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mercredi 2 novembre 2016

Les tranchées : maternité, ambigüité et féminisme, en fragments


Par Fanny Britt, collection Documents, chez Atelier 10.
Quatrième de couverture:
«Les images de la maternité naissent dans les clichés (Communion! Souffrance! Délivrance!), vivent de clichés (Main sur un front fiévreux! Claque en arrière de la tête!) et meurent sur un cliché (Elle ne m’a jamais dit qu’elle m’aimait!). Pour les contourner, il faut avancer prudemment, faire confiance aux histoires qui émergent et espérer qu’elles forment, au bout du compte, un tout cohérent. Fanny Britt se risque ici à une sorte de plaidoyer pour une maternité ambigüe, à coups de souvenirs, de récits, de conversations avec des mères et des non-mères, d’impressions de lecture et de sagesse trouvée dans les paroles de chansons.»

La maternité, cette genèse de l'humanité, ce cycle perpétuel assurant la prolifération de la vie. Ayant fait son indispensable entrée en scène suivant la fameuse pomme d'Ève, elle roule rondement sa bosse depuis. Universelle, elle se rit des frontières géographiques, des fossés socio-économiques et parfois, implacable mécanique biologique qu'elle est, de la volonté même de celle qui la vit. La maternité donc. Vieille comme le monde. À la glorification omniprésente en ces temps de partage en temps réel, mais à l'essentiel pourtant si souvent tu. Quelle est-elle, cette maternité moderne? Une joie? Un frein? Un acte de foi en l'avenir? Un renoncement à sa liberté individuelle? Et comment la vit-on? Doit-on la vivre? D'une voix toute en finesse, en simplicité et en authenticité, Fanny Britt s'interroge sur le sens de la maternité. Sans tomber dans le piège de la définition unilatérale, elle butine humblement dans l'enchevêtrement inextricable des idées reçues, se posant au hasard des rencontres, s'abreuvant des perceptions multiples et tricotant ainsi un honnête tour d'horizon. Cet opus en est un indispensable. À la fois tendre, drôle, juste et lucide, il sait dire l'ineffable et secouer le confort aveugle des certitudes. 




Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✮






Le mois de novembre
de mon Défi littéraire 2016


J'ai perdu...


Par Robert Soulières, illustré par Geneviève Després, collection Clin d'oeil, chez l'Isatis.

Quatrième de couverture:
«C'est le début de l'hiver. Les enfants perdent toujours tout!»

Quand l'automne commence à sentir les matins givrés, et que les arbres se mettent à nu sans complexe, c'est que l'hiver arrive sur la pointe des pieds. Et avec lui, la ronde colorée et chaotique des mitaines, foulards et tuques à ne pas perdre de vue. Dans cette lutte sans fin pour conserver une garde-robe hivernale relativement complète, l'enfance est plus souvent qu'autrement le bouc-émissaire universel. «Mais où t'avais la tête?» «Regarde dans ton casier avant de partir!» «N'oublie pas.. N'oublie pas... N'oublie pas...» Et si, finalement, la distraction n'était pas uniquement l'apanage de la candeur enfantine? D'une plume rigolote, au rythme joyeusement répétitif, Robert Soulières raconte le quotidien rocambolesque de ceux et celles qui combattent vaillamment l'éparpillement des possessions. Relancé malicieusement par l’univers visuel tendrement ébouriffé de Geneviève Després, cet opuscule fera rigoler à coup sûr, secouant au passage quelques ronronnantes idées reçues.

Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩