Vous cherchez?

Affichage des articles dont le libellé est Meurisse Catherine. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Meurisse Catherine. Afficher tous les articles

dimanche 2 juillet 2017

La légèreté


Scénario et dessins de Catherine Meurisse, chez Dargaud.
Résumé de l'éditeur:
«Dessinatrice à Charlie Hebdo depuis plus de dix ans, Catherine Meurisse a vécu le 7 janvier 2015 comme une tragédie personnelle, dans laquelle elle a perdu des amis, des mentors, le goût de dessiner, la légèreté. Après la violence des faits, une nécessité lui est apparue : s'extirper du chaos et de l'aridité intellectuelle et esthétique qui ont suivi en cherchant leur opposé – la beauté. Afin de trouver l'apaisement, elle consigne les moments d'émotion vécus après l'attentat sur le chemin de l'océan, du Louvre ou de la Villa Médicis, à Rome, entre autres lieux de renaissance.»

Il y a de ces moments où le temps s’arrête net. Figé. Tétanisé. Forcé de freiner au vol son sablier inéluctable, sous le choc de l’innommable. De ces moments qui font disparaître l’horizon, et tomber l’insouciance en miettes. Des moments qui font entrer le sable de l’horreur et du doute dans l’engrenage autrement bien huilé de l’existence. Qui réécrivent les règles et redessinent l’avenir. Des moments desquels on peut se sortir vivants, mais qui obligent à réapprendre à vivre. Tout en simplicité, Catherine Meurisse raconte à sa manière comment cette tragédie lui a fait perdre pied, chamboulant ses repères sans ménagement, la coupant du réel, qui poursuivait inexorablement son cours sans se soucier de son âme en morceaux, et lui volant sa capacité à voir autrement, à être sensible à l’imperceptible beauté tapie entre les bêtises de l’Homme. À travers un univers visuel à l’éloquence ébouriffée et à la palette évocatrice, cet opus sait dire l'insaisissable et le déroutant tout en nuances, avec justesse et authenticité. Une bouffée de sublime et de remuant qui dévoile l'insoutenable sous un jour troublant d'humanité, et jaillir l’espoir là où on l’y attend le moins.  

Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✮ 

lundi 16 janvier 2012

Ma tata Thérèse

Par Fabrice Nicolino, illustré par Catherine Meurisse, Sarbacane

«Voici les souvenirs d’enfance drôles et savoureux d’un petit Parisien dans les années 60, façon petit Nicolas, doté d’une tante résolument, formidablement indigne, régnant sur une véritable ménagerie dans un minuscule logement en face du Jardin des Plantes. Un portrait haut en couleur sur un mode de vie disparu et les liens encore quasi ruraux alors, en plein Paris, entre l’homme et l’animal.»

Un bouquet d'aventures (et de mésaventures!) animalières fort rigolotes! Fabrice Nicolino entraîne joyeusement le lecteur dans une narration cocasse où fourmillent les miettes d'une enfance mémorable; quel bonheur que de découvrir le délicieux personnage de Tata Thérèse et son improbable ménagerie! Quant à l'univers visuel de Catherine Meurisse, il est tout simplement savoureux, avec son petit air savamment ébourrifé qui vient ajouter une touche de sublime au chaos généralisé de la fameuse Tata... Un petit bémol concernant la narration toutefois: même si les nombreux épisodes de désordre animalier sont fort sympathiques, ils s'étirent parfois un brin trop en longueur, et ce n'est qu'à la toute fin du roman qu'on comprend finalement la raison de ce loooong et singulier hommage à une tata inoubliable. Un petit travail d'élagage éditorial aurait donc été pertinent afin de conserver un rythme plus propice à la pleine appréciation de l'humour de l'auteur. Cela dit, c'est une lecture qui vaut le détour... et qui vous fera voir les animaux d'un autre oeil!


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆