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samedi 26 mars 2011

L'Auberge de Nulle Part

Par J. Patrick Lewis, illustré par Roberto Innocenti, Gallimard Jeunesse

«Un illustrateur, qui n'est autre que Roberto Innocenti, part à la recherche de son imagination perdue et se retrouve devant une étrange auberge battue par les flots. Les clients ont tous quelque chose de particulier et, en même temps, un petit air qui nous est familier : un marin à la jambe de bois, une frêle jeune fille qui semble cacher une queue de poisson sous ses dentelles, un aviateur dont l'avion s'est écrasé dans les dunes, un chevalier à la triste figure… Il s'agit bien sûr de quelques-uns des plus célèbres héros littéraires de notre enfance. Tous semblent en quête d'une partie d'eux-mêmes.»

Une épopée surréaliste à la prémisse prometteuse... Pourtant, même après deux lectures, je n'ai pas été envoûtée comme l'histoire l'annonçait, et ce, sûrement en grande partie, à cause de la barrière de la langue. La plume de J. Patrick Lewis est poétique et la version française de ses textes transmet habituellement son souffle doux et fleuri, mais cette fois, malgré les efforts de la traductrice Anne Krief, l'histoire tombe à plat à cause de fins jeux de mots et de références malheureusement intraduisibles; le meilleur exemple de cette barrière linguistique est le titre original, The Last Resort, qui fait référence à l'inaccessibilité et à la situation géographique de l'auberge en question, mais aussi, et surtout, à la notion de dernier recours pour les personnages de l'histoire, dualité qui ne peut être traduite par le titre en français. Quant à l'univers visuel de Roberto Innocenti, il est certes brumeux et inquiétant à souhait, touchant même par moment, mais rien de comparable avec l'extraordinaire éloquence de ses illustrations dans The House (La Maison). À lire en version originale, donc...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ☆ ☆



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