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samedi 31 décembre 2016

Lili et ses irrésistibles de 2016...

Encore une année chamboulante qui s'achève. Avec son actualité rivalisant d'improbable devenu tristement réalité. Et sa pléthore de Grands et Grandes partis vers leur Ailleurs. Heureusement qu'il y a les mots. Les mots qui bercent. Les mots qui envoûtent. Les mots qui secouent les certitudes. Les mots qui ouvrent les horizons. Les mots qu'on dévore contre vents et marées...


Voici donc les 10 inoubliables de 2016 de Lili, tous publics confondus:


  1. The Day I Became a Bird, d'Ingrid Chabbert et Guridi, chez Kids Can Press.
  2. Louis parmi les spectres, de Fanny Britt et Isabelle Arsenault, chez La Pastèque.
  3. La piscine, de JiHyeon Lee, chez Kaleidoscope.
  4. Mon ami Fred, d'Eoin Colfer et Oliver Jeffers, chez Gallimard Jeunesse / Kaleidoscope.
  5. Franz, Dora, la petite fille et sa poupée, de Didier Lévy et Tiziana Romanin, chez Sarbacane.
  6. La femme aux cartes postales, de Jean-Paul Eid et Claude Paiement, chez La Pastèque.
  7. L'enfant des livres, d'Oliver Jeffers et Sam Winston, chez Scholastic.
  8. L'enfant seule, de Guojing, chez Comme des Géants.
  9. Deux garçons et un secret, d'Andrée Poulin et Marie Lafrance, chez La Bagnole.
  10. Même pas vrai! de Larry Tremblay et Guillaume Perrault, chez La Bagnole.


Puis, comme je travaille encore et toujours en bibliothèque, et que, parfois, les nouveautés m’échappent et mettent un poil trop de temps à croiser mon chemin, voici, issus de la vénérable 2015, mes 3 incontournables de presque 2016 :

  1. Fé M Fé, d’Amélie Dumoulin, chez Québec-Amérique.
  2. Maman est un oiseau, d’Anne Loyer, chez Bulles de Savon.
  3. Émile il est 7 heures!, de Vincent Cuvellier et Ronan Badel, chez Gallimard Jeunesse.

Et, une fois de plus, le hasard (mais existe-t-il, ce coquin?) m’a fait joyeusement trébucher sur les essais de la surprenante collection Documents, des éditions Atelier 10. Une collection délicieusement audacieuse et sympathique, abordant une foule de sujets d’actualité, et donnant la voix à des auteurs non conventionnels, issus de différentes sphères du monde littéraire. Une façon toute simple et conviviale de faire découvrir (et aimer!) cette forme d’expression des idées souvent méconnue. Parce que c’est grâce à cette collection que j’ai enfin osé plonger tête première dans les essais, je décerne avec plaisir à la collection Documents, la mention Lili découvre de l’année!



Et enfin, pour terminer le tout en beauté, le Coup de coeur de Lili, un petit délice sans âge, pigé au petit bonheur dans la besace fournie des parutions des années antérieures, et m’ayant accroché le regard du haut de ses rayonnages: j’ai nommé les truculentes Théories de Suzie d’Éric Chevillard et Jean-François Martin, chez Hélium.



Et c’est ainsi que prend fin l’année littéraire de Lili la gourmande...

Je vous souhaite une année 2017 foisonnante de possibles et pétillante d’imaginaire.


Bonne lecture!

vendredi 30 décembre 2016

A Child of Books


Par Olivers Jeffers, illustré par Sam Winston, chez Candlewick Press.
Quatrième de couverture (extrait):
«A little girl sails her raft across a sea of words, arriving at the house of a small boy. She invites him to go away with her on an adventure into the world of stories... where, with only a little imaginaton, anything at all can happen.»

Entre les pages, bourlinguant entre les virgules, capitaine et matelot d’un navire toutes voiles dehors, se cache l’imaginaire. Insatiable voyageur entre les lignes, rien ne l’arrête, ni l’improbable, ni l’impossible. Et s’il suffisait de le prendre par la main, comme l’enfant émerveillé qu’il est, et de le suivre sans regarder en arrière, pour découvrir des trésors insoupçonnés? De sa voix tout en candeur poétique, Olivers Jeffers raconte, à sa manière, ce lien qui se tisse entre un enfant et sa soif de rêves, entre un lecteur et les mots qui le feront s’évader. Plongeant dans un ailleurs littéraire sublime, celui de l’univers visuel singulier et éloquent de Sam Winston, cet album tout en finesse évocatrice sait dire l’importance de l’imagination et de ses mille possibles pour s’ouvrir les horizons.


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✮





Pour le lire en version française

mardi 27 décembre 2016

Agatha


Par Françoise Dargent, chez La Martinière jeunesse.
Quatrième de couverture:
«Agatha vit seule avec sa mère depuis la mort de son père. Elle s’ennuie. Alors elle lit. Tout ce qui lui tombe sous la main. Surtout des romans policiers. Elle lit, et elle imagine des histoires de meurtre et de disparition. Livre après livre, rêve après rêve, elle grandit. Paris, l’Égypte : Agatha brûle de voir le monde. Elle a soif de goûter à tout ce que la vie peut lui offrir. Plus tard, Agatha Miller prendra sa plume pour écrire. Son premier roman policier sera signé Agatha Christie.»

Avant de devenir une incontestable virtuose du roman policier, Agatha Miller (Christie) a d’abord été une fillette réservée, puis, une jeune fille curieuse, rêvant d’ailleurs, mais surtout, une amoureuse de la musique. Et si, au-delà de l’écrivaine de renom, il y avait une jeune femme qui apprenait tout doucement à trouver sa place dans un monde qui jusqu’à lors rendait les projets d’avenir féminins futiles par la perspective inévitable du rôle d’épouse et de mère? En s’inspirant de la jeunesse d’Agatha Christie, Françoise Dargent brode le portrait d’une époque où le changement dans les mentalités commençait à germer tout doucement, et imagine astucieusement la genèse de cette auteure à la plume bien pendue. Hybride habile entre la biographie et la fiction, cet opus saura à la fois plaire aux connaisseurs de la grande dame du crime qu’aux néophytes, leur titillant la curiosité en les invitant à lire entre les lignes d'une oeuvre colossale.


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩

dimanche 25 décembre 2016

Léon l'extra petit terrestre


Par Jo Witek, illustré par Stéphane Kiehl, Éditeur.

Quatrième de couverture:
«Ma planète ressemble à tout ce que je veux. Je ne peux pas la dessiner, parce que je ne suis pas très bon en dessin. Mais pour l'imaginer, il suffit d'y penser très fort. Tu la vois, hein?»

Dans le monde de Léon, rien n’est jamais exactement ce qu’il y paraît. En moins de temps qu’il n’en faut pour cligner des yeux, Léon s’envole vers un ailleurs farfelu, loin de l’emprise tristement banale d’un quotidien qui refuse de voir de l’autre côté du miroir.  Dans l’imaginaire de Léon, les possibles fourmillent, gazouillant joyeusement leur taquine réalité, sans prendre le temps de souffler. Et si c’était cette réalité échevelée et malicieuse qu’il valait la peine de vivre sans compromis? D’une plume délicieusement ébouriffée de candeur et de sensibilité, Jo Witek sait dire le parcours semé d’embûches du rêveur au long cours. Relancé habilement par l’univers visuel évocateur de Stéphane Kiehl, au trait coquin et au travail de découpe astucieux, cet opuscule souffle au lecteur une inoubliable bouffée de fraîcheur et de tendresse.


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩

samedi 24 décembre 2016

The Day I Became a Bird


Par Ingrid Chabbert, illustré par Guridi, chez Kids Can Press.
Résumé de l'éditeur:
«The day he starts school, a young boy falls in love for the very first time. Sylvia sits in front of him at school, and he's so in love with her, she's all he can see. But sadly, Sylvia doesn't see him. In fact, it seems the only thing Sylvia has eyes for is birds. “There are birds on her pants and dresses. She wears bird barrettes in her hair. She draws birds on her notebooks and folders. And when she speaks, her voice sounds like birdsong.” So in a bold attempt to get Sylvia's attention, the boy decides to go to school dressed up as a bird. He endures the stares and giggles of his classmates, and a great deal of discomfort, but the boy doesn't care. Because when it comes to love, sometimes you have no choice but to follow your heart and spread your wings.»

Quand l’amour nous attrape en plein vol, sans crier gare, nous enveloppant de son étreinte fébrile et nous faisant voir par-delà les sentiers battus, que faire d’autre que de plonger à cœur ouvert dans l’aventure? Même si, pour ça, il faut multiplier les possibles, et faire un pied-de-nez au ridicule. Même si, pour ça, il faut attendre patiemment que le regard de l’autre fasse tomber notre masque. D’une voix tendre et juste, Ingrid Chabbert souffle au lecteur les balbutiements émouvants de l’amour; cet amour pétulant qui sème de l’extraordinaire dans la ronronnante routine du prévisible. S’épanouissant tout en éloquence ébouriffée, sous les traits évocateurs de l’univers visuel de Guridi, ce sublime opuscule sait dire tout en simplicité et en irrésistible candeur cet élan de l’âme qui sait si merveilleusement chambouler les repères.

Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✮ 

mercredi 21 décembre 2016

vi


Par Kim Thuy, lu par Kim Thuy, chez Alexandre Stanké.
Résumé de l'éditeur:
«Mon prénom, Bào Vi, illustrait l'intention de mes parents de "protéger la plus petite". Si l'on traduit littéralement, je suis "Précieuse minuscule microscopique". Comme dans la plupart des cas au Vietnam, je n'ai pas su être à l'image de mon nom. Souvent, les filles qui s'appellent "Blanche" ou "Neige" ont le teint très foncé, et les garçons nommés "Puissance" ou "Fort" craignent les grandes épreuves. Quant à moi, je grandissais sans cesse, dépassant de loin la moyenne et, du même élan, me projetant en dehors des normes.»

Il y a toutes sortes de fuites. La fuite sur un coup de tête. La fuite au long cours, de ceux qui y prennent goût. La fuite qu’on ne choisit pas, dictée par l’innommable de la guerre. La fuite qui déchire. La fuite parce qu’on a peur. La fuite parce qu’on aime trop, parce qu’on aime mal. La fuite impardonnable. La fuite de soi. La fuite qu’on voudrait fuir. Or, au-delà de la fuite, il y a, parfois, si on sait le saisir au vol, un petit bonheur qu’on n’attendait plus. De son verbe délicat et juste, tout en finesse et en sensibilité, Kim Thuy raconte comme on chuchote un secret, brodant avec agilité le fil fragile et étonnant de ces vies qui ont tout laissé derrière pour tenter de se reconstruire des racines ailleurs. Faisant se côtoyer avec aisance l’horreur indicible et l’amour, l’espoir déçu et le bonheur pur, la complicité toute simple et le silence qui divise, elle évoque habilement entre les lignes une histoire muette, celle qu’on devine à tâtons, celle qui fait naviguer en eaux troubles. Un opuscule inoubliable qui fait voyager dans le monde aux mille possibles des âmes égarées.

P.-S. Ces mots, mes yeux ne les ont pas lus. Ce sont mes oreilles qui les ont entendus. Racontés tout doucement par la voix chantante et irrésistible de leur auteure, Kim Thuy. Comme si ces mots, elle me les soufflait à l’orée de l’âme. C’était une première pour moi. Un premier pas dans l’audio-livre. Et je ne fus pas déçue…



Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩



Le mois de décembre
de mon Défi littéraire 2016

jeudi 15 décembre 2016

Un présent infini - Notes sur la mémoire et l'oubli


Par Rafaële Germain, collection Documents no 10, chez Atelier 10.
Quatrième de couverture (extrait):
«Et si nous avions oublié les vertus de l'oubli? L'histoire de l'humanité, jusqu'à très récemment, a été une vaste entreprise d'archivage - une lutte contre la faillibilité de la mémoire humaine et les mâchoires oblitératrices de l'Histoire. Or, depuis quelques décennies, nous nous sommes dotés de technologies nous permettant de ne plus jamais oublier, voire de ne plus pouvoir oublier. Il y a de quoi se réjouir et c'est bien ce que nous faisons, en nous rendant plus inoubliables que jamais sur les réseaux sociaux et dans nos vies quotidiennes de plus en plus numérisées. Pourtant notre mémoire collective semble de plus en plus dispersée, de moins en moins enracinée. Et si nous avions perdu quelque chose en route?

En ces temps où l’information fourmille, sauvage, sans répit, étourdissante, nourrie de toute part par le frénétique désir généralisé de faire entendre sa voix et de ne rien manquer, l’humain peine à prendre son souffle, à prendre le temps d’exister. Sitôt vécu (ou avant même de le vivre), le présent est immortalisé et catapulté dans le virtuel, où il feint de disparaître dans le déroulement d’un fil d’actualités. Bien vite, les jours, les semaines, les mois se fondent dans un passé déjà désuet. Peut-on, en tant que société, se construire sans plus jamais regarder en arrière? Avec une coquine lucidité, Rafaële Germain s’interroge sur l’insouciance candide de notre ère numérique. Tout en simplicité et en finesse, sans tomber dans le pontifiant ou le passéisme buté, elle ose secouer les nouvelles certitudes et questionner l’aura scintillant d’une technologie qui évolue bien rapidement pour ses créateurs. Un petit bijou d’humour et de justesse à découvrir (et à faire découvrir!) sans tarder… avant que les oeillères ne soient trop confortablement ajustées à notre vision du futur.


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✮ 

samedi 10 décembre 2016

La Grande Cavalcade


Par Maud Michel, illustré par Olivier Rublon, chez Frimousse.
Quatrième de couverture:
«Ce matin, dans la forêt, c'est la cavalcade. Souris, écureuil et même sanglier sont en train de courir. Mais pourquoi?»

C'est la débandade dans la forêt. Les animaux se pressent, caracolant les uns à la suite des autres, dans un chaos ébouriffé. À la recherche d'un délice perdu, d'un malfaisant bousilleur de tranquillité ou d'une belle opportunité à saisir au vol, leurs mouvements s'entrelacent et se provoquent dans un chassé-croisé déjanté. D'une plume à la narration coquine et virevoltante, Maud Michel raconte dans un souffle une épopée malicieuse, tenant le lecteur en haleine jusqu'à la toute dernière page. Porté avec une éloquence taquine par l'univers visuel d'Olivier Rublon, à la palette colorée et rigolote, cet opus sait surprendre joyeusement et fera s'esclaffer sans vergogne tout lecteur qui se risquera à en oser la première page...


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✮



vendredi 9 décembre 2016

La cabane


Scénario et dessins par Julien Neel, collection Tchô, Série Lou tome 7, chez Glénat.
Résumé de l'éditeur:
«Pour les vacances, Lou a décidé d’emmener ses copines sur la terre de ses ancêtres : à Mortebouse, où la 4G est inexistante! Le lieu idéal pour s’affranchir des choses superficielles du monde moderne et entrer en communion avec la nature, il paraît que c’est super tendance. L’occasion de revoir Paul, aussi... Point d’orgue de ce programme « retour aux sources » : la construction d’une cabane, sur le terrain de la grand-mère de Lou. Cette année, retrouvez Lou en compagnie de sa maman, de Mina, Paul, Tristan, Mister Juice, mais aussi d’une myriade d’autres personnages! Un tout nouvel album dans lequel Mortebouse forme aussi l’épicentre d’une mystérieuse singularité...»

Après une petite entorse malicieuse à l’espace temps, afin de plonger dans le troublant futur du tome 6, Lou fait un bon dans le passé, le temps d’un été mémorable. De retour à Mortebouse et à son bienheureux isolement technologique, Lou en embrasse l’apaisante tranquillité, entraînant toute sa bande dans son improbable quête d’une essentielle simplicité. Tricotant habilement une salutaire explication au futur déroutant du tome précédent (qui avait laissé l’ensemble des adeptes de Lou - dont bibi - tétanisés par un virage à 180° dans le ton et le genre), Julien Neel renoue avec l’inimitable humour déjanté et rafraîchissant de cette Lou qu’on aime tant, au plus grand bonheur des lecteurs (j’en suis!). Un opus astucieux qui, en plus de chuchoter l’impérative genèse au déconcertant univers du tome 6, sait faire joyeusement renaître le charme irrésistible et la verve incomparable de cette série qui a fait sa marque dans notre imaginaire.


*Je ne saurais trop vous suggérer une relecture du tome 6, à la lumière de ce tome 7 de la réconciliation. Impressionnant de réaliser l'impact majeur de cet opus tout neuf sur la perception du chaos du tome 6.  Je serais presque tentée de mettre à jour mon perplexe billet, tiens. :-)


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩

lundi 5 décembre 2016

Sweet Caress


Par William Boyd, chez Harper Collins.
Résumé de l'éditeur:
«Amory Clay's first memory is of her father doing a handstand – but it is his absences that she chiefly remembers. Her Uncle Greville, a photographer, gives her both the affection she needs and a camera, which unleashes a passion that irrevocably shapes her future. She begins an apprenticeship with him in London, photographing socialites for magazines. But Amory is hungry for more and her search for life, love and artistic expression will take her to the demi-monde of 1920s Berlin, New York in the 1930s, the Blackshirt riots in London, and France during the Second World War, where she becomes one of the first women war photographers. In this enthralling story of a life fully lived, William Boyd has created a sweeping panorama of the twentieth century, told through the camera lens of one unforgettable woman.»

L'Histoire. Avec un grand H. Celle qui ne fait pas dans les contes de fées. Celle qui tricote le Destin des uns, et détricote celui des autres, sautant parfois des mailles, omettant volontairement (ou non) de nouer les extrémités d'une écharpe sans fin. Cette Histoire qui bouscule, qui se répète, en boucle, oscillant sans cesse du prévisible à l'inconcevable. L'Histoire d'un siècle. L'Histoire d'une vie. Qui file malicieusement entre les mailles du socialement acceptable. De sa plume toute en tranquille finesse, William Boyd plonge une fois de plus le lecteur au coeur d'un vingtième siècle croulant sous les grands dérangements, à travers la voix singulière et le parcours ébouriffé d'un baroudeuse inarrêtable. Mené avec détermination par la soif de liberté et l'urgence de s'affirmer de la bouleversante Amory Clay, cet opus dérangeant sait dire avec une juste lucidité l'humain et ses secrètes failles.


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩


Pour le lire en version française