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dimanche 16 juillet 2017

L'histoire extraordinaire d'Adam. R. : le nain qui devint géant


Par Didier Lévy, illustré par Tiziana Romanin, chez Sarbacane.
Résumé de l'éditeur:
«Voici l’histoire véridique du seul nain qui, devenu adulte, se remit soudain à grandir et devint un géant de 2 m 34. Elle nous est contée ici par son voisin : à 4 ans, il fait la même taille qu’Adam, qu’il prend pour un enfant comme lui, puis il grandit et dépasse Adam, toujours nain. Avant d’assister à sa métamorphose incroyable, unique au monde : Adam, soudain, ne s’arrête plus de grandir…»

La différence est un étrange clin d’oeil de l’ordre des choses. La différence rend unique. La différence rend extraordinaire. Mais la différence rend, parfois, aussi, seul. Seul au beau milieu d’un monde à oeillères à qui l’inexplicable donne le vertige. Heureusement, certains savent voir autrement. Certains savent distinguer le précieux et le vrai à travers les brumes mensongères du regard des autres. Certains savent aimer en dehors des sentiers battus. Sur la pointe des mots, Didier Lévy chuchote au lecteur l’histoire incroyable et irrésistible des entourloupes de la coquine génétique de ce fameux Adam R. qui rendit l’impropable possible. Bercé par l’univers visuel tout en tendre finesse de Tiziana Romanin, à la palette feutrée et aux textures éloquentes, racontant l’indicible en multipliant les détails évocateurs, ce touchant opuscule sait dire l’amitié inconditionnelle, celle qui ne s’enfarge pas dans les conventions d’une société que le singulier déstabilise. Sublime!


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✮  

samedi 1 avril 2017

Le bois dormait

Écrit et illustré par Rebecca Dautremer, chez Sarbacane.
Quatrième de couverture:
«Dormir, dormir, d'accord! Mais 100 ans?!... C'est un peu long, non?»

Il était deux fois, un Bois qui dormait. Un hameau dont le cours des choses était suspendu aux lèvres d’un Prince qui se faisait attendre. Une histoire de coups du sort et de malchance ensommeillée, jusqu’au bonheur culminant de la tombée des rideaux. Cette histoire se murmure depuis la nuit des Temps. Et bien sûr, tout le monde la connaît. Tous. Petits et grands. Princes passés, et ceux en devenir. Et pourtant, lorsqu’il y mettra réellement les pieds, le Prince, dans ce Bois au sablier figé, il le verra comme si c’était la toute première fois. Avec le regard émerveillé de celui qui se risque à penser qu’il peut, peut-être, s’il l’ose, être l’étincelle coquine qui chatouillera les existences engourdies. D’une plume tout en finesse et en humour, bercée par la palette riche et évocatrice de son univers visuel, Rebecca Dautremer détricote astucieusement les conventions de ce conte usé par des années d’enfance avide d’un imaginaire traditionnel. Jonglant malicieusement entre les dialogues coquins de narrateurs qui ne se laissent pas avoir par le premier mythe venu, et l’éloquence muette d’illustrations à la composition tendre et émouvante, ce sublime opuscule chamboule délicieusement l’ordre établi, chuchotant in petto d’inénarrables possibles.


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✮

mardi 30 août 2016

Franz, Dora, la petite fille et sa poupée


Par Didier Lévy, illustré par Tiziana Romanin, chez Sarbacane.
Résumé de l'éditeur:
«Franz – Kafka – se promène au parc avec sa belle fiancée solaire, Dora. L’écrivain est fatigué, désenchanté. Quand il croise Ingrid, une petite fille en pleurs qui a perdu sa poupée. Aussitôt, Franz imagine pour elle une histoire : sa poupée est partie en voyage! D’ailleurs, elle va bientôt lui écrire. Et le soir même, Franz reprend sa plume pour composer, jour après jour, les lettres que la poupée "envoie" à Ingrid. Peu à peu, la fillette retrouve le sourire… et l’écrivain, le goût d’écrire.»
Quand, malgré la douceur ronronnante d’un amour enveloppant, les mots perdent leur magie, les muses s’essoufflent et la grisaille s’immisçant partout annonce la tombée du rideau, le bonheur se fait rare. Et si la candeur attristée de l’enfance pouvait faire renaître, sans crier gare, cette étincelle qui rend la vie pétillante? D’une plume tendre et sensible, Didier Lévy raconte l’histoire des mots qui consolent, des mots qui sauvent, des mots qui font rêver. Porté par la palette rêveuse et le délicat coup de crayon de Tiziana Romanin, cet opuscule tout en finesse sait dire l’essentiel avec justesse et simplicité. Un sublime petit bijou pour faire sourire l'âme qui se cherche.


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✮ 

lundi 7 septembre 2015

Il était 2 fois dans l'ouest


Par Séverine Vidal, Sarbacane, Pépix


Quatrième de couverture:
«Cet été, quand Luna arrive avec sa mère à Monument Valley, en territoire indien, elle ne sait pas... qu'elle vient de mettre les deux pieds dans l'aventure! Ça commence par sa rencontre avec Josh, un garçon navajo, et ça continue avec de la magie, des croyances indiennes, des animaux sauvages, un vieux cow-boy fou surnommé "Sloppy Joe"... Bref : Luna et Josh vont tester les "mille façons de frémir en Arizona"!!!»



À lire un jour...

jeudi 3 septembre 2015

Quelqu'un qu'on aime


Par Séverine Vidal, Sarbacane, Exprim'

Quatrième de couverture:
« Matt craignait le pire. Il sent sur son cou la main de son grand-père, qui prend la parole :
- Je perds la mémoire. Et ce jeune homme, assis là, il m'emmène en tournée à travers les USA pour réveiller les souvenirs enfouis. C'est pas beau, ça?
Antonia et Luke hochent la tête, ensemble, parce qu'ils sont émus, Matt le voit dans le rétro. Gary relâche son étreinte et :
- Qui pourrait rêver meilleur petit-fils, hein?
Matt craignait le pire et ce n'est pas ce qui est arrivé. C'est même tout le contraire. »


À lire un jour...



dimanche 2 février 2014

La lumière de Bouchka


Par Rachel Hausfater, illustré par Rémi Wyart, Sarbacane

«Une petite fille s'enferme toute seule dans le noir de sa colère: son papa n'est jamais là et sa maman, lassée, l'envoie dans sa chambre. Jusqu'à ce qu'elle revienne d'elle-même vers la lumière et retrouve son papa caché sous le manteau pendu à la porte.»

«Bouchka, tout en joues et tout en jupe, marche dans la nuit. Elle cherche de la lumière». Ainsi souffle la plume de Rachel Hausfater, fine, et juste, maniant les mots avec douceur et sensibilité, racontant de sa délicate poésie du quotidien, l'enfance, l'incompréhension, les départs, et cette colère qui assombrit tout sur son passage. Portée tendrement par l'univers visuel de Rémi Wyart, à la palette chaude, éloquente, et au travail d'ombre et lumière rappelant presque celui de Vermeer, cette histoire toute simple, et si habilement évocatrice, plonge le lecteur au coeur de l'âme humaine et de ses tempêtes. Un petit bijou de bibliothèque, sublime, bouleversant et délicieusement indomptable.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★

samedi 22 juin 2013

Un point c'est tout


Par Bénédicte Rivière, illustré par Anne Hemstege, Sarbacane

«Bonjour, je suis un point! Tu sais ce que c'est? Non? Tu vas voir : je vais te raconter...»

Un opuscule étonnant qui explique simplement, avec humour et justesse, les méandres de la ponctuation. Bénédicte Rivière fait évoluer, sous nos yeux ébahis, un petit point de rien du tout, aux mille visages, qui se frayera vaillamment un chemin parmi les virgule, guillemets, point d'exclamation et autres membres au caractère bien planté (!) de la grande famille de la langue française. Soutenu habilement par l'univers visuel éloquent d'Anne Hemstege, cet album singulier, humanise avec candeur et finesse les caprices d'une langue riche qui paraît trop souvent inaccessible aux néophytes : un «cours de français» officieux et cocasse à dévorer en rigolant.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★

lundi 1 avril 2013

J'ai mis du sable dans mon cartable


Par Christine Beigel, illustré par Clotilde Perrin, Sarbacane

«Un petit garçon met du sable dans son cartable au lieu des cahiers. Il se rappelle les vacances passées à la plage avec sa grand-mère. Mais, peu à peu, le sable s'échappe du cartable et les cahiers le remplacent. En attendant les prochaines vacances...»

Une petite douceur, tendre et nostalgique. Christine Beigel murmure la mer, et l'enfance, et les vacances, et l'amour à l'oreille du lecteur. Sa plume fleurie sait dire entre les lignes, sait faire vibrer l'essentiel entre les mots. Au coeur du sublime univers visuel de Clotilde Perrin, à la composition audacieuse et éloquente, aux traits candides et à la sensibilité juste, cette histoire toute simple émeut, touchante de vérité, ourlée de la poésie de l'enfant. Une petite merveille pour les yeux et pour l'âme...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★  

vendredi 8 février 2013

Tendres bêtises à faire quand on est amoureux


Par Davide Cali, illustré par Robin, Sarbacane

«Elle change de shampoing sans cesse, rêve qu'il remporte la Coupe du monde, imagine que son coeur émet des signaux pour qu'il la localise... Lui se place derrière elle pour sentir les fragrances de son shampoing, souhaite gagner la Coupe du monde pour la lui dédier, imagine qu'un radar situé dans son coeur permet de la localiser...»


L'amour, le vrai, le rafraîchissant, le candide, voilà ce que Davide Cali souffle au lecteur à travers cette sublime histoire à deux voix.  Toute en simplicité et en sensibilité, la narration émeut, s'épanouissant tout en douceur sous le coup de crayon délicat et éloquent de Robin. Un album tête-bêche délectable, qui se lit dans tous les sens, laissant planer habilement cette question vieille comme le monde: qui a succombé en premier, l'amoureux ou l'amoureuse?... Petit bonheur inoubliable et émerveillement garanti...!


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★  






jeudi 6 décembre 2012

La Punaise


Par Thierry Dedieu, illustré par Frédéric Marais, Sarbacane/Amnesty International

«Par mégarde, un écolier envoie la punaise qui se trouvait sur sa table, sur la chaise du maître. Les conséquences sont terribles: le monde s'arrête de tourner. Toute la population se réfugie dans un bunker et, pendant ce temps, les enfants écoutent la Terre respirer.»

Un petit bijou tout en finesse et en subtilité. Thierry Dedieu évoque en quelques mots justes la bêtise de l'Homme et stimule la réflexion en proposant une fin délicieusement orchestrée qui laisse la porte grande ouverte au débat. Soutenue par l'univers visuel audacieux de Frédéric Marais, tout en silhouettes,  proposant au lecteur l'ombre d'un monde qui semble familier, cette histoire toute simple bouleverse judicieusement les repères, faisant confiance au lecteur pour la suite des choses. Sublime et incontournable...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★  


vendredi 11 mai 2012

La chanson de Richard Strauss

Par Marcus Malte, illustré par Alexandra Huard, Sarbacane

«C'est d’abord une histoire d’amitié. Entre deux petits garçons, qui ont les mêmes blouses, les mêmes jeux, les mêmes bleus. L’un joue parfois du violon, l’autre joue souvent avec son chien. Et puis à la radio, une voix se met à cracher la haine, de plus en plus fort, une histoire de race, cette fois. Bientôt, les bruits de bottes remplacent les jeux. Et un matin, à l’aube, Richard est emmené.»

Un autre album au sujet de la guerre, me suis-je dit. Une autre descente aux enfers, au coeur du génocide des juifs. Il y en a eu tant de ces plongeons dans l'Histoire, supposément adaptés à un jeune public et qui rataient leur cible. Peut-être parce que le sujet n'en serait jamais un pour les coeurs purs. Ou parce que les créateurs ne savaient pas comment s'approprier une telle aberration... Eh bien, cette fois, Marcus Malte relève le défi avec finesse et sensibilité. Sa plume agile fredonne au lecteur une histoire en musique, voguant sur de courtes phrases, presque en prose poétique, et tricotant avec intelligence une trame de non-dits éloquente et bouleversante. Et c'est bien la Guerre. Dans toute son intransigeance. Mais la Guerre à hauteur d'enfants. La Guerre réduite à l'essentiel. À un ami, qu'on ne reverra plus. Évoluant au rythme des mots de Marcus Malte, l'univers visuel aux couleurs franches, et au mille et un détails d'Alexandra Huard ouvre la porte sur un monde déchiré certes, mais où la vie et l'enfance s'épanouissent malgré tout. Un album doux, et sombre, et beau.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★ 

jeudi 8 mars 2012

La souris de Paris


Par Anne Lemonnier, illustré par Claire de Gastold, Sarbacane

«Museau pointu et manteau gris, voici la sou- ris de Paris ! Une fillette guillerette qui joue du piano à cloche-pied sur les passages cloutés, se faufile entre les fées en talons aiguilles et joue à faire tomber les masques des passants. Mais voilà le temps venu de déménager... Le premier blues passé, la souris des villes se fait vite belette des champs, dans un monde tout aussi chantant et onirique.»

Épopée poétique faisant un doux clin d'oeil au très connu Rat des villes, rat des champs. Anne Lemonnier jongle avec les rimes pour faire découvrir Paris (puis, la campagne) au lecteur, à travers la candeur de l'enfance. Si sa plume est agile, le carcan des vers est malheureusement parfois un poil maladroit. Par contre, l'univers visuel singulier de Claire de Gastold fait littéralement s'envoler l'imaginaire dans tous les sens, donne le goût d'explorer des contrées lointaines, bref, fait voir la réalité sous un angle délicieusement surprenant et d'une juste éloquence. À travers ses étonnantes illustrations, elle invite le lecteur à développer un regard aux perspectives multiples en variant les points de vue, souligant un détail saugrenu ici, proposant de vastes étendues ensuite, faisant vibrer la fébrilité de la ville, puis chuchoter la riche tranquilité de la campagne. Un album à déguster avec les yeux... 


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆


mardi 24 janvier 2012

Le livre abominable


Par Noé Carlain, illustré par Ronan Badel, Sarbacane

«Il y a bien des occasions, dans la vie d’un petit garçon, d’éprouver une impression terriblement abominable... Par exemple, quand son chien le lèche juste après avoir mangé sa pâtée. Quand sur la plage, il doit tenir la serviette pendant que son père met son maillot. Quand sa mère l'appelle "mon trésor" devant ses potes de l'école... Et plein d’autres encore, réunies ici!»

Joli morceau d'humour rempli de bouffées d'enfance. Noé Carlain plonge le lecteur au coeur même d'une panoplie de petits et grands drames d'enfants, narrant avec un aplomb cocasse les «terribles» péripéties affligeant un charmant petit garçon dont les parents ne semblent là que pour l'embarrasser. L'univers visuel de Ronan Badel, délicieusement brouillon et décoiffé, ajoute une touche de fraîcheur et d'authenticité à cet inventaire rigolo. Un petit opus coloré à découvrir en famille... et qui pourra peut-être faire enfin comprendre aux parents les «outrages» qu'ils font subir à leur progéniture! 


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

lundi 16 janvier 2012

Ma tata Thérèse

Par Fabrice Nicolino, illustré par Catherine Meurisse, Sarbacane

«Voici les souvenirs d’enfance drôles et savoureux d’un petit Parisien dans les années 60, façon petit Nicolas, doté d’une tante résolument, formidablement indigne, régnant sur une véritable ménagerie dans un minuscule logement en face du Jardin des Plantes. Un portrait haut en couleur sur un mode de vie disparu et les liens encore quasi ruraux alors, en plein Paris, entre l’homme et l’animal.»

Un bouquet d'aventures (et de mésaventures!) animalières fort rigolotes! Fabrice Nicolino entraîne joyeusement le lecteur dans une narration cocasse où fourmillent les miettes d'une enfance mémorable; quel bonheur que de découvrir le délicieux personnage de Tata Thérèse et son improbable ménagerie! Quant à l'univers visuel de Catherine Meurisse, il est tout simplement savoureux, avec son petit air savamment ébourrifé qui vient ajouter une touche de sublime au chaos généralisé de la fameuse Tata... Un petit bémol concernant la narration toutefois: même si les nombreux épisodes de désordre animalier sont fort sympathiques, ils s'étirent parfois un brin trop en longueur, et ce n'est qu'à la toute fin du roman qu'on comprend finalement la raison de ce loooong et singulier hommage à une tata inoubliable. Un petit travail d'élagage éditorial aurait donc été pertinent afin de conserver un rythme plus propice à la pleine appréciation de l'humour de l'auteur. Cela dit, c'est une lecture qui vaut le détour... et qui vous fera voir les animaux d'un autre oeil!


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

mardi 10 janvier 2012

Baby's in Black

Par Arne Bellstorf, Sarbacane

«Lorsque Stuart Sutcliffe rencontre Astrid Kircherr à Hambourg en octobre 1960, les Beatles ne sont que de tout jeunes musiciens de rock encore inconnus. Il en est le cinquième membre. Inconnus, les garçons ne vont pas le rester longtemps, électrisant dès leurs premiers concerts les nuits du quartier chaud d'Hambourg, Saint Pauli. On suit en parallèle, tout au long du récit, l'histoire de l'amour naissant entre Stuart et Astrid et la gloire émergente du plus grand groupe de rock ayant jamais existé, prémisses de la "beatlemania". Aux feux de la gloire et du rock, et malgré l'insistance de son meilleur ami John Lenon, Stuart préférera ceux, plus feutrés, de l'amour d'Astrid et de la peinture, sa première passion. Amours frémissants et brûlants, qui se finiront comme dans les plus belles tragédies antiques, dans la fureur et la mort.»

Un roman graphique singulier qui fait revivre les débuts plutôt cahoteux des Beatles, mais surtout, cette troublante histoire d'amour entre Stuart Sutcliffe et la photographe Astrid Kircherr. La scénarisation d'Arne Bellstorf est fort habile, et son univers visuel monochrome et épuré on ne peut plus éloquent. Un roman au ton juste qui permet de découvrir un pan relativement méconnnu de la naissance des Beatles.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

lundi 12 décembre 2011

Le Diadème de Bérysl

Par Arthur Conan Doyle, illustré par Christel Espié, Sarbacane, Sherlock Holmes 2

«Un banquier reçoit en gage un somptueux diadème appartenant aux joyaux de la Couronne. Par sécurité, il l'emporte chez lui, mais en pleine nuit il surprend son fils, le diadème endommagé à la main et privé de ses pierres précieuses. Sherlock Holmes et Watson mènent l'enquête.»

Sympathique deuxième tome des enquêtes de Sherlock Holmes. J'adore toujours autant le format et la facture de cette série de romans graphiques: couverture rigide, papier épais et texte aéré. Et bien sûr, le charme du style d'Arthur Conan Doyle demeure puisqu'il s'agit de la traduction fidèle du texte intégral. Si l'univers visuel de Christel Espié est plutôt conventionnel, il donne cependant à cette édition contemporaine une juste et réjouissante bouffée d'ère victorienne. Une belle façon de redécouvrir cet inénarrable duo de fins limiers.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

lundi 21 novembre 2011

Le bus de Rosa

Par Fabrizio Silei, illustré par Maurizio A. C. Quarello, Sarbacane

«Detroit, le musée des Transports. Assis dans un vieux bus, un vieil homme noir raconte à son petit-fils la ségrégation raciale dans l’Amérique de sa jeunesse : à l’école, dans les bars, dans le bus. Il lui raconte aussi comment, le 1er décembre 1955, une femme, Rosa Parks, refusa de céder sa place dans le bus à un Blanc, lançant le mouvement pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis. Une histoire que le grand-père connaît bien : il se trouvait lui aussi dans le bus, ce jour-là. Assis à côté de Rosa. Mais il n’a pas eu son courage…»

Un pan d'histoire à découvrir... La plume de Fabrizio Silei laisse toute la place à l'Histoire avec un grand H en narrant simplement, de façon clairement didactique mais sans lourdeur, ce catalyseur si important de l'histoire contemporaine des Noirs d'Amérique du Nord. Niché au coeur de l'univers visuel riche, aux textures expressives, de Maurizio A. C. Quarello, l'acte déterminé de Rosa Parks prend alors toute sa valeur. Un album qui ouvre les horizons...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

mardi 8 novembre 2011

Les nouveaux dinosaures

Par Noé Carlain, illustré par Klaas Verplanke, Sarbacane

«On savait les enfants incollables sur le tyrannosaure et le diplodocus, voici tout ce qu’ils doivent savoir sur les nouveaux dinosaures, nos contemporains. J’ai nommé la bibliothécus, le vélociraptor, l’inspectausaure, le wécératops ou encore, le bébécéros. En tout vingt monstres des temps modernes, complètement fous, dont le plus effrayant n’est pas celui qu’on croit…»

Un inventaire rigolo et coloré qui fait découvrir l'envers de nos objets quotidiens. Noé Carlain et Klaas Verplanke s'associent ingénieusement pour la création de ce drôle de guide post-préhistorique; la plume est inventive, coquine et surprenante, soutenue par un univers visuel farfelu et dynamique. J'ai eu un petit coup de coeur pour l'Aspiratosaure, le Pouratops et la Bibliothécus! Toutefois, enfants à l'âme sensible s'abstenir, car certains de ces «nouveaux» dinosaures pourraient bien hanter vos rêves (par exemple, le Doudouosaure, le Soulelitosaure et le Dentistosaure)... Puis, petit bémol pour les lecteurs nord-américains, certains noms de dinosaures sont basés sur des référents européens (Escalator, WC, Tonton, Tata, Zapette, etc. - un poil franchouillard tout ça!), ce qui peut parfois compliquer un peu la compréhension. Cela dit, c'est un album délicieusement déjanté, définitivement un incontournable pour les curieux qui aiment voir le monde d'un autre oeil!


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

vendredi 4 novembre 2011

L'étrange aventure du courageux chevalier très peureux

Par Arnaud Alméras, illustré par Jacques Azam, Sarbacane

«Fils minuscule d’un bûcheron brutal et d’une mère méchante, Petit Paul s’enfuit sur l’île impossible, où tout est inversé : les sorcières sont adorables, les princesses affreuses, les nains géants, les magiciens sans pouvoirs et les courageux chevaliers (comme lui)… très peureux. Heureusement que l’on s’y tue sans gravité. Car c’est bien au pays, finalement très rassurant, de chaque chose et son contraire que Petit Paul a débarqué!»

Une aventure qui est délicieusement sans queue ni tête! La plume d'Arnaud Alméras, as de l'oxymore, fait voyager le lecteur à travers un monde biscornu, cousin de celui des contes de fées, où tout est possible... ou pas. Construite (ou déconstruite) également par le biais de l'univers visuel échevelé et rigolo de Jacques Azam, cette histoire joyeusement déroutante fera le bonheur de tous ceux qui laissent voguer leur imaginaire dans tous les sens. Un album idéal pour secouer les certitudes!


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

jeudi 3 novembre 2011

La Chose

Par Béatrice Fontanel, illustré par Alexandra Huard, Sarbacane

«Scipion et Hannibal, deux chiens carlins très chic et délicieusement "old school", se rappellent avec effroi l’arrivée dans leur vie douillette de la "chose". Un heureux événement pour leur jeune maîtresse, qui eut tout de la catastrophe pour eux… Hypocondriaques et hypersensibles, les voici relégués dans la cuisine – une niche de luxe occupant leur ancienne chambre –, leur délicat odorat agressé par les odeurs de peinture fraîche. Et avec ça, impossible de dormir!»

Histoire amusante et point de vue saugrenu concernant l'arrivée d'un bébé à la maison. Le dialogue canin est savoureux, truffée de ces mille et une inquiétudes qui jalonnent l'attente de la naissance... et des chamboulements certains qui surviennent ensuite! Quant à l'univers visuel coloré d'Alexandra Huard, son style léché, un brin vieillot, est riche et éloquent, plongeant le lecteur avec humour dans le tourbillon échevelé de l'adaptation à un nouveau-né. Un album rigolo à découvrir!


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆