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mercredi 23 novembre 2016

Conversations avec un enfant curieux


Par Michel Tremblay, chez Leméac/Actes Sud.
Extrait de la quatrième de couverture:

«Momaaan…
- Toi, quand tu me parles comme ça, c’est parce que tu veux avoir quequ’chose…
- C’est juste une question que je veux te poser…
- La réponse a besoin d’être courte, parce qu’y faut que je prépare la pâte pour les pâtés à’ viande.
- C’est au sujet de la crèche.
- Qu’est-ce qu’elle a, la crèche, tu la trouves pas belle, ma crèche?»

L’enfance a souvent la langue bien pendue et le raisonnement en ébullition. La soif de comprendre insatiable. La candeur attachante. La curiosité infatigable. De sa plume au long cours, Michel Tremblay brode une sympathique courte-pointe de souvenirs, farfouillant joyeusement dans le passé afin de souffler une bouffée de fraîcheur coquine dans notre présent à vive allure. Sans réinventer le genre, cet opuscule sait dire avec aplomb et humour, faisant sourire sans crier gare, et soulignant avec justesse les manigances un brin arrogantes d’une époque révolue (quoi que…) où le mensonge de masse abreuvait l’ignorance d’un peuple qui n’avait d’autres choix que de se soumettre aveuglément au dogme.


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩

samedi 29 octobre 2016

Volkswagen Blues


Par Jacques Poulin, chez Leméac/Actes Sud, collection Babel.

Quatrième de couverture:
«En compagnie d’une jeune métisse surnommée la Grande Sauterelle, un écrivain part à la recherche de son frère Théo dont il est sans nouvelles depuis plusieurs années. Amorcé à Gaspé, au Québec, son voyage le conduira jusqu’à San Francisco, non sans un détour du côté de l’Amérique profonde, par la route des pionniers.»

Partir. À la recherche d'un temps révolu. D'un visage enfoui dans les replis de la mémoire. Partir sans rime ni raison. Partir parce que. Et croiser, par hasard (mais le hasard existe-t-il vraiment?), l'Inconnu. Une inconnue. À l'errance complice. À la présence indispensable. Pour rallumer la détermination vacillante. Pour faire un pied-de-nez à l'insurmontable. Pour partager une odyssée en quête de sens. D'une plume feutrée, Jacques Poulin raconte, sans se presser, les vagabondages de l'âme, les grincements du coeur et les impardonnables bêtises de l'Histoire. D’un bout à l’autre de l’Amérique du Nord, cahotant vaillamment, toujours un peu plus à l’ouest, sur la route poussiéreuse de ceux qui ont jadis tous laissé derrière pour la promesse d’une richesse à saisir, cet opus fait revivre un passé qui s’était tu, et dont le silence grondait pourtant d’éloquence sous la surface d’un présent sans histoire. Une épopée tendre, et douce, et triste, qui souligne avec justesse que, comme souvent, la destination n'est qu'un point de départ, et que c’est du voyage en lui-même qu’on revient métamorphosé.


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩








Le mois d'octobre
de mon Défi littéraire 2016

mardi 4 octobre 2011

L'homme de la Saskatchewan

Par Jacques Poulin, Leméac/Actes Sud

«Jack Waterman a accepté d'écrire au noir l'autobiographie du jeune gardien de but du Grand Club de Hockey de Montréal, Isidore Dumont, issu de la lignée de Gabriel Dumont, chef militaire de Louis Riel. Mais Jack, pris par un nouveau roman, confie le travail à son petit frère Francis, qui s'embarque à son corps défendant dans ce travail d'écrivain fantôme et se fait aider dans ses recherches par la Grande Sauterelle. Mais les longues jambes de cette Montagnaise le troublent de plus en plus. Les petits frères aussi peuvent tomber sous le charme d'une Métisse si libre et si indépendante, et en même temps aussi mystérieuse que le sourire d'un chat.»

Oh! Cette plume de Jacques Poulin... si délicate et juste, et fine... Elle était bien au rendez-vous, cette fois encore, croquant en quelques lignes bien senties les interminables jambes de la Grande Sauterelle, et l'indécision de Francis, et la créativité grognonne de Jack. Mais... mais... il manquait un soupçon de je-ne-sais-quoi, un poil de magie pour que l'histoire s'épanouisse et m'envoûte. Je n'ai pas été transportée et ça me désole... J'ai eu l'impression d'errer dans un bassin de rémininescences de Volkswagen Blues, semées ça et là de miettes un peu décousues d'une intrigue toute neuve. Je me suis accrochée vaillamment aux mots de Francis, et à quelques savoureux moments littéraires, comme cette fin douce-amère, mais malgré toute ma bonne volonté, la trame éparpillée de cet opuscule n'est pas réellement parvenue à me toucher. Tellement dommage!...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ☆ ☆

dimanche 28 juin 2009

L'anglais n'est pas une langue magique

Par Jacques Poulin, Leméac/Actes Sud

«Francis, le petit frère de l'écrivain Jack Waterman, est " lecteur sur demande ". Un coup de fil et il arrive chez vous dans sa Mini Cooper. Il aime les textes qui parlent des Indiens, de la traite des fourrures, de la place immense que le français a déjà occupé en Amérique. Sa cliente principale est Limoilou, une jeune fille de Québec qui porte encore aux poignets les cicatrices qu'elle avait à la fin de La traduction est une histoire d'amour. Les mots que lit Francis ont parfois des vertus thérapeutiques. Le petit frère serait presque heureux, mais il y a ce rendez-vous manqué avec unemystérieuse femme, et la " Police montée " qui le prend en filature devant les Plaines d'Abraham où la Nouvelle-France est tombée jadis aux mains de l'Angleterre...»

Suite étrange de La traduction est une histoire d'amour. Écriture toujours aussi calme, qui prend son temps pour jouer avec les mots. Pas vraiment de logique dans l'histoire, juste une sente tortueuse et magique à travers l'âme humaine. Une réalité pleine de miettes de rêves...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★

samedi 20 juin 2009

La traduction est une histoire d'amour

Par Jacques Poulin, Leméac/Actes Sud

«Un vieil écrivain, monsieur Waterman, vit à Québec dans une tour. Sa traductrice, la jeune Marine, est une Irlandaise aux cheveux roux et aux yeux verts; elle habite un chalet à l'île d'Orléans, parmi les chats, les ratons laveurs, les hérons bleus et les chevaux de course à la retraite. Entre ces deux personnages se tisse une relation amoureuse peu ordinaire: elle naît sur la Piste de l'Oregon, grandit avec leur passion commune pour la musique des mots et atteint sa maturité dans une enquête sur une mystérieuse adolescente qui leur met le coeur à l'envers.»

Aventure étrange et envoûtante dans l'univers des mots et de la détresse humaine. À lire lentement...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★ 

mardi 23 septembre 2008

La Traversée du continent

Par Michel Tremblay, Leméac/Actes Sud, Saga des Desrosiers 1

«En 1913, à Sainte-Maria-de-Saskatchewan, Rhéauna apprend de sa grand-mère que sa mère souhaite l’avoir près d’elle à Montréal. Il lui faudra quitter cette famille d’adoption où, en compagnie de ses sœurs Béa et Alice, elle grandit entourée d’amour, au milieu d’infinis champs de maïs. En trois jours et trois rêves, elle va traverser le continent et rencontrer des personnages aux ailes felliniennes. À son arrivée à Montréal, une des pages les plus importantes de sa jeune vie aura été tournée: Nana n’ira plus entendre pousser le maïs dans la nuit en craignant l’œil du Grand Manitou. Ce qui l’attend, au-delà du bonheur fragile de retrouver sa mère, n’a pas encore de nom en elle. Inspiré par l’affection qu’il porte à la personne et au personnage de sa mère, Michel Tremblay renoue avec la veine centrale qui alimente le cœur de son œuvre. Voilà un roman d’une immense tendresse, qui nous fait remonter aux origines mêmes de son projet littéraire, bien avant que Nana ne devienne l’universelle Grosse femme d’à côté…»

Une drôle d'épopée, douce-amère, comme un saut dans le passé des fameuses chroniques du Plateau...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆