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vendredi 3 février 2017

Le cas Malaussène, t.1 - Ils m'ont menti


Par Daniel Pennac, collection Blanche, chez Gallimard.
Résumé de l'éditeur:
«"Ma plus jeune sœur Verdun est née toute hurlante dans La Fée Carabine, mon neveu C’Est Un Ange est né orphelin dans La petite marchande de prose, mon fils Monsieur Malaussène est né de deux mères dans le roman qui porte son nom, ma nièce Maracuja est née de deux pères dans Aux fruits de la passion. Les voici adultes dans un monde on ne peut plus explosif, où ça mitraille à tout va, où l’on kidnappe l’affairiste Georges Lapietà, où Police et Justice marchent la main dans la main sans perdre une occasion de se faire des croche-pieds, où la Reine Zabo, éditrice avisée, règne sur un cheptel d’écrivains addicts à la vérité vraie quand tout le monde ment à tout le monde. Tout le monde sauf moi, bien sûr. Moi, pour ne pas changer, je morfle." 
Benjamin Malaussène.»

Dans le monde selon les Malaussène, les esprits sont vifs et ouverts, la créativité bouillonne, et les coeurs sont plus grands que la prudence. Et toujours, centrale, narguant le prévisible, cette malicieuse pierre angulaire de leur (tout sauf ennuyante) existence: la candeur sensible de Benjamin Malaussène et sa légendaire propension à se retrouver emmêlé bien malgré lui dans d’inextricables manigances bien intentionnées. Bouc-émissaire un jour, bouc-émissaire toujours, donc, malgré les années qui filent et les nouvelles générations qui se lancent toute jeunesse dehors dans le grand merdier de la vie en société. Dans cette suite («La suite, bon Dieu, la suite!…») tant attendue et réclamée par les lecteurs avides et fidèles de la saga Malaussène première génération, Daniel Pennac raconte avec cette finesse coquine qui lui est propre la vie qui s’émiette l’avenir sans crier gare, ce passage du temps, obligé, et pourtant déroutant comme au premier jour, et l’inévitable prise de conscience qu’on récolte ce que l’on sème, socialement, au sein même du calme parfois trompeur de la jeunesse qui s’éveille. Replongeant habilement dans l’univers irrésistible de Benjamin et de sa délectable smala, après des années de dormance, cet habile opus, cocasse et chamboulant comme on les aime, sait chuchoter l’essentiel avec justesse à travers le tonitruant tourbillon d’un quotidien délicieusement rocambolesque.


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩

mercredi 29 juin 2016

Le mystère Henri Pick


Par David Foenkinos, chez Gallimard, collection Blanche.
Quatrième de couverture:
«En Bretagne, un bibliothécaire décide de recueillir tous les livres refusés par les éditeurs. Ainsi, il reçoit toutes sortes de manuscrits. Parmi ceux-ci, une jeune éditrice découvre ce qu’elle estime être un chef-d’œuvre, écrit par un certain Henri Pick. Elle part à la recherche de l’écrivain et apprend qu’il est mort deux ans auparavant. Selon sa veuve, il n’a jamais lu un livre ni écrit autre chose que des listes de courses... Aurait-il eu une vie secrète? Auréolé de ce mystère, le livre de Pick va devenir un grand succès et aura des conséquences étonnantes sur le monde littéraire. Il va également changer le destin de nombreuses personnes, notamment celui de Jean-Michel Rouche, un journaliste obstiné qui doute de la version officielle. Et si toute cette publication n’était qu’une machination? (Résumé éditeur)»

Les jongleurs de mots, amoureux de la plume et autres satellites essentiels du luxuriant monde du livre se côtoient souvent sans toujours réaliser à quel point leurs destins sont tissés de concert. Et si l’étincelle créatrice de l’auteur, l’intuition éclairée du chasseur de tête éditorial ou l’initiative audacieuse du bibliothécaire étaient autant de rouages d’une même trame? Et s’il suffisait d’une anodine erreur de bonne foi pour faire dérailler la narration jusque-là ronronnante de ces vies entrelacées? D’une voix malicieuse, au verbe toujours aussi juste, David Foenkinos entraîne le lecteur à la poursuite d’une vérité insaisissable. Évoluant avec aisance et humour sur la fine ligne séparant l’improbable du possible, Foenkinos tient habilement en haleine, multipliant joyeusement les pistes jusqu’au dénouement final. Un opus qui prend le temps d’enraciner tout doucement sa prémisse dans l’esprit du lecteur, pour ensuite y faire débouler délicieusement toutes les certitudes semées au passage. 


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩

lundi 17 septembre 2012

La Délicatesse


Par David Foenkinos, Gallimard

«Il passait par là, elle l'avait embrassé sans réfléchir. Maintenant, elle se demande si elle a bien fait. C'est l'histoire d'une femme qui va être surprise par un homme. Réellement surprise.»

Un délice de roman, tricoté finement et avec tellement de justesse! David Foenkinos plonge le lecteur au coeur de l'Imprévisible: l'existence et ses savoureux clins d'oeil du Destin (tout comme ses inéluctables coups de gueule...), essence même de cette douce mais implacable fragilité de l'humain. Et ce verbe qu'il maîtrise avec tant de fraîcheur, ses mots qui savent dire avec candeur, qui bouleversent, qui font sourire. Un petit bijou littéraire qui vous souffle la Vie à l'oreille, avec une tendre simplicité. Inénarrable.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★  

dimanche 10 juillet 2011

Aux fruits de la passion

Par Daniel Pennac, Gallimard, NRF, Les Malaussène 6

«La tribu Malaussène et ses proches ont le regret de vous annoncer le mariage de Thérèse Malaussène avec le comte Marie-Colbert de Roberval, conseiller référendaire de première classe. Cet avis tient lieu d'invitation.»

On quitte avec regret cette smala sympathique et hors-norme!... Plume toujours aussi juste, et drôle, et pétillante de malice...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★   

Monsieur Malaussène

Par Daniel Pennac, Gallimard, NRF, Les Malaussène 4

«- La suite! réclamaient les enfants. La suite! La suite!
Ma suite à moi c'est l'autre petit moi-même qui prépare ma relève dans le giron de Julie. Comme une femme est belle en ces premiers mois où elle vous fait l'honneur d'être deux! Mais, Julie, crois-tu que ce soit raisonnable? Julie, le crois-tu? Franchement... hein? Et toi, petit con, penses-tu que ce soit le monde, la famille, l'époque où te poser? Pas encore là et déjà de mauvaises fréquentations!
- La suite! La suite!
Ils y tenaient tellement à leur suite que moi, Benjamin Malaussène, frère de famille hautement responsable, bouc ressuscité, père potentiel, j'ai fini par me retrouver en prison accusé de vingt et un meurtres. Tout ça pour un sombre trafic d'images en ce siècle Lumière. Alors, vous tenez vraiment à ce que je vous la raconte, la suite?»

Quatrième opus de la saga... troublant, tourbillonnant, émouvant, bouleversant, hilarant... du Pennac, quoi! Quelques longueurs toutefois, sur lesquelles mon oeil a glissé en diagonale, je l'avoue. Mais, cela dit, cette famille est définitivement imbattable... et que dire de leurs amis! Une note presque parfaite!


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

samedi 9 juillet 2011

La petite marchande de prose

Par Daniel Pennac, Gallimard, NRF, Les Malaussène 3

«"L'amour, Malaussène, je vous propose l'amour!" L'amour? J'ai Julie, j'ai Louna, j'ai Thérèse, j'ai Clara, Verdun, le Petit et Jérémy. J'ai Julius et j'ai Belleville...
"Entendons-nous bien, mon petit, je ne vous propose pas la botte; c'est l'amour avec un grand A que je vous offre : tout l'amour du monde!"
Aussi incroyable que cela puisse paraître, j'ai accepté. J'ai eu tort.»
Transformé en objet d'adoration universelle par la reine Zabo, éditeur de génie, Benjamin Malaussène va payer au prix fort toutes les passions déchaînées par la parution d'un best-seller dont il est censé être l'auteur. Vol de manuscrit, vengeance, passion de l'écriture, frénésie des lecteurs, ébullition éditoriale, délires publicitaires, La petite marchande de prose est un feu d'artifice tiré à la gloire du roman. De tous les romans.»

Intrigue palpitante, soutenue par une plume habile et pince-sans-rire: un autre tome délectable de cette saga de Belleville.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★   

mardi 5 juillet 2011

La fée carabine

Par Daniel Pennac, Gallimard, NRF, Les Malaussène 2

«"Si les vieilles dames se mettent à buter les jeunots, si les doyens du troisième âge se shootent comme des collégiens, si les commissaires divisionnaires enseignent le vol à la tire à leurs petits-enfants, et si on prétend que tout ça c'est ma faute, moi, je pose la question : où va-t-on?" Ainsi s'interroge Benjamin Malaussène, bouc émissaire professionnel, payé pour endosser nos erreurs à tous, frère de famille élevant les innombrables enfants de sa mère, coeur extensible abritant chez lui les vieillards les plus drogués de la capitale, amant fidèle, ami infaillible, maître affectueux d'un chien épileptique, Benjamin Malaussène, l'innocence même ("l'innocence m'aime") et pourtant... pourtant, le coupable idéal pour tous les flics de la capitale.»

Un polar vivifiant sur fond de Belleville, avec la famille Malaussène comme personnage principal... bien malgré elle! Plume délectable as usual... En fait, le tome le plus finement tricoté de la série: Pennac régale le lecteur de ses mots justes et coquins, envoûtants, comme le magicien du verbe qu'il est! Un bijou de roman!


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★   

samedi 2 juillet 2011

Au bonheur des ogres

Par Daniel Pennac, Gallimard, NRF, Les Malaussène 1

«Côté famille, maman s'est tirée une fois de plus en m'abandonnant les mômes, et le Petit s'est mis à rêver d'ogres Noël. Côté cœur, tante Julia a été séduite par ma nature de bouc (de bouc émissaire). Côte boulot, la première bombe a explosé au rayon des jouets, cinq minutes après mon passage. La deuxième, quinze jours plus tard, au rayon des pulls, sous mes yeux. Comme j'étais là aussi pour l'explosion de la troisième, ils m'ont tous soupçonné. Pourquoi moi ? Je dois avoir un don...»

Une saga délicieuse qui s'amorce; la famille avec un grand F. Tout ce qu'elle peut impliquer de singulier et de hors norme. Comme un gros câlin littéraire, sous la couette, pendant que dehors, la tempête gronde...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★   

jeudi 12 juin 2008

Le conseil d'indiscipline

Par Jean-Philippe Arrou-Vignod, NRF Gallimard

«Philippe Beaujeu a quarante ans. Marié, père de deux enfants, il a mené jusqu'alors l'existence terne mais irréprochable d'un professeur de lettres en banlieue parisienne. Un voyage scolaire le conduit à Venise. Là, au mépris des devoirs de son magistère, il noue une liaison charnelle avec l'une de ses collègues, jeune femme libre et séduisante. De ce sujet d'école, l'auteur a tiré le roman incisif et drôle d'une journée particulière. Ce récit d'un adultère dans le monde absurdement clos de la salle des profs est prétexte à peindre aussi l'homme de quarante ans dans ses émois, ses doutes et ses maladresses.»

Un roman comme un vent d'humanité, avec ses failles et ses bon coups. Juste assez dérangeant pour nous empêcher de dormir sur nos certitudes...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆ 

mardi 11 mars 2008

Chagrin d'école

Par Daniel Pennac, collection Blanche, chez Gallimard.
Résumé de l'éditeur:
«Chagrin d’école, dans la lignée de Comme un roman, aborde la question de l’école du point de vue de l’élève, et en l’occurrence du mauvais élève. Daniel Pennac, ancien cancre lui-même, étudie cette figure du folklore populaire en lui donnant ses lettres de noblesse, en lui restituant aussi son poids d’angoisse et de douleur.»

Un délicieux hommage aux cancres et aux professeurs qui changent la donne. Plume toujours aussi savoureuse. Se dévore presque comme un roman!

Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✮ 

samedi 11 novembre 2006

Messieurs les enfants


Par Daniel Pennac, collection Blanche, chez Gallimard.
Quatrième de couverture
«Sujet: Vous vous réveillez un matin, et vous constatez que, dans la nuit, vous avez été transformé en adulte. Complètement affolé, vous vous précipitez dans la chambre de vos parents. Ils ont été transformés en enfants.
Racontez la suite.»


Un délire pur et simple. Une valse entre le réel et le possible grâce à l'enfance et à son sac à malices.



Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✮ 

dimanche 30 avril 2006

La folle allure


Par Christian Bobin, collection Blanche, chez Gallimard.
Résumé de l'éditeur
«Il nous faut mener double vie dans nos vies, double sang dans nos coeurs, la joie avec la peine, le rire avec les ombres, deux chevaux dans le même attelage, chacun tirant de son côté, à folle allure. Ainsi allons-nous, cavaliers sur un chemin de neige, cherchant la bonne foulée, cherchant la pensée juste, et la beauté parfois nous brûle, comme une branche basse giflant notre visage, et la beauté parfois nous mord, comme un loup merveilleux sautant à notre gorge.»

Tout léger. La réalité empreinte de touches rêveuses. À relire, encore et encore, en se délectant tout doucement de ces mots envoûtants.



Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✮