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mardi 1 octobre 2013

Basile et Professeur Boule de poils


Écrit et illustré par Ashley Spires, Scholastic, Basile 5

«Basile, Gordy et capitaine Mimi sont surpris d'apprendre que leurs humains partent en voyage sans eux. Pour aggraver les choses, l'hôtel où les animaux de l'espace pensaient séjourner est en fait une clinique vétérinaire! Ils doivent s'échapper! Tant qu'ils restent ensemble, tout est possible... jusqu'à ce qu'ils tombent sur un laboratoire secret dirigé par un professeur qui travaille pour les extraterrestres. Les animaux de l'espace peuvent-ils l'arrêter, sauver le vétérinaire et vaincre l'ennemi? Mais surtout, vont-ils un jour retourner chez leurs humains?»

Chaque fois qu'un nouveau tome de la série Basile se pointe le bout du livre, je me précipite joyeusement pour le lire. Or, cette fois, j'ai été un poil déçue, je dois l'avouer. Certes, on retrouve avec bonheur le fameux trio d'animaux de compagnie interstellaires (Ah! ces Basile, Gordy et Capitaine Mimi! Sublimes!), leur humour et leurs expressions faciales désopilantes, mais leur aventure manque de piquant; la mise en contexte tire en longueur et le dénouement tombe un peu à plat, ce qui fait que le rire fuse moins et que la magie n'opère pas vraiment. Dommage car la prémisse était prometteuse (l'abandon d'animaux de compagnie demeure malheureusement une réalité encore aujourd'hui). En espérant que le prochain tome replonge le lecteur dans le délectable style du début de la série: cocasse, ironique et fin.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ☆ ☆

Un verger dans le ventre


Par Simon Boulerice, illustré par Gérard DuBois, La Courte Échelle

«- Moi, je mange mes pommes en entier. Enfin, presque.
- Et les pépins, tu les avales aussi? me demande Rémi
- Pourquoi?
- Tu ne sais pas que, si tu manges un seul pépin, un pommier peut pousser dans ton ventre?
Oh là là! J'ai peur! J'ai un verger qui pousse dans mon ventre.»

Une bouffée de candeur toute enfantine, mémoire d'un âge de la vie où la parole des amis fait foi de Loi. Simon Boulerice chuchote une histoire toute en finesse et en poésie, esquissant habilement ce vertige de l'inconnu propre à l'enfance, ce moment où l'imaginaire supplante le réel, rendant l'improbable inéluctable. De concert avec cette douce narration, l'univers visuel de Gérard Dubois, à la palette tendrement vieillotte et à l'audacieuse utilisation de textures, fait s'épanouir l'essentiel, faisant vibrer cette étrange épopée d'une vérité émouvante. Un sublime et délicat plongeon dans la logique implacable de l'irrationnel.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★