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samedi 27 février 2010

Petit frère, Petite soeur - Mode d'emploi

Par Michaël Escoffier, illustré par Séverine Duchesne, Frimousse

«Félicitations ! Tu viens de faire l'acquisition d'un petit frère, ou d'une petite soeur... Tel un nouveau jouet qui aurait un mode d'emploi, Michaël Escoffier tourne en dérision l'arrivée d'un petit frère, ou d'une petite soeur. NON, bien sûr, tout cela n'est que pure imagination, mais au détour des conseils autoritaires de ce mode d'emploi, il y a surtout beaucoup d'inconnu et d'excitation à la découverte. Beaucoup d'humour pour le meilleur, un brin de méchanceté pour le pire, une subtile balance qui caractérise toutes fratries...»

L'idée de départ est originale et très cocasse; un savoureux petit mode d'emploi à l'usage des grands frères et des grandes soeurs. Toutefois, la plume est très franchouillarde (pas certaine que les enfants hors France s'y retrouve dans les termes utilisés) et l'album ne se manipule pas très bien à cause du choix de papier des éditions Frimousse (le papier est presque cartonné ce qui oblige le lecteur à exercer une forte pression sur les pages pour les garder ouvertes). Côté illustrations, c'est charmant et fourni; des détails à profusion et des images colorées. Un bel album donc, mais un peu décevant quand on pense au petit bijou qu'il aurait pu être...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ☆ ☆

Gratien Gratton, prince de la grattouille

Par Dominique Demers, illustré par Fil et Julie, Dominique et cie

«Gratien était un vrai prince. Sans rouspéter, il apprenait à faire la guerre, à chasser les dragons et à rester immobile sur le trône pendant des heures. Mais voilà qu'un soir, à l'heure de la ratatouille aux foies de grenouille, il fut saisi d'une inexplicable attaque de... grattouille! Inexplicable, vraiment?»


Un album extraordinaire! La plume de Demers est vive, humoristique et virevoltante... et les illustrations de Fil et Julie au meilleur de leur fantaisie. Un duo auteur-illustrateurs habile, éloquent, charmant, inoubliable. Si la grisaille vous guette, plongez vite dans le royaume superbe de Gratien Gratton, et le rire vous chatouillera le coeur, c'est garanti! Un incontournable...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★   

Le jardin imaginaire de grand-papa

Par Andrew Larsen, illustré par Irene Luxbacher, Scholastic

«Lorsque son grand-père déménage dans un appartement, Théo se sent triste. Elle aimait beaucoup la maison de son grand-père. Elle adorait surtout le temps qu’ils passaient ensemble dans son jardin. Elle lance alors une idée : pourquoi ne pas faire un jardin imaginaire? En écoutant Théo, le visage de l’homme s’anime. Tout de suite, les deux jardiniers commencent à planifier leur projet. Le premier samedi du printemps, ils s’installent sur le balcon et commencent à peindre un magnifique jardin imaginaire plein de couleurs et de vie.»


Encore une belle idée de départ... et des illustrations savoureuses. Toutefois, l'histoire s'essouffle un brin en chemin pour finir plutôt abruptement. Un album qui aurait probablement un peu plus de chance auprès d'une clientèle plus jeune (du genre 3-4 ans maximum).


Lili lui donne: ★ ★ ★ ☆ ☆


Pour le lire en version originale

La mouche qui pète

Par Michaël Escoffier, illustré par Kris Di Giacomo, Kaleidoscope

«Il paraît qu'une mouche qui pète peut déclencher un véritable cataclysme à l'autre bout de la planète.»

Petit conte philosophico-humoristique au sujet de l'effet «battement d'aile du papillon»... L'histoire commence doucement, simplement (un peu trop peut-être), à la manière d'un album pour tout-petits... puis l'effet malicieux de la mouche qui pète s'amplifie et la perspective change. Judicieux. Les illustrions minimalistes sont touchantes et éloquentes. Un album habile et étonnant.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

Le Grand Voyage d'Oncle Allistair

Par Alexandra Chauvelon-Bueb, illustré par Alexandra Colombo, Éditions Bower, Oncle Allistair 2

«Un escargot étrange qui sort d'un livre des craies qui dessinent toutes seules des bêtises au tableau, des livres qui s'envolent, des enfants qui disent qu'ils n'y sont pour rien. La suite de l'album "Dans le vieux château d'Oncle Allistair" se déroule à l'école et emporte le lecteur dans un étrange voyage où imaginaire et réalité se côtoient et se mêlent. Attention, si vous constatez des choses étranges autour de vous peut-être des personnages échappés d'un album en sont-ils la cause!»

Drôle de suite pour Dans le vieux château d'Oncle Allistair... trop prévisible, et même un brin ennuyante, pour être honnête... Les illustrations de Colombo sont toujours aussi délicieuses par contre, mais franchement, il aurait peut-être mieux valu produire un premier album plus long ou une suite plus rocambolesque plutôt de de proposer cette histoire insipide. Dommage.


Lili lui donne: ★ ★ ☆ ☆ ☆

vendredi 26 février 2010

Jane Austen et la sorcière du Derbyshire

Par Stephanie Barron, Le Masque, Labyrinthes, Jane Austen 5

«C'est dans le Derbyshire, réputé pour la beauté de ses paysages et sa nature sauvage, que Jane Austen, sa soeur Cassandra et leur mère ont décidé de faire halte en cet été 1806, chez leur cousin Edward Cooper. Mais ce décor idyllique devient vite le théâtre d'événements dramatiques: lors d'une promenade, Jane découvre un cadavre mutilé, apparemment celui d'un jeune homme, jusqu'à ce que le médecin du village dévoile l'identité du corps. Il s'agit de la sorcière de la région, Tess Arnold, semble-t-il assassinée selon des rites francs-maçons. Or la grande majorité des notables du Derbyshire s'enorgueillit d'appartenir à une loge maçonnique... Croyances, pouvoir ou manipulation? A mesure que Jane exerce sa sagacité à la résolution de l'enquête, les secrets de la sorcière du Derbyshire lui opposent un silence pesant...»

Un des meilleurs de la série, jusqu'à maintenant. L'intrigue est plus fluide et bien ficelée et la plume toujours aussi incroyablement documentée sur la vie de Austen, ou ce qu'on pense en savoir... Bien sûr, ce n'est pas un polar comme les autres; plutôt un roman noir, un hybride entre un roman anglais à l'ancienne, un Sherlock Holmes et une biographie non autorisée. Plaisant et fascinant à lire (pour les fans finis de Austen comme moi!)... et même en version française, car la traduction est on ne peut plus habile! 


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆



Pour le lire en version originale

Silence: on tourne...

Une section toute neuve est en construction dans la colonne de gauche: la section Silence: on tourne ou les livres portés au grand écran.

M'étant toujours considérée comme une dévoreuse de livres incurable n'aimant vraiment pas les adaptations d'oeuvres littéraires au grand écran, je me suis rendue compte récemment que, pour une rebelle, j'en avais vu un grand nombre de ces interprétations cinématographiques!... certaines réussies, d'autres catastrophiques... Hésitant toujours à plonger dans la version 7e art d'un livre que j'ai lu, de peur d'être choquée ou déçue, je me suis dit que je tenterais de faire le compte-rendu et l'humble appréciation de celles que j'ai vues, pour ceux d'entre vous qui me ressemblent et qui n'aiment pas qu'on touche trop à leurs «classiques»...

Mais attention! Je ne considère pas qu'il y ait une approche idéale quant à l'adaptation cinématographique d'oeuvres littéraires... Au contraire... Une adaptation trop «copiée-collée» de l'oeuvre peut être aussi désastreuse qu'un film n'ayant rien conservé du roman original ou presque... L'important, c'est que ça soit vivant!...

Vous êtes donc cordialement invités à farfouiner dans cette section, au petit bonheur...

Pride and Prejudice - Focus Features

Pride and Prejudice (v.f. Orgueil et préjugés)


Avec Keira Knightley, Donald Sutherland, Simon Woods, Kelly Reilly
Réalisé par Joe Wright
Focus Features

«Based on the Jane Austen novel, Pride & Prejudice is a classic tale of love and misunderstanding unfolding in class-conscious England near the close of the 18th century. Starring Keira Knightley as Lizzie, one of the five Bennet sisters, and Matthew Macfayden as Mr. Darcy, the man aiming to win her heart.»


Adapté de Pride and Prejudice, de Jane Austen.


Un classique totalement revisité par Joe Wright! L'histoire est tronquée, les dialogues originaux relégués au grenier et des personnages sont manquants... Les scénaristes ont fait le grand ménage, se sont inspirés de l'essence même des personnages de Austen et, tout en les conservant dans leur contexte historique d'origine (contexte suggéré plus que respecté à la lettre toutefois), ont fait évoluer l'histoire et s'épanouir les protagonistes en enlevant le carcan de retenu dans lequel Austen a vécu et a écrit son oeuvre. Résultat: le film insuffle une pétulance moderne et savoureuse à ce classique littéraire. 
Bien sûr, le film ne respecte absolument pas, ou si peu, le manuscrit original (avis à ceux que cela choque), mais les interactions entre les personnages sont fraîches et vivantes... et le travail de caméra époustouflant.
Seule ombre au tableau: les 10 dernières minutes! En effet, pendant tout le film, Joe Wright nous envoûte avec ses dialogues fusant de toutes parts et sa direction photo savoureuse. Or, voilà qu'à partir de la scène de déclaration d'amour entre Darcy et Elizabeth Bennett (totalement réinventée d'ailleurs, cette scène), la splendeur des images tombe dans l'affreusement quétaine... et le choc est encore pire en écoutant la dernière scène (ajoutée en entier celle-là!)... Elle est mièvre, rose bonbon, trop sucrée, interminable et tellement décevante!... Le truc? Écouter le film jusqu'à ce que M. Bennett donne son consentement au mariage d'Elizabeth puis appuyer sur la touche STOP! Dommage pour Joe Wright qui nous a offert un peu plus tard un habile Atonement, adaptation originale mais respectueuse du rythme de l'auteur Ian McEwan, et à la direction photo fabuleuse...
Mon coup de coeur: l'inteprétation sublime, touchante et drôle de Donald Sutherland dans le rôle de M. Bennett. Un bijou de jeu nuancé. Juste pour lui, le film en vaut la peine!

jeudi 25 février 2010

Harry Potter : Years 1 to 6

Harry Potter: Years 1-6 (v.f. Harry Potter: Les années 1 à 6)

Avec Daniel Radcliffe, Emma Watson, Rupert Grint, Alan Rickman, etc.

«HARRY POTTER AND THE SORCERER’S STONE - The magical adventure begins when Harry Potter is invited to attend Hogwarts School of Witchcraft and Wizardry.







HARRY POTTER AND THE CHAMBER OF SECRETS - Cars fly, trees attack and a mysterious house-elf warns Harry that he is in great danger as he returns for his second year at Hogwarts.

HARRY POTTER AND THE PRISONER OF AZKABAN - Harry must confront soul-sucking Dementors, outsmart a werewolf and learn the truth about the escaped prisoner of Azkaban – Sirius Black.

HARRY POTTER AND THE GOBLET OF FIRE - Harry must overcome a deadly dragon, fierce water demons and an enchanted maze only to find himself in the cruel grasp of He Who Must Not Be Named.

HARRY POTTER AND THE ORDER OF THE PHOENIX - When few believe that Lord Voldemort has returned, Harry must secretly train his friends for the wizarding war that lies ahead.

HARRY POTTER AND THE HALF-BLOOD PRINCE - As Lord Voldemort tightens his grip on both Muggle and wizarding worlds, Harry and Dumbledore work to find the key to unlock Voldemort’s defenses.»

Adapté de la série Harry Potter de J. K. Rowling

Énorme pari que cette mise en image à budgets mirifiques des aventures rocambolesques et fantastiques de Harry Potter. Destiné à un public familial, des concessions ont dû être faites dès le premier film de la saga: coupures à grands coups de ciseaux dans l'intrigue et dans la galerie de personnages, et ambiance édulcorée pour toute la famille. Les deux premiers films, malgré leur grand succès, n'étaient que vaguement fidèles à la saga littéraire, un brin décevants. Et les choses ne se sont pas améliorées avec la sortie des autres films. Le pire en lice est le sixième: Harry Potter and the half-blood prince. On a en effet laissé tant d'éléments de côté qu'on a dû en ajouter d'autres pour que l'histoire se tienne encore debout; dur de suivre la saga originale, ses judicieux et savoureux enchevêtrements, à travers une telle dilution. 


Adaptation décevante donc? Eh bien, du point de vue d'une adepte de Rowling, oui. Par contre, l'univers cinématographique créé par de multiples réalisateurs (certains plus talentueux et novateurs que d'autres) est fascinant et nous accroche sournoisement au détour d'un coup de baguette et d'une partie de Quidditch. Eh oui, les sceptiques finissent par être confondus, coûte que coûte!


...la version française est disponible sur les DVDs, mais est malheureusement affreuse...


Mon coup de coeur: le troisième film, Harry Potter and the Prisoner of Azkaban, réalisé par Alfonso Cuaron. Il y a bien quelques coupures et tours de passe-passe de scénarisation, mais l'ambiance est plus glauque, plus grinçante, plus nuancée... plus délicieusement Rowling, quoi! Un petit bijou inattendu au sein de tout ce charmant, mais parfois trop ronflant, Hogwart Express hollywoodien.





Pride and Prejudice - The BBC serie

Pride and Prejudice (v.f. Orgueil et préjugés)


Avec Colin Firth et Jennifer Ehle, BBC

«In early nineteenth-century England, a spirited young woman copes with the romantic entanglements of her four sisters, and her feelings for a brooding gentleman.»

Adapté de Pride and Prejudice de Jane Austen.

Il s'agit d'une adaptation fidèle, presque mot pour mot, du livre. Le jeu des acteurs est très conventionnel, (et excellent!) les costumes et paysages tout à fait d'époque; on s'y croirait presque, dans cette Angleterre de Austen! Le format mini-série permet une reconstitution très minutieuse et un respect du manuscrit original incroyable. Ayant existé pendant un long moment en version originale non sous-titrée seulement, la version française est maintenant disponible et fort convenable! Pour les amateurs d'Austen qui ont peur des adaptations cinématographiques... et pour tous les autres qui aiment les films historiques! Un savoureux mélange d'humanité, d'histoire, d'amour et de finesse. Un film pour ceux qui ne veulent pas lire le livre...


Pour le voir en version française

samedi 20 février 2010

Le jour où nous étions seuls au monde



Par Ulf Nilsson, illustré par Eva Eriksson, L'École des Loisirs, Pastel

«Ce jour-là, je suis rentré tout seul avec mon petit frère à la maison. Nous avons attendu Papa et Maman. Personne n’est venu. Alors, nous avons construit une cabane. Une jolie cabane toute blanche, avec un mât pour le drapeau. J’étais fier. Je ne savais pas si nous allions pouvoir rester là quand nous serions grands. En tout cas, nous étions bien installés.»


Délicieuse histoire à hauteur d'enfants aux illustrations très touchantes. Les personnages sont attachants et les situations cocasses (ça fait remonter les souvenirs, comme des bouffées d'enfance!). Fin un brin abrupte, mais l'album vaut le détour!


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

Le manuscrit

Par Frédéric Barbusci, Les Malins

«S'il était possible de faire un saut dans le temps pour rencontrer l'adulte que nous deviendrons et lui demander conseil, la vie serait sans doute beaucoup plus facile et nous éviterions une foule d'expériences désagréables. Voilà le concept de ce livre original, écrit et illustré par Frédéric Barbusci, animateur de Pseudo-Radio.»

Sympathique petit fourre-tout pour le jeune ado. Un brin éducatif (c'est un peu le but au fond!), mais comme le ton est humoristique et que le texte est truffé de de remarques et de dessins cocasses, c'est un «documentaire» qui se lit très bien. À faire traîner sur le bord du lit... pour que l'enfant ou l'ado en nous s'en délecte en cachette!


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

Un homme à distance

Par Katherine Pancol, LGF, Le Livre de poche

«Kay Bartholdi est libraire à Fécamp, Jonathan Shields est un écrivain américain. Pour un guide touristique de la côte normande, il lui commande des livres par correspondance. Elle répond à cet inconnu qui semble partager les mêmes goûts qu'elle. Lettre après lettre, ils se découvrent une même passion pour la littérature. Cette relation épistolaire devient bientôt aussi passionnée que celle de deux amoureux. Ils se découvrent, se jaugent, s'offrent l'un l'autre leurs plus belles lectures : Maupassant, Jean Lorrain, Flaubert, Barbey d'Aurevilly, Roger Martin du Gard, etc... et se disent, à travers leurs auteurs préférés, des choses qu'ils n'auraient pas osé avouer.»


Une correspondance étrange et fougueuse, où l'amour nous dévoile sa face la plus sauvage. Un amour si grand, si intense, qu'il vrille le coeur et fait fuir. Des secrets enfouis au plus profond de ces deux êtres et qui, peut-être, n'auraient jamais dû refaire surface. La plume est d'abord un brin trop hermétique, semant des références littéraires de circonstances (Kay est libraire tout de même) mais qui restreignent le cercle des lecteurs qui peuvent en savourer l'à-propos. Mais ensuite, lorsque les livres cèdent la place à l'âme, la plume de Pancol nous entraîne, qu'on le veuille ou non, dans un spleen étourdissant, aux mille émotions, et nous laisse, à la fin, pantelants et blessés, atteints jusqu'au plus profond de nous... 


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

jeudi 18 février 2010

Cathy's Ring: if found call 650-266-8263

Par Sean Stewart, Running Press Kids, Cathy's 3

«Cathy cannot manage to find more than a few days to relax in her hectic (and mortal) life--she barely has time to put the mystery surrounding her father to rest before she finds herself targeted by a group of Ancestor Lu's professional killers Recognizing she is a serious threat to everyone in her life, Cathy makes plans to leave town. But her friends, Emma, Pete, Victor, and, surprisingly, Jun, unite to convince Cathy that they must finish Lu once and for all to have any chance at peace...»


Déroutant, enlevant, charmant, habile, hilarant, bref, une fin très réussie pour cette saga à cheval entre la réalité et la fiction. Les dialogues sont savoureux, les sympathiques gribouillis accompagnent éloquemment la narration et la bande de personnages déjantés est toujours aussi attachante et hors norme. On quitte d'ailleurs tout ce beau monde avec regret, en espérant presque une suite...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★   


Pour le lire en version française

Without Reservations: the travels of an independent woman

Par Alice Steinbach, Random House

«"In many ways, I was an independent woman," writes Pulitzer Prize-winning journalist Alice Steinbach. "For years I'd made my own choices, paid my own bills, shoveled my own snow." But somehow she had become dependent in quite another way. "I had fallen into the habit of defining myself in terms of who I was to other people and what they expected of me." But who was she away from the people and things that defined her? In this exquisite book, Steinbach searches for the answer to this question in some of the most beautiful and exciting places in the world: Paris, where she finds a soul mate; Oxford, where she takes a course on the English village; Milan, where she befriends a young woman about to be married. Beautifully illustrated with postcards from Steinbach's journeys, this revealing and witty book transports you into a fascinating inner and outer journey, an unforgettable voyage of discovery.»

À lire un jour...


Pour le lire en version française



mardi 16 février 2010

La première enquête de Maigret

Par Georges Simenon, LGF, Le Livre de Poche, Maigret 1

«Qui a tiré un coup de revolver, en pleine nuit, dans l'hôtel particulier de la puissante famille Gendreau-Balthazar, rue Chaptal ? Tout jeune secrétaire du commissariat du quartier Saint-Georges, Jules Maigret se voit confier une enquête officieuse - car on n'attaque pas de front ces gens de la haute société, aux relations influentes. Maigret va habilement débrouiller l'écheveau des secrets de la famille Gendreau. En particulier les ambitions d'Hector, fondateur de la dynastie: assurer à sa descendance un nom à particule. Comment la vanité mêlée aux intérêts d'argent peut déboucher sur le meurtre, c'est ce que nous découvrirons au terme de l'enquête. Enquête inutile. Maigret apprendra que les riches méritent des égards auxquels d'autres classes sociales n'ont pas droit...»


Belle découverte que ce frais et candide Maigret! Une plume certes un brin franchouillarde (mais ce n'est pas une traduction, alors...) mais habile. Une enquête à l'ancienne comme on les aime, des personnages vivants (ou presque!) et un dénouement pas trop rose bonbon, comme quoi, dans la «vraie vie», tout n'est pas toujours noir ou blanc. Savoureux périple dans la grisaille du crime, donc...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

lundi 15 février 2010

Comment ça fonctionne?

Voici donc la fameuse section Pour ceux qui lisent dans les étoiles; section qui vous permettra de naviguer dans la biblio de Lili par évaluation étoilée.

Concernant ces évaluations, elles représentent bien sûr le point de vue bien humble de 
Lili la farfouineuse...  il faut donc les prendre avec un grain de sel!

Voici la charte d'interprétation de ces avis étoilés
:
1 étoiles - Médiocre, contournable, ennuyant, à éviter...
2 étoiles - Maladroit, inégal, peu intéressant, présente quelques rares bons coups...
3 étoiles - Passable, sympathique, présente quelques lacunes, intéressant malgré tout...
4 étoiles - Habile, attachant, à relire, à suivre...
5 étoiles - Superbe, judicieux, incontournable, savoureux, à lire sans perdre de temps!

Amusez-vous!

dimanche 14 février 2010

La Petite Sorcière

Par Benjamin Lacombe et Sébastien Perez, illustré par Benjamin Lacombe, Seuil jeunesse

«Durant les vacances de Noël chez sa grand-mère Olga, Lisbeth trouve un grimoire de sorcières en compagnie de son ami Edward. Elle découvre une galerie de portraits de femmes au destin hors du commun, persécutées parce qu'elles étaient différentes. Elle est surprise de découvrir qu'Olga en fait partie, ainsi qu'elle-même.»

Une histoire mystérieuse et douce, aux mille secrets, qui laisse entrevoir un océan de possibles; peut-être un tout petit peu trop d'ailleurs, car on dirait que l'histoire se disperse un brin en chemin. Les plumes de Lacombe et de Perez sont sympathiques, mais malgré les dons particuliers de leurs personnages, il manque une miette de magie pour faire virevolter l'imaginaire du lecteur. Cela dit, c'est un album délicieux, à relire, surtout pour les illustrations de Lacombe, toujours aussi sombres, justes et vivantes. Un délice ensorcelant...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

Des étoiles plein la tête...

Youppidelidou!!!! Je viens de terminer la mise à jour de la bibliothèque commentée de Lili; une appréciation étoilée est désormais associée à chacun des livres lus, de façon à permettre une recherche par «nombre d'étoiles attribuées».

Ce fut une mise à jour laborieuse, mais j'espère que le résultat vous plaira...

Je vous invite donc à farfouiller dans la section Pour ceux qui lisent dans les étoiles, dans la colonne de gauche...

vendredi 12 février 2010

Peut-être une histoire d'amour

Par Martin Page, Seuil, Points

«En rentrant chez lui, Virgile est attiré par le clignotement de la diode rouge de son répondeur. Clara lui annonce qu’elle le quitte. Mais qui est Clara? Si être délaissé par la femme qu’il aime est habituel, être quitté, avant même le début d’une relation par une inconnue est une première. Doit-il ignorer le message, l’effacer? Peut-il reconquérir une femme qu’il ne connait pas? "C’est Clara. Je suis désolée, mais je préfère qu’on arrête là. Je te quitte, Virgile."»

Une plume étrange et virevoltante saisissant au vol l'humanité dans toute sa richesse et sa dimension imprévisible, Une narration ronronnante d'une histoire qui ne tient qu'à un fil. Léger et déconcertant. Un intéressant petit morceau de fiction.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

mercredi 10 février 2010

Le collier de la duchesse


Par Françoise Lepage, Interligne, Cavales

«Il était une fois une duchesse très riche et très prétentieuse qui pensait que son argent lui donnait tous les droits...»


Plume habile, personnages bien campés et situation qui nous tient en haleine! Quant aux illustrations, elles sont émouvantes, colorées... vivantes, quoi! La fin est malheureusement un brin abrupte... mais il s'agit malgré cela d'un album envoûtant. 


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

Looking for Alaska

Par John Green, Penguin Young Reader Group

«Before. Miles Pudge Halter is done with his safe life at home. His whole life has been one big non-event, and his obsession with famous last words has only made him crave the Great Perhaps even more (Franois Rabelais, poet). He heads off to the sometimes crazy and anything-but-boring world of Culver Creek Boarding School, and his life becomes the opposite of safe. Because down the hall is Alaska Young. The gorgeous, clever, funny, sexy, self-destructive, screwed up, and utterly fascinating Alaska Young. She is an event unto herself. She pulls Pudge into her world, launches him into the Great Perhaps, and steals his heart. Then. . . . After. Nothing is ever the same.»

À lire un jour...





Pour le lire en version française

mardi 9 février 2010

Nouvelles envolées au sujet du livre électronique...


Le dernier Libraire est sorti et prêt à feuilleter... ou à découvrir sur le web! La plume est toujours aussi soutenue et un brin élitiste, mais le numéro est cette fois centré sur l'annonce de la nouvelle hécatombe culturelle, au dire des puristes: l'avènement du livre électronique. Un brin moins axé sur les liseuses électroniques que le dernier numéro d'Entre les lignes, ce numéro du Libraire présente plutôt le point de vue mitigée des acteurs de l'industrie du livre concernant l'impact de ce grand virage dans le domaine de la littérature. Un peu moins grand public, mais très intéressant comme dossier. À lire...

lundi 8 février 2010

La fille du géant


Par Céline Sorin, illustré par Célia Chauffrey, L'École des Loisirs, Pastel

«Même pliée en deux, la fille du géant est plus grande que le plus grand des hommes du village. À son passage, les oiseaux se mettent à chanter à l’envers et les arbres se secouent de haut en bas comme des chiens mouillés. La nuit, elle s’extirpe de sa maison comme on sort d’un vêtement trop petit et marche vers le pré. Elle regarde le ciel. On dirait qu’un nuage lui fait un signe de la main, comme pour lui demander de s’approcher.»


Singulière et émouvante épopée que celle de la fille du géant. Une histoire douce, et triste... aux images qui font voyager. Les pinceaux de Chauffrey ajoutent une sensibilité palpable à la plume de Sorin. Une ballade mélancolique à travers l'âme humaine... avec ces rayons de soleil de l'espoir qui pointent leur nez à la fin... Une réussite.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★    

Le pompier de Lilliputia

Par Fred Bernard, illustré par François Roca, Albin Michel jeunesse

«"Bienvenue à Lilliputia! Venez vite, le spectacle commence! Vous allez frémir avec la Compagnie des mini-pompiers! Vous pourrez admirer Henry, leur chef, qui a du feu dans le ventre et dans les mains. N'ayez pas peur, il sauvera la belle Nadja des flammes." L'extraordinaire destinée de Henry, un garçon lilliputien devenu pompier à Dreamland, le plus grand parc d'attractions du monde.»


Une histoire sympathique, teintée de références historiques... mais qui manque peut-être d'un brin de magie. Toutefois, les illustrations épurées et lichées au maximum sont impressionnantes et vibrantes d'émotions. Elles nous envoûtent par leur richesse fascinante et nous font voguer à travers les mots de Bernard...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

Pied-de-Puce

Par Sylvie Nicolas, illustré par Marion Arbona, Trampoline

«Pied-de-Puce a dessiné le portrait de sa famille. Mais sa famille n'est pas comme toutes les familles. Et Pied-de-Puce n'est pas comme tous les autres enfants non plus. Elle a une façon bien à elle de voir les choses. Et quand elle s'énerve et qu'elle a du chagrin, les mots s'emmêlent. Une histoire où les mots ne sont pas amis, mais où la lutte qu'ils se livrent dans la tête de la petite finit par s'estomper dans les bras réconfortants de tante Félicia. Une histoire sur les mots et sur la difficulté à livrer les émotions ressenties.»


Étrange petit morceau de vie, raconté de façon émouvante et habile par la plume de Sylvie Nicolas... et porté par de sublimes et touchantes illustrations de Arbona. Un grand drame de petite personne... Un petit morceau de poésie à savourer...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★ 

vendredi 5 février 2010

Un feu qui couve

Par Frances Fyfield, Robert Laffont, Meurtres à l'anglaise, Helen West 2

«Geoffrey Bailey, inspecteur principal, et son amie Helen West, s'installent dans l'Essex. Un changement de vie radical, aux implications personnelles : Geoffrey et Helen vivent désormais ensemble. Mais cet équilibre est brutalement rompu par la découverte du corps d'une femme assassinée. L'enquête de Bailey l'oriente rapidement vers l'amant de la victime, qui n'est autre que le mari de la meilleure amie d'Helen. Pas du tout d'accord avec les conclusions de son compagnon, Helen décide de mener sa propre enquête.»

Intrigue toujours aussi tortueuse et imprégnée de cette partie sombre de l'humanité. Plume fournie et habile, qui nous mène par le bout du nez. Et quel plaisir que de retrouver ce duo étrangement assorti, Helen West et Inspecteur Bailey, même si, cette fois, leur petite bulle de complicité sera durement mise à l'épreuve! 


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★


Pour le lire en version originale (rare)

mardi 2 février 2010

Rien ne va plus

Par Marie Desplechin, L'École des Loisirs, Médium, Le journal d'Aurore 3

«11 octobre : Areski a trouvé un nom pour le groupe.
Blanche-Neige et les sept nains. Ce n’est pas que ça m’ennuie de faire Blanche-Neige, mais les garçons ne sont que cinq. Donc, inutile d’y penser plus longtemps, voilà ce que j’ai dit. Mais justement, a répondu Areski, c’est comme pour les trois mousquetaires. Un clin d’oeil. Un clin d’oeil ?
– Je ne vois même pas de quoi tu parles.
– Des trois mousquetaires.
– Et alors ?
– Ils étaient quatre.
– Comment tu le sais ?
– Tu n’as pas lu le livre ?
– Quel livre ?
– Les Trois Mousquetaires, bien sûr.
– C’est le titre ?
– Ben oui, c’est le titre. Qu’est-ce que tu veux
que ce soit ?
– Je ne sais pas, moi… Les auteurs ?
J’en ai plein le dos, de tous ces bouquins que je ne
connais pas. Areski était mort de rire. Il a raconté l’histoire
aux autres nains au fur et à mesure qu’ils arrivaient
de la mine. Et tous les nains de se gausser joyeusement.»


Une ado singulière à la plume toujours aussi délicieusement cynique et un brin désillusionnée. Comme d'hab, il s'agit d'une histoire un brin «Tom Boy», à l'image d'Aurore, mais où l'amour pointe son nez sans crier gare, entre deux pages de journal et une chanson. Une ode à la musique et au plaisir de laisser les mots dirent tout haut les soupirs de notre âme. Savoureux.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆