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lundi 2 juin 2014

La trilogie berlinoise


Par Philip Kerr, LGF, Le livre de poche

«Publiés pour la première fois entre 1989 et 1991, L'Été de cristal, La Pâle Figure et Un requiem allemand ont pour toile de fond le IIIe Reich à son apogée et, après la défaite, l'Allemagne en ruine de 1947. Bernie Gunther, ex-commissaire de la police berlinoise, est devenu détective privé. Désabusé et courageux, perspicace et insolent, Bernie est à l'Allemagne nazie ce que Philip Marlowe est à la Californie de la fin des années 1930 : un homme solitaire, témoin de son époque. Des rues de Berlin « nettoyées » pour offrir une image idyllique aux visiteurs des Jeux olympiques à celles de Vienne la corrompue, Bernie enquête au milieu d'actrices et de prostituées, de psychiatres et de banquiers, de producteurs de cinéma et de publicitaires.»


À lire un jour...

dimanche 6 février 2011

Les tribulations d'une caissière

Par Anna Sam, LGF, Le livre de poche

«Que voit-on du monde et des gens quand on les voit du point de vue d’une caissière de grande surface? Que sait-elle de nous en voyant ce que nous achetons, ce que nous disons, les questions que nous posons? Le passage en caisse est en réalité un moment très particulier. À tort, nous pensons que tout est neutre dans cette opération et nous ne nous surveillons pas. La caissière est pour nous un regard aveugle, à la limite elle est elle-même une machine. Nous nous montrons donc comme nous sommes. Et lorsque la caissière s’appelle Anna Sam, qu’elle est titulaire d’une licence de lettres et qu’elle n’a pas les yeux dans la poche de sa blouse, elle saisit sur le vif nos petits mensonges, nos petites lâchetés, nos habitudes plus ou moins bizarres, et elle en fait un livre qui ne ressemble à aucun autre.»

Sympathique et cocasse compte-rendu de la vie derrière une caisse enregistreuse. Les anecdotes sont habilement narrées et le ton style «guide non-officiel de la nouvelle caissière» est amusant. Cela dit, comme l'auteure a vécu ses années de service à la clientèle en France, sa réalité, même si elle fait relativement écho à la nôtre, est différente et comporte nombre de référents régionaux qui perdent un brin le lecteur international. Bien sûr, le facteur humain (et ses ratés) ne change pas trop que l'on soit d'un côté de l'océan ou de l'autre, mais comme Anna Sam fait tout de même beaucoup mention du discutable cadre administratif entourant le travail de la caissière en France, on se sent vite largué et l'humour de sa trame devient moins accrocheur, moins éloquent. Charmant donc, ce petit opuscule, mais sans plus.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ☆ ☆

mercredi 29 décembre 2010

La grammaire est une chanson douce

Par Erik Orsenna, LGF, Le Livre de Poche

«"Elle était là, immobile sur son lit, la petite phrase bien connue, trop connue : Je t’aime. Trois mots maigres et pâles, si pâles. Les sept lettres ressortaient à peine sur la blancheur des draps. Il me sembla qu’elle nous souriait, la petite phrase. Il me sembla qu’elle nous parlait :
– Je suis un peu fatiguée. Il paraît que j’ai trop travaillé. Il faut que je me repose.
– Allons, allons, Je t’aime, lui répondit Monsieur Henri, je te connais. Depuis le temps que tu existes. Tu es solide. Quelques jours de repos et tu seras sur pied.
Monsieur Henri était aussi bouleversé que moi.
Tout le monde dit et répète "Je t’aime". Il faut faire attention aux mots. Ne pas les répéter à tout bout de champ. Ni les employer à tort et à travers, les uns pour les autres, en racontant des mensonges. Autrement, les mots s’usent. Et parfois, il est trop tard pour les sauver."»

Un doux voyage initiatique au pays des Mots, le vrai, l'unique, au sens littéral du terme... La plume d'Erik Orsenna, sensible, juste et envoûtante, fait voguer le lecteur sur des eaux mystérieuses et pourtant connues, à travers cette habile analogie grammaticale. Parfait pour les amoureux de la langue française... ou pour ceux qui, comme moi, sont fascinés par les langues, peu importe leur origine. À lire et surtout à relire doucement, tout doucement... Superbe.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★   

dimanche 26 septembre 2010

Les Yeux jaunes des crocodiles

Par Katherine Pancol, Librairie générale française, Le livre de poche

«Ce roman se passe à Paris. Et pourtant on y croise des crocodiles. Ce roman parle des hommes. Et des femmes. Celles que nous sommes, celles que nous voudrions être, celles que nous ne serons jamais, celles que nous deviendrons peut-être. Ce roman est l'histoire d'un mensonge. Mais aussi une histoire d'amours, d'amitiés, de trahisons, d'argent, de rêves. Ce roman est plein de rires et de larmes. Ce roman, c'est la vie.»

Ouf! Toute une épopée que la plume généreuse et prolifique de Katherine Pancol met en scène! Un tourbillon humain, dans lequel le côté souvent sombre et triste de la vie prend beaucoup de place. Peut-être trop de place, même, surtout dans la première demie du roman. En effet, lors de la longue et patiente présentation des personnages, on sent une vague de misère humaine généralisée qui étouffe un brin la délicatesse de la plume (ce qui n'est pas sans rappeler Marie Laberge). Puis, (et heureusement!), l'espoir et la vie se fraient un chemin à travers l'intrigue, faisant filer fébrilement l'action jusqu'au point final. Et oui, on en redemande. Une plume un brin trop grandiloquente et pessimiste par moment, mais qui devient magique, lorsque la lumière et la spontanéité éclairent ses mots. 


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

vendredi 28 mai 2010

La Bibliothécaire

Par Gudule, LGF, Le Livre de poche, Fantastique

«Guillaume n'aime pas le français et dort pendant les cours. Pourtant, ses "rêves" ont tout à voir avec le français : depuis la vieille dame qui n'arrête pas d'écrire jusqu'à la jeune fille qu'il décide de suivre et qui l'entraîne à la bibliothèque, dans un incroyable périple au pays de Poil de Carotte, de Gavroche et du Petit Prince...»


Une sympathique aventure, un brin saugrenue, où les mots prennent toute la place, nous accrochant un sourire au cœur… La plume de Gudule est vive, quoique légèrement franchouillarde (surtout le personnage de DouDou) et parfois un peu trop ouvertement éducative. Toutefois, dès la première partie du roman envolée, une partie où on fait comprendre unilatéralement au lecteur, avec peut-être un peu trop d’enthousiasme, que les livres doivent être et sont merveilleux, l’histoire nous envoûte et nous fait voyager à toute allure à travers le rayonnage de la Grande Bibliothèque Universelle. Les personnages sont attachants et la fin délicieuse… Un bon petit roman pour les jeunes adolescents.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

jeudi 22 avril 2010

Le Libraire

Par Regis de Sa Moreira, LGF, Le Livre de poche

«Vous l'avez lu? Oui, dit le libraire. Moi aussi, répondit le jeune homme. Le libraire lui sourit. Le jeune homme prit confiance : Mais je l'ai offert à quelqu'un... à qui je n'aurais pas dû l'offrir. C'est difficile d'être sûr de ces choses-là, répondit le libraire. Oui, dit le jeune homme. Ne désespérez pas, dit encore le libraire. Certains livres sont à retardement...»


Étrange petite fable poético-philosophique... C'est l'histoire d'un libraire ou plutôt du Libraire... une histoire à la troisième personne, livrée par courts chapitres anecdotiques, parsemée d'analogies et saupoudrée d'absurde... La plume, discrète, s'en tient à la troisième personne du singulier, sans décrire ni mettre en scène à outrance, ce qui crée une certaine distance entre le lecteur et les personnages... Singulier et fantaisiste, il s'agit d'un petit roman à laisser mijoter un brin une fois lu, question d'en extraire la saveur délicate...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

samedi 20 février 2010

Un homme à distance

Par Katherine Pancol, LGF, Le Livre de poche

«Kay Bartholdi est libraire à Fécamp, Jonathan Shields est un écrivain américain. Pour un guide touristique de la côte normande, il lui commande des livres par correspondance. Elle répond à cet inconnu qui semble partager les mêmes goûts qu'elle. Lettre après lettre, ils se découvrent une même passion pour la littérature. Cette relation épistolaire devient bientôt aussi passionnée que celle de deux amoureux. Ils se découvrent, se jaugent, s'offrent l'un l'autre leurs plus belles lectures : Maupassant, Jean Lorrain, Flaubert, Barbey d'Aurevilly, Roger Martin du Gard, etc... et se disent, à travers leurs auteurs préférés, des choses qu'ils n'auraient pas osé avouer.»


Une correspondance étrange et fougueuse, où l'amour nous dévoile sa face la plus sauvage. Un amour si grand, si intense, qu'il vrille le coeur et fait fuir. Des secrets enfouis au plus profond de ces deux êtres et qui, peut-être, n'auraient jamais dû refaire surface. La plume est d'abord un brin trop hermétique, semant des références littéraires de circonstances (Kay est libraire tout de même) mais qui restreignent le cercle des lecteurs qui peuvent en savourer l'à-propos. Mais ensuite, lorsque les livres cèdent la place à l'âme, la plume de Pancol nous entraîne, qu'on le veuille ou non, dans un spleen étourdissant, aux mille émotions, et nous laisse, à la fin, pantelants et blessés, atteints jusqu'au plus profond de nous... 


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

mardi 16 février 2010

La première enquête de Maigret

Par Georges Simenon, LGF, Le Livre de Poche, Maigret 1

«Qui a tiré un coup de revolver, en pleine nuit, dans l'hôtel particulier de la puissante famille Gendreau-Balthazar, rue Chaptal ? Tout jeune secrétaire du commissariat du quartier Saint-Georges, Jules Maigret se voit confier une enquête officieuse - car on n'attaque pas de front ces gens de la haute société, aux relations influentes. Maigret va habilement débrouiller l'écheveau des secrets de la famille Gendreau. En particulier les ambitions d'Hector, fondateur de la dynastie: assurer à sa descendance un nom à particule. Comment la vanité mêlée aux intérêts d'argent peut déboucher sur le meurtre, c'est ce que nous découvrirons au terme de l'enquête. Enquête inutile. Maigret apprendra que les riches méritent des égards auxquels d'autres classes sociales n'ont pas droit...»


Belle découverte que ce frais et candide Maigret! Une plume certes un brin franchouillarde (mais ce n'est pas une traduction, alors...) mais habile. Une enquête à l'ancienne comme on les aime, des personnages vivants (ou presque!) et un dénouement pas trop rose bonbon, comme quoi, dans la «vraie vie», tout n'est pas toujours noir ou blanc. Savoureux périple dans la grisaille du crime, donc...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

samedi 9 janvier 2010

Blanc comme veuve

Par Frances Fyfield, LGF, Le Livre de poche, Helen West 1

«Comment séduire un sémillant avocat, marié à une charmante jeune femme, quand on est veuve, riche et vieille? Eileen Cartwright entreprend d'abord de se débarrasser de l'épouse légitime, dont elle commandite le meurtre. Ce qu'elle ne sait pas, c'est qu'elle entame du même coup un duel avec deux adversaires redoutablement sagaces: le juge Helen West et l'inspecteur Bailey. Ceux-ci mettront au jour un abîme où se mêlent la folie, l'orgueil, la détresse...»


Troublante épopée dans les bas fonds tortueux de l'âme humaine... Quelle plume étrange et envoûtante que celle de Fyfield! Un mélange explosif d'Alice Ferney et d'Élizabeth George... Une plume qui prend son temps, qui multiplie les points de vue, qui tisse les liens, qui gagne la confiance du lecteur, lentement mais sûrement, pour mieux secouer leurs certitudes au fil de l'histoire... Une intrigue qu'on dévore goulûment, en fermant les yeux parfois, devant la souffrance de l'âme et du corps... Et quel duo singulier que celui de West et de Bailey; une touche de complicité dans cet univers riche et effrayant que construit Fyfield. Impressionnant.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★

  
Pour le lire en version originale (rare)

mercredi 2 décembre 2009

Mémoires d'une Jeune fille rangée

Par Simone de Beauvoir, LGF, Le Livre de poche

«Je rêvais d'être ma propre cause et ma propre fin ; je pensais à présent que la littérature me permettrait de réaliser ce vœu. Elle m'assurerait une immortalité qui compenserait l'éternité perdue ; il n'y avait plus de Dieu pour m'aimer, mais je brûlerais dans des millions de cœurs. En écrivant une œuvre nourrrie de mon histoire, je me créerais moi-même à neuf et je justifierais mon existence. En même temps, je servirais l'humanité : quel plus beau cadeau lui faire que des livres? Je m'intéressais à la fois à moi et aux autres ; j'acceptais mon "incarnation" mais je ne voulais pas renoncer à l'universel : ce projet conciliait tout ; il flattait toutes les aspirations qui s'étaient développées en moi au cours de ces quinze années.»


À lire un jour...

mardi 1 décembre 2009

Madame Bovary

Par Gustave Flaubert, LGF, Le Livre de poche

«C'est l'histoire d'une femme mal mariée, de son médiocre époux, de ses amants égoïstes et vains, de ses rêves, de ses chimères, de sa mort. C'est l'histoire d'une province étroite, dévote et bourgeoise. C'est, aussi, l'histoire du roman français. Rien, dans ce tableau, n'avait de quoi choquer la société du Second Empire. Mais, inexorable comme une tragédie, flamboyant comme un drame, mordant comme une comédie, le livre s'était donné une arme redoutable : le style. Pour ce vrai crime, Flaubert se retrouva en correctionnelle. Aucun roman n'est innocent : celui-là moins qu'un autre. Lire Madame Bovary, au XXIe siècle, c'est affronter le scandale que représente une œuvre aussi sincère qu'impérieuse. Dans chacune de ses phrases, Flaubert a versé une dose de cet arsenic dont Emma Bovary s'empoisonne : c'est un livre offensif, corrosif, dont l'ironie outrage toutes nos valeurs, et la littérature même, qui ne s'en est jamais vraiment remise.»


À lire un jour...

mercredi 25 novembre 2009

Le Docteur Jivago

Par Boris Pasternak, LGF, Le Livre de poche

«Ma charmante, mon inoubliable ! Tant que les creux de mes bras se souviendront de toi, tant que tu seras encore sur mon épaule et sur mes lèvres, je serai avec toi. Je mettrai toutes mes larmes dans quelque chose qui soit digne de toi, et qui reste. J'inscrirai ton souvenir dans des images tendres, tendres, tristes à vous fendre le coeur. Je resterai ici jusqu'à ce que ce soit fait. Et ensuite je partirai moi aussi.»

À lire un jour...

mercredi 9 avril 2008

L'étrangleur d'Édimbourg

Par Ian Rankin, LGF, Le Livre de Poche, Inpecteur Rebus 1

«John Rebus parcourait la jungle de la ville, une jungle que les touristes ne voient jamais, trop occupés à mitrailler les temples dorés du passé. Edimbourg était une ville d’apparences ; le crime n’y était pas moins présent, tout juste plus difficile à repérer. Edimbourg était schizophrène, la ville de Jekyll et Hyde, bien entendu, mais aussi celle de Deacon Brodie, des manteaux de fourrure sans petite culotte, comme on disait à Glasgow. Mais c’était aussi une petite ville. Un avantage pour Rebus. Il traqua sa proie dans les bars à voyous, dans les lotissements où le chômage et l’héroïne tenaient lieu de blason, parce qu’il savait que quelqu’un d’aguerri saurait survivre dans cet anonymat. Jetant un coup d’œil à la ronde, il vit qu’il avait atterri au cœur du désespoir.»

Histoire sombre et dérangeante... L'inspecteur Rebus est tout ce qu'il y a de plus humain, avec ses failles dans le passé, sa sensibilité contenue... On y croit... On s'y attache... mais c'est un brin trop glauque pour moi...

* * * *
Pour le lire en version originale anglaise

samedi 16 février 2008

Satané Dieu!

Par Jean-Louis Fournier, LGF, Le Livre de Poche
Résumé de l'éditeur:
«Quand Dieu eut fini le monde, il se recula pour l'observer. Et il dit : "Cela est bon. Peut-être trop bon pour eux... " Dieu loge maintenant avec saint Pierre au dernier étage d'une grande tour. Dieu s'ennuie. Les hommes s'amusent. Dieu est jaloux. " Vous avez réussi le paradis, il n'y a pas de raison que vous loupiez l'enfer", lui dit saint Pierre. Encouragé, Dieu invente dans la foulée : la famine qui décime, la culpabilité pour tout gâter, la rentabilité pour tout gâcher, TF1, la surpopulation jusqu'à saturation, les guerres de religion comme punition, après Mozart, Jean-Michel Jarre, et, pour se marrer pendant les fêtes de fin d'année, un bon raz de marée... Un essai de théologie légère, qui ose enfin regarder Dieu dans les yeux.»
Regard ironique sur le Vieux Barbu d'en haut. Réflexions bien tournées. Bouleversement des repères, et sourire en coin garantis!

Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩

mardi 23 octobre 2007

Rue de la Soie

Par Régine Deforges, série La Bicyclette bleue, tome 5, collection Le Livre de Poche, chez LGF.
Résumé de l'éditeur:
«1947. l'Indochine marche vers l'indépendance. Mais entre Hô Chi minh et le gouvernement français, tout espoir n'est pas évanoui d'une négociation de paix. Telle est la mission officieuse dont est chargé François Tavernier au lendemain de son mariage avec Léa Delmas.Traquée par d'anciens nazis, celle-ci décide de le rejoindre. De multiples aventures l'attendent entre Saigon et Hanoi, dans ce pays en proie aux convulsions politiques, et en même temps formidablement attachant par son humanité, sa douceur, la splendeur de ses paysages. Léa et François se retrouveront. Mais, entre-temps, l'aveuglement des puissants aura laissé se mettre en branle l'engrenage de la guerre...»

Le modus operendi commence définitivement à lasser. Toujours la même structure, tome après tome. Si les personnages demeurent attachant, cette poursuite de la série, coûte que coûte, en suivant une recette immuable, me désole. Je décroche...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ☆ ☆

dimanche 23 juillet 2006

Noir Tango

Par Régine Deforges, série La Bicyclette bleue, tome 4, collection Le Livre de Poche, chez les Éditions LGF.
Résumé de l'éditeur
«Novembre 1945 : dans l'Allemagne vaincue, le tribunal de Nuremberg juge les criminels nazis. Léa Delmas, envoyée par la Croix-Rouge, y retrouve François Tavernier qu'elle a revu quelques mois plus tôt à Montillac. Elle s'effondre lorsque Sarah Mulstein lui raconte le cauchemar de Ravensbrück. Sarah convainc bientôt François de rejoindre le réseau de « Vengeurs » qu'elle a constitué pour traquer et exécuter les anciens nazis partout où ils se trouvent. Une chasse qui les conduira en Argentine où le régime péroniste accueille et protège les criminels de guerre.»

Suite beaucoup plus dure et horrible à travers les confidences de Sarah. Une guerre qui détruit tout, jusqu'à l'âme. Petit bémol: on commence à ressentir un peu trop la recette de l'auteur qui est toujours la même depuis le début.

Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩

mardi 23 mai 2006

Le Diable en rit encore

Par Régine Deforges,  série La Bicyclette bleue, tome 3, collection Le Livre de Poche, chez LGF.
Résumé de l'éditeur
«1944. La guerre a fini d’hésiter et chacun a choisi son camp. L’heure est venue des tueries, des règlements de comptes et des grands affrontements militaires. Léa a mûri. Après avoir découvert l’horreur, elle connaît le courage et la haine. Engagée dans toutes les luttes, jusqu’au bout de ses forces, elle trace son chemin volontaire de Montillac en feu à Berlin en ruine, en passant par un Paris en liesse où rôdent encore les dangers. Pendant les deux dernières années de cette guerre atroce, la mort est sa compagne et c’est en elle qu’elle puise les infimes raisons d’une vie qui aura l’éclat de l’amour.»

Sombre et dérangeant, ce troisième tome de la saga nous plonge dans l'envers du miroir. L'intrigue ne s'essouffle pas. On retrouve avec plaisir (et compassion) les personnages que l'on a appris à connaître.


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✮ 

dimanche 23 avril 2006

101, avenue Henri-Martin

Par Régine Deforges, série La bicyclette bleue, tome 2, collection Le Livre de Poche, chez LGF.
Résumé de l'éditeur
«En cet automne 1942, le domaine de Montillac a bien changé. La vie est dure. Le bonheur a fait place aux deuils, l'insouciance aux privations. Au plus noir de l'Occupation, Léa Delmas va découvrir la délation, la lâcheté, la collaboration. Ses proches vont subir les tortures, d'autres trahir. Elle va choisir farouchement le camp de la liberté : la Résistance. Au mépris de tout danger, dans le Paris des faux plaisirs et des vraies horreurs, elle va s'opposer à l'occupant et tenter de sauver ceux qu'elle aime... Seuls, son appétit de vivre, sa jeunesse, sa fougueuse sensualité lui permettront de tenir tête...»

Toujours aussi prenant et gargantuesque que le premier tome. Enlevant!



Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✮ 

jeudi 23 mars 2006

La Bicyclette bleue

Par Régine Deforges, série La bicyclette bleue, tome 1, collection Le Livre de Poche, chez LGF.
Résumé de l'éditeur
«1939. Léa Delmas a dix-sept ans. Sa vie se résume aux senteurs de la terre bordelaise, à la lumière des vignobles, à la tendresse des siens. La déclaration de guerre va anéantir l'harmonie de cette fin d'été et jeter Léa dans le chaos de la débâcle, de l'exode, de la mort et de l'occupation nazie. Léa va être contrainte à des choix impossibles.»

Une saga immense et riche, terrible et touchante. Un portrait marquant de la Seconde Guerre mondiale. Superbe! À noter toutefois, la ressemblance dérangeante avec «Autant en emporte le vent» de Margaret Mitchell...



Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✮ 

jeudi 15 juillet 1999

Bilbo le Hobbit


Par J. R. R. Tolkien, LGF, Le Livre de Poche
Résumé de l'éditeur
«Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible et sans histoire. Son quotidien est bouleversé un beau jour, lorsque Gandalf le magicien et treize nains barbus l’entraînent dans un voyage périlleux. C’est le début d’une grande aventure, d’une fantastique quête au trésor semée d’embûches et d’épreuves, qui mènera Bilbo jusqu’à la Montagne Solitaire gardée par le dragon Smaug…»

Trèèèèès lent début, mais quelles merveilleuses cent dernières pages! Un monde riche, aux mille créatures toutes interdépendantes. Un monde en dormance où le Mal se terre pour mieux anéantir, sans crier gare. Un équilibre précaire que Bilbo le candide viendra involontairement chambouler...



Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩




Pour le lire en version originale