la fois: fiction, essais, etc. Pour ma part, comme je plonge littéralement, ou presque, dans l'imaginaire que me propose l'auteur, je suis totalement incapable de partager mon enthousiasme et ma ferveur entre des univers littéraires parallèles... Je réussis bien, parfois, à faire une pause «albums jeunesse» durant la lecture d'un roman... ou encore à feuilleter un essai illustré (je n'en suis qu'aux balbutiements dans l'apprivoisement des essais). Toutefois, je me replonge ensuite bien vite, et avec délice, dans l'univers du livre que j'ai entamé! Excès de fidélité au livre choisi? Obsession de procéder par ordre et méthode? Un peu de tout ça, ou alors rien de tout ça... Je ne peux tout simplement pas faire autrement!

... et comme j'aimerais, pourtant, me gaver, comme la gourmande incorrigible que je suis, de tous ces livres qui me font signe du haut de leur étagère... et que je n'aurai pas assez d'une vie pour lire!!!

... mais bon, il faut être lucide; je serai toujours une mono-lectrice. C'est ma façon de savourer la lecture... avide, dévouée, fébrile... et femme d'un seul livre!

Et vous, quelle est la vôtre, de façon?

samedi 17 juillet 2010

Le petit voleur de mots

Par Nathalie Minne, Casterman, Les albums Casterman

«Chaque soir, lorsque la nuit s’est installée, un personnage énigmatique se promène sur les toits du village : c’est le petit voleur de mots, venu faire sa moisson d’histoires et de mots nouveaux. Tout l’intéresse, tout le séduit : les mots colériques, les mots d’enfants, les rouges, les verts et même ceux qui sont impossibles à prononcer. Car une fois revenu dans sa cabane, le petit voleur de mots laisse les mots qu’il a récoltés en faire à leur guise, dans une grande sarabande festive. Plus tard, une fois la fête achevée, il les mettra en bocaux, en fera des tresses de louanges, des écharpes d’injures ou des chaussettes de mots savants… Et puis un jour, voilà que le petit voleur rencontre une jolie petite fille. Pour elle, il va dérober des mots nouveaux et précieux : des mots d’amour…»

Quelles illustrations époustouflantes que celles de Nathalie Minne: colorées, émouvantes, singulières, originales, délicieuses... Le médium choisi (un hybride étrange, à mi-chemin entre le pastel gras et le collage) est un tremplin exquis vers le visuel de cette histoire. Parlant d'histoire, la plume est poétique et envoûtante, et transporte le lecteur au-dessus des toits, à travers les mots... Petit bémol toutefois; dans les trois dernières pages, la fin se précipite et nous laisse en appétit. Un équilibre discutable entre la mise en situation et le climax... Mais cela dit, le personnage du petit voleur de mots est si touchant qu'on voudrait tous avoir la chance de le connaître... Je crois que je vais ouvrir l'oeil cette nuit... on ne sait jamais, peut-être viendra-t-il visiter la cheminée des voisins...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

Mon grand-père

Par Agnès de Ryckel, Alice Jeunesse

«Égalité oblige, on ne pouvait pas rendre hommage aux grands-mères sans le rendre également aux grands-pères. Farceur ou bourru, complice ou modèle, tendre ou taquin, mon papy est un peu tout cela à la fois.»

Charmante ode à nos grand-pères singuliers et cocasses. Un petit album craquant aux illustrations touchantes et merveilleuses, à relire encore et encore, assis sur les genoux de Papy, Papou, Grand'Pa, Grap, etc.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

lundi 12 juillet 2010

Devant ma maison


Par Marianne Dubuc, La Courte Échelle, Albums, Hors Série

«Un imagier de Marianne Dubuc pas comme les autres. Cet album tout carton invite le lecteur à découvrir derrière chaque objet une nouvelle image et, derrière la réalité, l'imaginaire. Accompagnés ou non dans leur lecture, les enfants auront tout le loisir de se promener entre leur univers quotidien et le monde des contes et de la fantaisie, et d'en revenir sans même s'en rendre compte.»

Un album cartonné dynamique, coloré et rafraîchissant qui stimule l'imaginaire et suggère mille histoires, en passant d'un objet à l'autre à la manière de «L'arbre est dans ses feuilles...». Les courtes descriptions sont cocasses et les illustrations délicieusement candides. Des heures de rire et de plaisir à explorer les vastes possibilités de cet imagier pas comme les autres...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

vendredi 9 juillet 2010

The Sweetness at the Bottom of the Pie

Par Alan Bradley, Doubleday Canada

«The summer of 1950 hasn't offered up anything out of the ordinary for eleven-year-old Flavia de Luce: bicycle explorations around the village, keeping tabs on her neighbours, relentless battles with her older sisters, Ophelia and Daphne, and brewing up poisonous concoctions while plotting revenge in their home's abandoned Victorian chemistry lab, which Flavia has claimed for her own. But then a series of mysterious events gets Flavia's attention: A dead bird is found on the doormat, a postage stamp bizarrely pinned to its beak. A mysterious late-night visitor argues with her aloof father, Colonel de Luce, behind closed doors. And in the early morning Flavia finds a red-headed stranger lying in the cucumber patch and watches him take his dying breath. For Flavia, the summer begins in earnest when murder comes to Buckshaw: "I wish I could say I was afraid, but I wasn't. Quite the contrary. This was by far the most interesting thing that had ever happened to me in my entire life." Did the stranger die of poisoning? There was a piece missing from Mrs. Mullet's custard pie, and none of the de Luces would have dared to eat the awful thing. Or could he have been killed by the family's loyal handyman, Dogger… or by the Colonel himself! At that moment, Flavia commits herself to solving the crime - even if it means keeping information from the village police, in order to protect her family. But then her father confesses to the crime, for the same reason, and it's up to Flavia to free him of suspicion. Only she has the ingenuity to follow the clues that reveal the victim's identity, and a conspiracy that reaches back into the de Luces' murky past.»

Une plume intelligente, enlevante et habile que celle d'Alan Bradley!  Elle aligne les mots avec dextérité en nous plongeant au coeur d'une intrigue policière haletante, aux mille ramifications et aux surprenants rebondissements. Dès les premiers chapitres, on s'attache à Flavia de Luce, cette chimiste en herbe qui s'improvise détective, à toute sa singulière famille et à ce paisible village anglais des années 50 avec son lot de personnages colorés. Bradley nous offre un astucieux mélange de fiction historique et policière, saupoudré d'un brin de ce sombre charme victorien. Une série qui s'annonce captivante! Ne manquez pas la suite: The Weed that Strings the Hangman’s Bag...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★    

Pour le lire en version française



jeudi 1 juillet 2010

L'homme aux cercles bleus

Par Fred Vargas, Viviane Hamy Éditions, Inspecteur Adamsberg 1

«"Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors?" Ça amuse les Parisiens. Depuis quatre mois, cette phrase accompagne les cercles qui surgissent à la nuit, tracés en bleu sur les trottoirs de la ville. Le phénomène fait les délices des journalistes et de quelques psychiatres qui théorisent. Le commissaire Adamsberg, lui, ne rit pas. Ces cercles et leur contenu hétéroclite "suintent" la cruauté. Il le sait, il le sent: bientôt, de l’anodin saugrenu on passera au tragique.»

Une plume d'une douceur, d'une sensibilité et d'une fluide poésie... Fred Vargas plonge le lecteur dans un univers étrange, un brin inquiétant mais ô combien humain et attachant. De la littérature délicieuse qui se savoure lentement et qui fait éclore une enquête policière savamment enchevêtrée. Quant à l'insaisissable commissaire Adamsberg et à son fidèle Danglard, il s'agit bien du plus improbable duo d'enquêteurs que j'ai rencontrés au fil de mes lectures... et j'en redemande! Un polar de haute voltige à ranger entre Christian Bobin et Elizabeth George...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★    

La grenouille qui refusait d'être une princesse

Par Hiawyn Oram, illustré par Ruth Brown, Gallimard jeunesse

«Juliette est une petite grenouille. Elle aime sauter, nager, partir à l'aventure. Mais un jour, un prince vient tout gâcher en lui donnant un baiser... qui, bien sûr, la transforme en princesse. Une histoire pleine d'humour pour tous ceux qui aiment les contes de fées.»

Un délicieux conte à l'envers qui nous fait voir les princesses d'un autre oeil... La plume d'Oram mène l'histoire habilement, semant son univers de personnages cocasses et hors normes comme cette inénarrable Juliette la grenouille. Quant aux illustrations de Ruth Brown, plutôt classiques pourtant, elles happent le lecteur par leur sensibilité et leur éloquence. Une belle réussite, qui deviendra vite un incontournable de l'heure du dodo...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★    

Confisqué!

Par Carole Tremblay, illustré par Isabelle Malenfant, Les 400 coups, Grimace

«Malin constate que son enseignante, mademoiselle Bonsoir, est encore absente. Depuis trois jours, c’est une horrible bonne femme qui la remplace : madame Vermifuge. Elle est plus laide qu’une araignée, elle confisque tout et n’a pas une once de patience avec les enfants. Aidé de ses amis, Sébastopol et Séraphine, Malin découvre que la suppléante est une sorcière qui se présente à la présidence de l’Association des Méchants et qu’elle organise un pique-nique d’information sur son programme électoral. Au menu: sandwiches à la viande fraîche et enfants frais et dodus pour le dessert! Les trois amis réussiront-ils à déjouer son plan, avant que toute la classe ne serve de repas à cette réunion peu conventionnelle?»

Une histoire saugrenue et très originale au sujet de ces fameuses «remplaçantes» mythiques qui peuplent les années d'école... Les illustrations d'Isabelle Malenfant sont expressives et sombres à souhait; le fini un brin «délavé» des images contribue habilement à l'ambiance embrumée et fantaisiste proposée par la plume de Carole Tremblay. Coeurs sensibles et imaginaires impressionnables s'abstenir!


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆