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jeudi 30 juin 2011

Rossignol

Par Sébastien Perez, illustré par Benjamin Lacombe, Seuil jeunesse

«Chaque matin, de petits papiers glissés aux quatre coins du manoir agitent la colonie. Un à un, les enfants sont les sujets de ces mots que leur intendant, Monsieur Jacques, assemble. Commence alors une véritable enquête pour découvrir l'auteur qui semble si bien les connaître. Dans un univers années 50, un garçon timide et invisible aux yeux de tous tente à sa manière de se dévoiler et de trouver sa place parmi ses camarades...»

Histoire toute douce, laissant s'épanouir l'univers visuel sombre et merveilleux de Benjamin Lacombe qui troque cette fois ses finis de style «pastel gras» pour la vibration subtile et délicate du fini «crayons de bois». Les illustrations sont toujours aussi sensibles et éloquentes, remplies de ces inoubliables regards immenses et lumineux, ressuscitant au passage ce cher M. Hulot à travers le personnage M. Jacques. Un minusculissime bémol, peut-être: le changement de médium semble altérer ce qui se dégage des illustrations, les dépouiller un brin de la dimension vibrante et dramatique à laquelle Benjamin Lacombe nous avait habitués... Malgré ce léger accroc, il s'agit d'un album sublime, à déguster lentement.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

La mensongite galopante

Par André Bouchard, Gallimard jeunesse, Giboulées

«La mensongite galopante est une drôle de maladie qui devient un vrai casse-tête quand les mensonges ont l'idée saugrenue de vouloir exister dans la vie.Ce qui fait dire à Adrien Tricot le "véritable" héros de ce livre : "C'est moi l'auteur de cette histoire! D'ailleurs à propos d'histoire celle que vous venez de lire est bidon. Je l'ai inventée!" Mais dit-il la vraie vérité?»

Savoureux hommage aux Menteurs Chroniques. Une histoire joyeusement emberlificotée, où réalité et fiction se courtisent allègrement, au coeur d'un univers visuel fou, fou, fou, pour le plus grand plaisir des lecteurs! Mes neurones ont adoré la délicieuse gymnastique cognitive!


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★   

mercredi 29 juin 2011

La boulangerie de la rue des dimanches

Par Alexis Galmot, illustré par Till Charlier, Grasset-Jeunesse

«Au sortir de l'Orphelinat, Jack Talboni choisit son futur métier : il sera boulanger-pâtissier. Nourri dans sa tendre enfance de mouches et de sardines en boîte, passé Maître dans l'Art de la baguette pas trop cuite et de la religieuse au chocolat, il va transformer la vie de tous les habitants de son quartier. Une fée bleue, une horloge capricieuse, Les Quatre Saisons de Vivaldi, mèneront Jack vers son imprévisible destin...»


Un petit délice de tendresse et d'absurdité. L'histoire on ne peut plus singulière est tout à fait sublime et déroutante. La plume d'Alexis Galmot n'est pas sans rappeler les fines et cocasses pirouettes littéraires de Daniel Pennac dans la série Kamo. Évoluant dans un émouvant univers visuel qui distille une réalité farfelue mais incontestablement attachante, ce récit inoubliable titille habilement l'imaginaire. Inénarrable...



Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★   

Quand je ferme les yeux...

Par Davide Cali, illustré par Robin, Sarbacane

«Voici une émouvante collection de souvenirs olfactifs et auditifs qui, à la façon d’un patchwork sensoriel, dresse peu à peu le portrait d’un garçon, de l’enfance à l’adolescence et aux premières amours, jusqu’à l’âge de devenir papa.»

Une histoire en boucle, mimant joyeusement le cycle de la vie. J'ai plongé avec plaisir dans la ronde de souvenirs proposés, où odeurs et sons familiers m'ont fait vivre une sympathique ode à la paternité. L'univers visuel, d'une simplicité échevelée et éloquente, accompagne tendrement le lecteur dans ce pélerinage affectueux.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

mardi 28 juin 2011

Nico - Perdu à Londres!

Par Hubert Ben Kemoun, illustré par Régis Faller, Nathan, Premiers romans, Nico

«Génial! Nico part en voyage scolaire en Angleterre avec sa classe! Monuments, découvertes culinaires...: Nico est content de visiter Londres... jusqu'à ce qu'il se retrouve perdu dans cette ville où tout lui est étranger! Comment se débrouiller dans ce pays où les voitures roulent du mauvais côté quand on n'a que 7 ans et qu'on ne parle pas anglais?»

Quel savoureux personnage que ce Nico l'aventurier! J'ai été charmée par l'histoire simple mais efficace ainsi que par les illustrations colorées et attachantes, se mariant si bien avec l'action. Décidément une série prometteuse pour les jeunes lecteurs! Un délice coquin et vivant.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★   

Nico - Même pas cap!

Par Hubert Ben Kemoun, illustré par Régis Faller, Nathan, Premiers romans, Nico

«Nico est amoureux, mais il est trop sage et trop sérieux pour tenter quelque chose d'extraordinaire afin d'épater Alice. Pas cap, Nico? Lors d'un voyage scolaire, l'occasion se présente...»

Cette fois, c'est l'amour qui déstabilise le quotidien de Nico, qui bouscule ses certitudes. Et ce ne sera pas une aventure de tout repos! Nico devra vite peser le pour et le contre du Bien et du Mal... et tout ça pour les beaux yeux d'Alice! Roman un poil moins captivant que les autres, mais la plume est toujours aussi délicieusement humoristique!


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

Nico - Comme une grenouille!

Par Hubert Ben Kemoun, illustré par Régis Faller, Nathan, Premiers romans, Nico

«Pour être dans le même groupe que ses copains à la piscine, Nico déclare être un bon nageur. Il lui reste quelques jours pour apprendre à nager comme une grenouille ou pour avouer la vérité. Mais s’il n’était pas le seul à avoir menti?…»

Encore cet inénarrable Nico, aux mille angoisses, en lequel chacun de nous peut se reconnaître! J'ai vraiment adoré la vivacité d'esprit qui a poussé Nico à apprendre à nager dans son bain... et sur le plancher de sa chambre! Trop tordant... et si attachant! Encore, encore, on en veut encore!


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★   

Le parapluie jaune

Par Lili Chartrand, illustré par Pascale Bonenfant, La Courte Échelle, Hors Collection, Hors Série

«Le parapluie jaune s’ennuie. Depuis qu’il est rentré de Paris, Monsieur Grésil a oublié celui qu’il avait acheté en cadeau à sa femme bien-aimée. Mais le temps des vacances dans la Ville lumière est bien loin, car Madame Grésil n’est plus là. Le parapluie a sombré dans l’oubli. Par un beau jour de pluie, il décide de raviver la flamme du souvenir.»

Une histoire douce et mélancolique, qui aborde la perte d'un être cher d'une façon délicieusement déroutante! J'ai eu un faible pour le parapluie-narrateur, aux émotions bien réelles et aux capacités étonnantes; sa manière tendrement insistante de sortir M. Grésil de son marasme et son bonheur contagieux. Quant à l'univers visuel très audacieux, monochrome mais si éloquent, il m'a touchée énormément (bien que je ne sois pas certaine qu'un enfant puisse se sentir interpellé par tant de sobriété). Un album à découvrir absolument...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

Adopte un glurb!

Par Élise Gravel, La Courte Échelle

«Un glurb, c’est petit, rigolo, et ça pond des oeufs. Un glurb pue, mord et crie très fort. Un glurb aime les câlins, et adore jouer à cache-cache. Bref, le glurb est l’animal de compagnie parfait! Découvrez dans ce livre tout ce qu’il faut savoir pour le rendre heureux. Et éviter les catastrophes…»

Sympathique petit opuscule aux illustrations déjantées. Au fil des pages, dans un style dynamique et délicieusement farfelu, j'ai découvert l'existence et les habitudes on ne peut plus singulières du glurb. J'ai été presque tentée d'en adopter un... mais après mûres réflexions, je crois que leur odeur de fromage pourri m'a un brin découragée (!). Cela dit, j'ai beaucoup apprécié ce documentaire des créatures étranges... et je suis certaine que cela en fera rigoler plus d'un!


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

Tonoharu

Par Lars Martinson, Le Lézard Noir

«Ce roman graphique américain, paru à l’origine en deux volumes, suit Daniel Wells à son arrivée dans une petite ville de la province japonaise au poste d’assistant scolaire. Loin du Japon qu’il espérait, il est bientôt confronté à un pays froid et terne, où le moindre contact social relève de l’exploit. Ce journal d’une solitude semi-autobiographique suit les difficiles tentatives du jeune homme pour s’intégrer à une société étrange et étrangère. Lars Martinson propose une sorte de Stupeur et Tremblement ou de Lost in Translation subtil et feutré, où le Japon se dévoile dans un trait dur et dans le silence d’une province grise et monolithique. A l’opposée d’un pays souvent décrit comme excessif, Tônoharu dresse le portrait d’un Japon très différent, source de désillusion pour l’Occidental plus habitué aux anime et aux frasques de la mégalopole tokyoïte. La rigidité feinte du dessin, qui révèle l’influence de Chris Ware et de Seth, résonne avec l’immobilisme de la vie du personnage, empruntant parfois au registre des gravures qui ont fait les grands récits de voyage européens.»

Sobre BD/roman-graphique mettant en scène le mal du pays d'un ressortissant américain travaillant au Japon de façon temporaire. Dans un style autobiographique (sans l'être, selon l'auteur), le scénario est plutôt monotone, rendant compte sans grand éclat du quotidien d'un être un poil perdu et désabusé, «lost in translation» et sans ambition. La mise en images plutôt sombre, aux accents rétros m'a plu, mais globalement, l'épopée m'a un brin déçue. Disons que, dans le même genre, je préfère Chroniques birmanes, de Guy Delisle...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ☆ ☆

lundi 27 juin 2011

La septième vague

Par Daniel Glattauer, Grasset

«Leo Leike était à Boston en exil, le voici qui revient. Il y fuyait la romance épistolaire qui l'unissait en esprit avec Emmi. Elle reposait sur trois principes : pas de rencontres, pas de chair, pas d'avenir. Faut-il mettre un terme à une histoire d'amour où l'on ne connaît pas le visage de l'autre? Où l'on rêve de tous les possibles? Où l'on brûle pour un(e) inconnu(e)? Où les caresses sont interdites? "Pourquoi veux-tu me rencontrer?" demande Leo, inquiet. "Parce que je veux que tu en finisses avec l'idée que je veux en finir" répond Emmi, séductrice. Alors, dans ce roman virtuose qui joue avec les codes de l'amour courtois et les pièges de la communication moderne, la farandole continue, le charme agit. Leo et Emmi finiront de s'esquiver pour mieux... s'aimer!»

J'ai été engloutie par ce roman et ai surfé sur ces mots, ces valses-hésitations, ces ressacs de sentiments d'une douceur infinie, pour terminer ma lecture, deux heures plus tard, échouée sur le sable, mais heureuse de la ballade, les yeux brillants et l'âme souriante. Une suite de la même délicieuse trempe que le premier opus, voguant sur la plume sensible et habile de Daniel Glattauer. Et que dire de la chute du riedeau? Prévisible? Salutaire? Certains la décrieront, mais pour moi, elle fut parfaite, tout à fait dans le genre de ce duo insolite de correspondants virtuels. Un délice à savourer lentement. Un voyage mémorable entre deux eaux...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★    

dimanche 26 juin 2011

Jane and the Barque of Frailty

Par Stephanie Barron, Bantam, Jane Austen 9

«Othe heels of completing Sense and Sensibility, Jane heads to Sloane Street for a monthlong visit with her brother Henry and hiw wife, Eliza. Hobnobbing with the Fashionable Great at the height of the Season, Jane is well aware of their secrets and peccadilloes. But even she is surprised when the intimate correspondence between a Russian princess and a prominent Tory minister is published in the papers for all to see. More shocking, the disgraced beauty is soon found with her throat slit on Lord Castlereagh's very doorstep. Everyone who's anyone in high society is certain the spurned princess committed the violence upon herself. But Jane is unconvinced. Nor does she believe the minister guilty of so grisly and public a crime. Jane, however, is willing to let someone else investigate—until a quirk of fate thrusts her and Eliza into the heart of the case... as prime suspects! Striking a bargain with the authorities, Jane secures seven days to save herself and Eliza from hanging. But as her quest to unmask a killer takes her from the halls of government to the drawing rooms of London's most celebrated courtesan, only one thing is sure: her failure will not only cut short her life. It could lead to England's downfall.»

J'ai retrouvé avec plaisir Jane Austen, la détective chevronnée, et son entourage victorien si délicieusement singulier! Une intrigue complexe que celle-ci et qui m'a tenue en haleine jusqu'aux dernières pages... mais dont la fin m'a incroyablement déçue. Qu'on m'offre un flou volontaire quant au véritable déroulement d'une affaire aussi touffue, aux personnages multiples et aux nombreux coupables possibles m'a déplue. Cela dit, il s'agit d'une fin très plausible en regard des outils judiciaires de l'époque et qui met en lumière que la réalité n'est jamais vraiment aussi limpide qu'on le désirerait; jadis, tout comme maintenant, les redresseurs de tort ont nagé plus souvent qu'autrement en eaux troubles...



Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

mardi 21 juin 2011

Un mammouth dans le frigo

Par Michaël Escoffier, illustré par Matthieu Maudet, École des Loisirs

«Noé découvre un mammouth dans le frigo. Son père qui refuse de le croire, doit finalement se rendre à l'évidence et appelle les pompiers. L'animal parvient cependant à passer entre les mailles de leur filet et se cache dans un arbre. Seule Flavie, la soeur de Noé, sait d'où il vient.»

Quelle savoureuse aventure! L'histoire est simple et efficace, et la plume colorée... et puis quelle chute surprenante à la toute fin de l'album! L'univers visuel sobre, un pari que peu d'illustrateurs osent développer lorsqu'il s'agit d'albums pour la jeunesse, est tout à fait charmant et cocasse. Une brillante réussite!


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★    

Les week-ends du père célibataire

Par Jacques Braunstein, mis en images par Fanny Dalle-Rive, Marabout, Marabulles

«La semaine, le père de Basile est un ado attardé. Le week-end, un père attentionné. Trouve-t-il son bonheur dans cet équilibre instable, entre virées en boîte et anniversaires déguisés? Serait-il prêt à repartir dans une vie de couple? Il faudra qu'il y réfléchisse. Mais pour l'heure, il doit aller chercher Basile à l'école, trouver une baby-sitter et passer chercher Mathilde, une jolie mère célibataire qu'il a invitée à dîner.»

Sympathique suite de Famille, recompose-toi!, mettant cette fois en lumière la vie bigarrée et souvent solitaire des pères (et des mères) célibataires. J'ai vogué avec plaisir au coeur de l'hypothèse autobiographique de Braunstein, reconnaissant un trait ici, une situation là, appréciant la douce lucidité du personnage principal, et m'attachant à son humanité sans tambours ni trompettes. Et la mise en images? Eh bien, si elle est habile et pleine d'humour, j'ai tout de même préféré l'ancien visage des personnages de Braunstein, créés par Domitille Collardey. Cela dit, il s'agit d'une BD agréable, qui en fera sourire plus d'un en coin.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

Le grand papa et sa toute petite fille

Par Cathy Hors, illustré par Samuel Ribeyron, Milan jeunesse

«Il était une fois un très grand monsieur qui rêvait d'être papa. Il aurait un garçon ou une fille, un grand petit garçon ou une grande petite fille. Il lui montrerait un tas de choses très amusantes, la tête dans les nuages. Et un jour, le très grand papa eut une fille, une toute petite fille...»

Une histoire émouvante d'un papa prêt à tout pour faire découvrir les joies du macro et de l'immensité à sa minusculissime petite fille, à qui cela donne le vertige. Mais c'est aussi, et surtout (!), l'histoire d'un amour inconditionnel, du plaisir de partager des miettes de bonheur avec l'autre, aussi différent soit-il. Un album tout doux, et pas moralisateur pour deux sous, dont l'univers visuel tendre m'a charmé.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

lundi 13 juin 2011

Lost and Found

Par Shaun Tan (et John Marsden pour le texte de The Rabbits), Arthur A. Levine Books

«A girl finds a bright spot in a dark world. A boy leads a strange, lost creature home. And a group of peaceful creatures cedes their home to cruel invaders. Shaun Tan, with his understated voice and brilliant draftsmanship, has proved that he has a unique imaginative window to our souls, and an unparalleled ability to share that opening with pictures and narratives that are as unexpected as they are deeply true. Originally published in Australia, these three beloved and acclaimed tales were never widely available in the U.S. Now for the first time, The Red Tree, The Lost Thing, and the John Marsden classic The Rabbits are presented in their entirety with additional new artwork and author's notes.»

Un autre voyage au coeur de l'étrange et du saugrenu, signé Shaun Tan. Trois opus éclectiques rassemblés en un album inoubliable. J'ai vogué avec délice à travers ces univers fascinants et sensibles, m'arrêtant au passage pour m'émerveiller de la finesse du sous-texte des illustrations. Un album qui même relu mille fois fera découvrir le monde singulier de Shaun Tan sous un jour nouveau et délectable.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★   


Pour lire une des histoires en version française

La maison des secrets - Les lunettes magiques

Par Jacqueline West, Seuil, La maison des secrets 1

«Olive est une petite fille de onze ans qui emménage dans une grande maison isolée, pleine d’objets bizarres, de peintures étranges. Ses parents mathématiciens sont absorbés par leur métier et entretiennent des relations distanciées avec leur fille qui a peur de leur déplaire. Seule dans la journée, Olive comble sa solitude en visitant les pièces, explorant les recoins sombres de cette ancienne demeure très spéciale. Elle a l’impression d’être constamment épiée, fait la connaissance de chats mystérieux qui lui parlent, et découvre des choses inattendues : elle ne peut décrocher les tableaux des murs, et en les examinant, elle voit des détails bouger à l’intérieur. Puis, en fouillant dans les tiroirs, elle trouve une paire de lunettes qui va lui permettre d’entrer dans les peintures! Mais y rester trop longtemps ou perdre ses lunettes, c’est risquer de rester enfermée dans ce monde insolite. Olive va vivre une histoire palpitante, déjouer les maléfices d’Aldous… Derrières ses actes de bravoure et sa recherche de la vérité se cache une véritable quête initiatique.»

Petit roman d'aventures enlevant et un brin sombre: craintifs s'abstenir. Si la mise en situation des personnages et de l'intrigue m'a parue légèrement longue (j'étais à deux doigts de décrocher), lorsque j'ai finalement été happée par les péripéties, j'ai dévorée le livre d'une traite! L'univers d'Olive et de sa maison est intrigant à souhait et réserve des surprises à donner des frissons dans le dos! À découvrir, pour les jeunes braves... et idéalement en version originale anglaise, puisque la traduction est souvent maladroite.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

Pour le lire en version originale

vendredi 10 juin 2011

Jane and His Lordship's Legacy


Par Stephanie Barron, Bantam, Jane Austen 8

«It's with a heavy heart that Jane Austen takes up a new residence at Chawton Cottage in Hampshire. Secretly mourning the lost love of her life, she's stunned to learn that the late Lord Harold Trowbridge has made her heir to an extraordinary bequest: a Bengal chest filled with his diaries, letters, and most intimate correspondence. From these, Jane is expected to write a memoir of the Gentleman Rogue for posterity. But before she can put pen to paper on this labor of love, she discovers a corpse in the cellar of her new home. The dead man was a common laborer, and a subsequent coroner's examination shows he was murdered elsewhere and transported to Chawton Cottage. Suddenly Jane and her family are thrust into the center of a brewing scandal in this provincial village that doesn't take kindly to outsiders in general-and to Austens in particular. And just as Jane glimpses a connection between the murder and the shattering truth concealed somewhere in Lord Harold's papers, violent death strikes yet another unsuspecting vicitim. Suddenly there are suspects and motives everywhere Jane looks-local burglaries, thwarted passions, would-be knights, and members of the royal family itself who want Lord Harold hushed... even in death. As the tale of one man's illustrious life unfolds-a life that runs a parallel course to the history of two continents-Jane races against time to catch a cunning killer before more innocent lives are taken. But her determination to protect Lord Harold's legacy could exact the costliest price of all: her own life.»

Décidément passionnante cette série! Encore plus depuis quelques tomes... comme si je m'étais finalement habituée à l'idée de voir Jane Austen évoluer en tant que fin limier, comme si cela faisait maintenant partie de sa «vraie» vie. Le pari de Stephanie Barron semble donc pratiquement gagné... Il faut dire que sa plume habile mime si finement et si respectueusement la voix de l'auteure renommée qu'on s'y croirait. À découvrir définitivement!... puisque cela plaira même aux plus endurcis et puristes des amoureux de Austen.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★   


Pour le lire en version française

Les vieux qui détestaient la pizza

Par Francis Sapin, Vent d'Ouest, Catlyn 1

«La maman de Catlyn est cuisinière et vient de trouver un emploi dans une maison de retraite. L'idée de vivre au milieu des retraités n'enchante  guère la jeune adolescente, mais il s'agit d'une maison un peu particulière où les pensionnaires cachent des pouvoirs extraordinaires... Ce sont les descendants des créatures magiques qui peuplent secrètement le monde depuis la nuit des temps : sirène, loup-garou, homme invisible… Les retraités sont ravis des talents de la nouvelle cuisinière et vont tout faire pour la garder auprès d’eux! À commencer par secourir la jeune Catlyn qui se trouve dans une situation délicate après avoir fugué pour rejoindre son père, un homme peu recommandable…»

Premier tome sympathique pour une série qui s'annonce rocambolesque. J'aime bien la détermination de Catlyn et sa mère hors norme. Si j'ai été un brin perdue au départ, à cause des multiples créatures magiques influant sur l'action, je me suis bien vite attachée  leur bande singulière.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

samedi 4 juin 2011

The Invention of Hugo Cabret

Par Brian Selznick, chez Scholastic.
Résumé de l'éditeur
«Orphan, clock keeper, and thief, Hugo lives in the walls of a busy Paris train station, where his survival depends on secrets and anonymity. But when his world suddenly interlocks - like the gears of the clocks he keeps - with an eccentric, bookish girl and a bitter old man who runs a toy booth in the train station, Hugo's undercover life, and his most precious secret, are put in jeopardy. A cryptic drawing, a treasured notebook, a stolen key, a mechanical man, and a hidden message from Hugo's dead father form the backbone of this intricate, tender, and spellbinding mystery.»

Une histoire envoûtante, en cinémascope (ou presque). Je me suis rapidement fait entraîner à la suite de ce mystérieux et courageux Hugo Cabret, dans les bas-fonds de Paris, me réjouissant de ses victoires contre l'adversité et retenant mon souffle lorsque le mauvais sort s'acharnait. Le récit évolue à un rythme délicieusement effarant, accélérant lors de la narration image par image, et ralentissant un brin lors du retour à la structure littéraire classique. Je n'étais pas tout à fait certaine d'être enchantée par l'intégration des illustrations un peu brouillonnes de Brian Selznick à travers le récit, mais j'ai fini par être séduite... surtout lorsque le pourquoi du comment s'est éclairé à la toute fin, à la chute du rideau. À découvrir absolument...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★   


Pour le lire en version française