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dimanche 23 octobre 2011

Verte

Par Marie Desplechin, École des Loisirs, Neuf

«A onze ans, la petite Verte ne montre toujours aucun talent pour la sorcellerie. Pire que cela, elle dit qu'elle veut être quelqu'un de normal et se marier. Elle semble aussi s'intéresser aux garçons de sa classe et ne cache pas son dégoût lorsqu'elle voit mijoter un brouet destiné : empoisonner le chien des Voisins. Sa mère Ursule, est consternée. C'est si important pour une sorcière de transmettre le métier à sa fille En dernier ressort, elle décide de confier Verte une journée par semaine à sa grand-mère, Anastabotte, puisqu'elles ont l'air de si bien s'entendre.Dès la première séance, les résultats sont excellents. On peut même dire qu'ils dépassent les espérances d'Ursule. Un peu trop, peut-être.»

À lire un jour...

jeudi 17 février 2011

La belle Adèle

Par Marie Desplechin, Gallimard Jeunesse

«Adèle en assez. Pourquoi devrait-elle se donner du mal pour se maquiller et s'habiller, comme les filles de sa classe? Est-ce le plus sûr moyen de ne pas se faire remarquer? D'être normale? Et Frédéric... Il est gentil, il est même tragiquement gentil. N'est-ce pas le pire des défauts pour un garçon? Adèle et Frédéric doivent trouver d'urgence une stratégie de survie. Ils ont alors une idée lumineuse... Marie Desplechin est sans égale pour traduire avec humour les péripéties de la vie!»

Une sympathique épopée adolescente menée habilement par la plume fine et agile de Marie Desplechin. Ses deux personnages principaux sont attachants à souhait et leur aventure délicieusement rocambolesque! Un petit opuscule savoureux à ne pas manquer!


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

mardi 2 février 2010

Rien ne va plus

Par Marie Desplechin, L'École des Loisirs, Médium, Le journal d'Aurore 3

«11 octobre : Areski a trouvé un nom pour le groupe.
Blanche-Neige et les sept nains. Ce n’est pas que ça m’ennuie de faire Blanche-Neige, mais les garçons ne sont que cinq. Donc, inutile d’y penser plus longtemps, voilà ce que j’ai dit. Mais justement, a répondu Areski, c’est comme pour les trois mousquetaires. Un clin d’oeil. Un clin d’oeil ?
– Je ne vois même pas de quoi tu parles.
– Des trois mousquetaires.
– Et alors ?
– Ils étaient quatre.
– Comment tu le sais ?
– Tu n’as pas lu le livre ?
– Quel livre ?
– Les Trois Mousquetaires, bien sûr.
– C’est le titre ?
– Ben oui, c’est le titre. Qu’est-ce que tu veux
que ce soit ?
– Je ne sais pas, moi… Les auteurs ?
J’en ai plein le dos, de tous ces bouquins que je ne
connais pas. Areski était mort de rire. Il a raconté l’histoire
aux autres nains au fur et à mesure qu’ils arrivaient
de la mine. Et tous les nains de se gausser joyeusement.»


Une ado singulière à la plume toujours aussi délicieusement cynique et un brin désillusionnée. Comme d'hab, il s'agit d'une histoire un brin «Tom Boy», à l'image d'Aurore, mais où l'amour pointe son nez sans crier gare, entre deux pages de journal et une chanson. Une ode à la musique et au plaisir de laisser les mots dirent tout haut les soupirs de notre âme. Savoureux.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

samedi 12 avril 2008

Toujours fâchée

Par Marie Desplechin, L'École des Loisirs, Médium, Le Journal d'Aurore 2

«- Je n'ai jamais rien entendu de plus laid, de plus ennuyeux et de plus nuisible que ce que tu joues avec ton groupe. 
Il vient de tomber par terre. Il se roule dans le sable en se tenant le ventre. C'est le soldat Ryan. Peut-être qu'il va mourir sur la plage. Je vais lui flanquer un coup de pied pour abréger ses souffrances. Je suis malheureusement interrompue par l'arrivée de Samira et d'Hélène qui s'approchent de nous avec des airs légèrement envieux. 
- De quoi vous parlez ? demande Samira. Vous avez l'air de bien vous marrer. Il se relève, il essuie ses yeux et il montre du doigt. 
- C'est elle, gémit-il. Elle n'arrête pas de m'agresser, elle est trop marrante. 
Bon. Je me suis fait un nouvel ami masochiste. Il me regarde avec des yeux émerveillés. Il m'adore, c'est clair.»

...encore plus savoureux que le premier opus... décidément, la gymnastique des mots est hilarante... et Aurore, toujours aussi vitrioliquement désabusée...

* * * * *

lundi 11 juin 2007

Jamais contente

Par Marie Desplechin, série Le Journal d'Aurore, tome 1, collection Médium, chez L'École des Loisirs.

Résumé de l'éditeur
«12 février. On peut ruiner sa vie en moins de dix secondes. Je le sais. Je viens de le faire. Là, juste à l'instant. J'arrive à la porte de l'immeuble, une modeste baguette dans la main et la modeste monnaie dans l'autre, quand Merveille-Sans-Nom surgit devant moi. Inopinément. A moins de cinq centimètres (il est en train de sortir et je m'apprête à entrer, pour un peu on s'explose le crâne, front contre front). Il pose sereinement sur moi ses yeux sublimes. Je baisse les miens illico, autant dire que je les jette quasiment sous terre, bien profond, entre la conduite d'égout et le tuyau du gaz. Sa voix amicale résonne dans l'air du soir :
- Tiens ! Aurore ! Tu vas bien?
Je reste la bouche ouverte pendant environ deux millions de secondes, avant de me décider et de lui hurler à la figure:
- Voua ! Merdi !»

Une plume humoristique et un brin cynique, pour un journal singulier qui ne tombe pas trop dans le «girly». Un opuscule léger, pétillant qui fait voir l'adolescence différemment.

Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩