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samedi 29 octobre 2016

Volkswagen Blues


Par Jacques Poulin, chez Leméac/Actes Sud, collection Babel.

Quatrième de couverture:
«En compagnie d’une jeune métisse surnommée la Grande Sauterelle, un écrivain part à la recherche de son frère Théo dont il est sans nouvelles depuis plusieurs années. Amorcé à Gaspé, au Québec, son voyage le conduira jusqu’à San Francisco, non sans un détour du côté de l’Amérique profonde, par la route des pionniers.»

Partir. À la recherche d'un temps révolu. D'un visage enfoui dans les replis de la mémoire. Partir sans rime ni raison. Partir parce que. Et croiser, par hasard (mais le hasard existe-t-il vraiment?), l'Inconnu. Une inconnue. À l'errance complice. À la présence indispensable. Pour rallumer la détermination vacillante. Pour faire un pied-de-nez à l'insurmontable. Pour partager une odyssée en quête de sens. D'une plume feutrée, Jacques Poulin raconte, sans se presser, les vagabondages de l'âme, les grincements du coeur et les impardonnables bêtises de l'Histoire. D’un bout à l’autre de l’Amérique du Nord, cahotant vaillamment, toujours un peu plus à l’ouest, sur la route poussiéreuse de ceux qui ont jadis tous laissé derrière pour la promesse d’une richesse à saisir, cet opus fait revivre un passé qui s’était tu, et dont le silence grondait pourtant d’éloquence sous la surface d’un présent sans histoire. Une épopée tendre, et douce, et triste, qui souligne avec justesse que, comme souvent, la destination n'est qu'un point de départ, et que c’est du voyage en lui-même qu’on revient métamorphosé.


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩








Le mois d'octobre
de mon Défi littéraire 2016

mardi 25 octobre 2016

Je ne suis pas ta maman


Écrit et illustré par Marianne Dubuc, chez Comme des géants.
Quatrième de couverture:
«Un matin, Otto trouve une drôle de boule verte devant sa maison. Elle contient un être minuscule, tout rond et tout poilu. Otto l’accueille chez lui. Mais demain, c’est promis, il retrouvera la maman de ce petit...»
Parfois, la Vie nous bouscule le train-train quotidien, semant sans crier gare de l’impromptu dans notre ronronnant prévisible. Et si ce froissement des habitudes était finalement une chance à saisir? Et si tout ce branle-bas pouvait faire naître un petit bonheur auquel on ne croyait pas aspirer? D’une voix tendre et simple, Marianne Dubuc raconte avec finesse et humour ce touchant plongeon vers l’Inconnu: l’accueil sans tambour ni trompette d’une nouvelle existence dans son microcosme. Porté par un univers visuel à l’éloquence foisonnante de savoureux détails, ce joyeux opuscule ose dire l’attachement autrement, faisant fi du traditionnel lien de sang, pour embrasser l’essentiel.



Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✮ 

vendredi 21 octobre 2016

Ramures


Par Bellebrute, chez Bayard Canada.
Quatrième de couverture:
«C’est comme si on m’avait arraché à ma vie, à mes repères. Du jour au lendemain, je me suis retrouvé transplanté en ce sol inconnu, avec mes racines endolories. J’aurais peut-être dû rester en dormance, mais la chaleur de ses rayons m’a saisi par surprise. Comment peut-on être envahi à la fois par la peur etle bonheur?»
Il y a de ces bagages que l’on traîne à bout d'âme. Comme une chape de grisaille sur un soleil qui oserait poindre. Et de ces trésors qui papillonnent sans crier gare dans la clairière du quotidien. À qui sait les apprivoiser et ne pas les laisser partir. D'une plume fine et mélancolique, Bellebrute raconte l'humain dans toute sa vulnérabilité face à la vie et son imprévisible cours des choses. Porté audacieusement par un univers visuel à la fois tendre et troublant, cet opus singulier sait dire la solitude et ses racines, tout en soufflant, timidement, une brise d’espoir et de foi en l’autre. Un petit morceau de remuante authenticité...


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩

lundi 17 octobre 2016

La piscine


Par JiHyeon Lee, chez Kaleidoscope.
Quatrième de couverture:
«Un garçon tout seul… Une piscine toute vide… Ah! Voilà que la piscine se remplit d’une horde d’enfants bruyants… finalement aussi intimidants que la piscine vide. Est-ce que le garçon va oser plonger? Oh, oui! Et c’est alors que la magie opère.»
Parfois, la crainte de l’Inconnu titille la détermination, freinant à pieds joints un élan potentiel vers le bonheur au loin là-bas. Et s’il suffisait de trouver le courage de se lancer, bien vite, sans trop y penser? Qui sait ce que pourrait receler cette plongée spontanée en eaux jamais encore explorées? D’une palette tout en tendre éloquence, JiHyeon Lee raconte, dans un audacieux silence, les mille et un possibles d’une épopée délicieusement improbable, à quelques mètres sous la surface d’un réel bourdonnant. Ode toute en finesse à l’imaginaire, ce touchant opuscule sait dire, in petto, qu’afin de voir l’essentiel, il faut bien souvent savoir s’ouvrir grand le coeur.


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✮ 

jeudi 13 octobre 2016

Tous les mots n'existent pas


Par Michaël Escoffier, illustré par Matthieu Maudet, chez Frimousse.
Résumé du diffuseur:
«Connaissez-vous les Gloubidou? Non? C’est normal. Ce mot n’existe pas. Pourquoi? Car rien, sur notre Terre, ne ressemble à un Gloubidou.Essayons quand même d’imaginer à quoi ressemblerait un Gloubidou. Oui, on le voit bien… à roulette, dans son bain, en animal, à la rencontre d’un autre truc bizarre, le méchant Crastator… Alors, si tous les mots n’existent pas, on peut en inventer plein! Des mots sans consonnes, sans voyelles, le mot le plus long, le plus court… Et puis, quel bonheur! Plus de fautes d’orthographe!Et encore mieux! On peut même inventer des lettres! Allez, à ton tour, lecteur, quel mot vas-tu inventer?»

Au pays des mots, l’alphabet est roi. Et si, pour changer, on laissait l’imaginaire tirer la bride? Et si, sans crier gare, on repeuplait le dictionnaire? De sa plume taquine, Michaël Escoffier réinvente l’ABC en caracolant entre les lignes. Il laisse dire les mots rebelles, ceux qui osent s’aventurer en dehors des ornières de la grammaire, ceux qui piaffent au devant de l’orthographe, sans oublier ceux qui ont le phonème bohème. Relancé habilement par la palette colorée et les traits délicieusement ébouriffés de Matthieu Maudet, ce délectable opuscule fait un irrésistible pied-de-nez à la ronronnante prévisibilité de la convention lexicale. 


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩

vendredi 7 octobre 2016

Lâchez les chiens!


Par André Marois, collection Zèbre, chez Bayard Canada.
Résumé de l'éditeur:
«Jay est engagé pour l’été comme promeneur de chiens. En allant chez sa cliente Lynou pour chercher Zéro, son labrador, un homme attend devant la porte. Quelques jours plus tard, Jay découvre que l’appartement de sa cliente a été cambriolé. Son premier réflexe est d’appeler la police, mais compte tenu qu’il travaille au noir, il décide de partir lui-même à sa recherche, sans se douter qu’il met sa vie en danger.»
Promener des chiens, même une bonne dizaine à la fois, ça peut sembler banal à souhait. Et pourtant, c’est une occupation parfaite pour celui qui aime la compagnie des bêtes, n’a pas trop soif de celle des humains, et a bien besoin de l’agréable promesse d’un petit revenu estival d’appoint. Or, il suffit parfois d’une disparition troublante pour faire basculer le prévisible et aboyant quotidien en une périlleuse quête de la vérité. D’une plume simple et efficace, André Marois plonge le lecteur dans le brouillard mystérieux d’une intrigue haletante, l’entraînant habilement dans les dédales sombres d’une réalité aux apparences trompeuses et aux foisonnants rebondissements. Un opus délicieusement grinçant qui secoue astucieusement le ronronnant confort de la confiance aveugle envers les grandes sociétés, prouvant qu’on n’est jamais trop jeune (et qu’il n’est jamais trop tard) pour oser voir le monde autrement.



Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩

jeudi 6 octobre 2016

Au-delà de la forêt


Par Nadine Robert, illustré par Gérard DuBois, chez Comme des Géants.
Quatrième de couverture:
«Arthur et son père vivent dans une petite ferme, au milieu d’un clairière entourée d’une forêt très sombre. Personne ne s’y aventure jamais! Pourtant, Arthur et son père aimeraient bien savoir ce qu’il y a au-delà de la forêt…»
Quand un rêve un peu fou s'accroche, contre vents et forêt, nourri par la soif de découvrir le fascinant, le mystérieux, au loin là-bas, tout devient possible à qui sait entraîner l'autre dans sa rocambolesque aventure. Et si, au fond, il fallait que la tempête gronde et menace pour que se taise le doute et s'éveille l'inébranlable volonté collective? D'une plume toute en douceur et en tranquille détermination, Nadine Robert sait dire la force de l'audace et le pouvoir de la mobilisation pour ouvrir les horizons. Porté par la tendre palette de Gérard DuBois, à l'éloquence d'un autre temps, cet opuscule, délectable clin d'oeil aux Don Quichotte de ce monde qui, heureusement, savent encore voir par-delà l'insurmontable, fait sourire l'âme et tomber les oeillères.



Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩

lundi 3 octobre 2016

Ada la grincheuse en tutu


Écrit et illustré par Elise Gravel, chez La Pastèque.
Résumé de l'éditeur:
Ada est une grincheuse. Elle n’aime pas les samedis, ni les ballades en voitures et surtout, elle déteste le ballet… Qu’est-ce qui pourrait bien lui redonner le sourire?
Ada a le samedi grognon. C'est la faute au tutu et à tout ce rose qu'elle doit apprendre à faire danser avec grâce. Ada a la grâce plutôt énergique. Ada a la grâce diablement déterminée. Ada aime bouger à sa façon, avec ou sans tutu. Et si, au fond, c'était tout ce qui comptait? D'une plume cocasse et malicieuse, Elise Gravel raconte l'enfance dans tout ce qu'elle a de singulier et de délicieusement authentique. Nourri par un univers visuel aux mille détails taquins, cet irrésistible opuscule secoue joyeusement les certitudes et fait un pied-de-nez aux préjugés. Un petit bijou rigolo à mettre entre toutes les mains, petites et grandes. Éclats de rire garantis!


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✮






Pour le lire en version originale

dimanche 2 octobre 2016

Le phare mystérieux


Par Anne Loyer, série Hisse et Ho tome 1, chez Bulles de Savon.
Quatrième de couverture:
«Les jumeaux Hisse et Ho sont embarqués par leurs parents pour une expérience incroyable : à bord d'un voilier, baptisé l'Olympe, ils prennent la mer pour une durée indéterminée! Ils quittent le port de La Rochelle et accostent en Bretagne, sur l'Île aux fleurs. Là, un phare dresse son allure de cyclope. La nuit, il s'allume pour leur faire signe. Attirés comme des lucioles, le frère et la soeur enfourchent leurs vélos et foncent vers le phare mystérieux... Et vogue l'aventure!»
Partir à l’aventure, sans regarder en arrière. Se mirer dans l’horizon des possibles. Dévorer le monde une escale à la fois. Idyllique, n’est-ce pas? Sauf quand ça nous tombe dessus sans crier gare, grâce à l’audace de parents aux rêves maritimes enthousiastes et à l’optimisme inébranlable. C’est à partir de moment-là que le fait de se surnommer Hisse et Ho, et de faire partie de la famille Escampette (!), prend un tout autre sens… D’une plume toute en authenticité et en cocasse candeur, Anne Loyer tricote une intrépide aventure au long cours fourmillante de rebondissements. Mené astucieusement par une irrésistible narration à deux voix, ce premier tome d’une série, qui promet de faire dans l’épique, entraîne le lecteur hors du ronronnant quotidien de la terre ferme, dans une logique nomade où tout peut arriver.


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩