Vous cherchez?

Affichage des articles dont le libellé est Soulières Éditeur. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Soulières Éditeur. Afficher tous les articles

mardi 23 février 2016

Une simple histoire d'amour


Par Angèle Delaunois, chez Soulières Éditeur, collection Graffiti +.

Quatrième de couverture:

«À partir de ce moment-là, je n’ai plus eu qu’une seule idée en tête : m’approcher de toi, t’obliger à reconnaître celle que tu avais oubliée, ressusciter notre histoire lointaine et la faire grandir, afin de retrouver cette bulle d’amour qui nous enveloppait et nous protégeait contre le reste du monde quand on était enfants. Jolie utopie!»

Tout d'abord, il y a l'amour, le vrai, celui qui fait vibrer l'âme et disparaître les ornières. Celui qui s'abreuve dans l'essentiel et n'entend plus que les battements d'un coeur à l'unisson. Celui, sans compromis, sans conditions, qui écrit l'Histoire à chaque instant. Puis, il y a le silence. Et les mailles de la mémoire qui s'étirent et se détricotent. Les petits trébuchements et les fossés insurmontables. Or, quand, sans crier gare, l'ineffable devient innommable, tout bascule; c’est la traversée d’un point de non-retour lacérant les espoirs et laissant l'insouciance pour morte. Dans une remuante correspondance de la dernière chance, Angèle Delaunois entrelace le sublime et l'impardonnable, faisant valser audacieusement ses mots avec ceux de Stefan Zweig et sa Lettre d'une inconnue, et entraînant le lecteur dans une chute de l’autre côté du miroir avec une finesse implacable et un aplomb troublant. Un opus bouleversant qui écorche les certitudes et dépucelle les contes de fée; l’intensité de l’amour y valse avec la violence tout court, la pureté des sentiments y côtoie le pire de l’humain. Les mots nous taraudent, les émotions bigarrées nous écartèlent la conscience, on est envoûté, on est déchiré: on ne peut en ressortir indemne. Âmes sensibles, jeunes et candides, s’abstenir, toutefois: ce n’est définitivement pas un opus à aborder sans y être prêt.


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩




Le mois de février
de mon Défi littéraire 2016


lundi 9 décembre 2013

Marie Solitude


Par Nathalie Ferraris, Soulières, Ma petite vache a mal aux pattes

«Mes parents sont découragés! Ils voudraient que j’aie des tonnes d’amis, comme eux. Mais moi, j’aime m’évader dans ma tête. J’aime le silence et la paix. Je suis une solitaire.»

Une rafraîchissante ode à la solitude, cette mal-aimée de notre époque à l'enfance hyper-stimulée. Nathalie Ferraris fait habilement découvrir au lecteur le monde riche et solitaire de Marie d'une plume simple et candide. Abordant les différences de tempérament sans tomber dans le mélodrame, cet opuscule fait un coquin pied-de-nez à tous ces Parents-Alarmistes qui voient si souvent la Différence comme l'ennemi à abattre. Une bouffée de sensibilité et d'humour pour faire tomber les préjugés. Délicieux!


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

vendredi 13 septembre 2013

Il m'énerve, ce William Parker!


Par Alain M. Bergeron, illustré par Sampar, Soulières, Ma petite vache a mal aux pattes, Dominic 10

«Résumons: depuis ce matin, William Parker à la radio pour me réveiller, à la télé, dans le journal et sur ma boîte de céréales. Et maintenant, il me relance jusque dans la cour de MON école! C’est abominableuuuh! Je me sens en compétition avec lui pour le coeur de ma petite amie. J’aimerais que Pascale-Amélie soupire de cette façon lorsqu’elle pense à moi, comme elle le fait pour son idole. Existe-t-il un vaccin contre ça, madame Piqûre?»

Alain M. Bergeron persiste et signe cette mésaventure toute neuve d'un Dominic qui attire les coups du sort comme pas un. Jouant habilement de sa plume désopilante à souhait, il s'immisce cette fois dans le monde passionné de l'idolâtrie et de la culture pop. S'inspirant gentiment, avec humour et finesse, de l'engouement planétaire pour l'incontournable Justin Bieber alias William Parker, Alain M. Bergeron plonge le lecteur au coeur des angoisses teintées de jalousie d'un Dominic qui voit sa douce petite amie lui échapper au profit d'un culte frénétique voué à la vedette internationale. Mais Dominic a plus d'un tour dans son sac: pour sa chère Pascale-Amélie, il est prêt à tout, même à se ridiculiser en public... Un opuscule savoureux et hilarant qui, par sa candeur, jette un regard rafraîchissant sur la célébrité et ses faces cachées.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★

mardi 2 avril 2013

Zzzut!


Par Alain M. Bergeron, illustré par Samuel Parent, Soulières, Ma petite vache a mal aux pattes, Dominic

«Dominic doit faire une présentation orale devant la classe. Il connaît son texte par coeur, il l’a répété à voix haute avec des intonations et des gestes. Mais pourquoi ne veut-il plus sortir des toilettes? Nervosité, blanc de mémoire, trouille? Non. C’est tout simplement à cause de… Zzzut de Zzzut! Quand c’est coincé, c’est coincé…»

Un petit bonheur littéraire découvert il y a des années, et dont je ne me lasse pas; désopilant à souhait, c'est un indiscutable classique. Alain M. Bergeron tricote de sa plume agile et cocasse une savoureuse (més)aventure pour l'inénarrable Dominic. Comme à son habitude, il sait faire parler l'enfance, ses montagnes russes d'émotions en vrac, ce regard candide et vrai sur la vie, et ces petits bijoux de situations singulières où l'imprévu, l'improbable et l'inopiné pimentent joyeusement le quotidien avec un humour et aplomb. Un pur moment de délice à déguster en famille...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★ 

lundi 1 avril 2013

Moi, Zèbre Bouchard




Par Myriam de Repentigny, illustré par Yvan Deschamps, Soulières, Ma petite vache a mal aux pattes

«"Quand je me présente, les gens rient et, jusqu’à maintenant : 
– 483 personnes m’ont dit que mon prénom était un nom d’animal 
– 74 m’ont demandé comment j’avais fait pour m’échapper de la savane 
– 56 ont ri et ont dit : « Ah oui? Moi, c’est Éléphant » ou encore « Enchanté, je me nomme Kangourou! ». 
Vous riez, hein? Hé bien, je vais vous dire quelque chose : ce n’est pas drôle du tout!"»

Intriguée par le titre et la quatrième de couverture, je me suis lancée dans ce récent opuscule le sourire aux lèvres et l'espoir au coeur. Malheureusement, si Myriam de Repentigny a concocté une galerie de personnages tous plus savoureux les uns que les autres, son historiette, bien que fort rigolote, est plutôt cousue de fil blanc et un poil trop ostensiblement pédagogique à mon goût, avec sa morale pontifiante qu'on voit poindre dès les premiers chapitres. C'est vraiment dommage puisque la prémisse était si intéressante, l'univers visuel d'Yvan Deschamps habile et cocasse, et les personnages indiscutablement attachants!... Un petit roman un brin maladroit donc, mais qu'un très jeune public risque d'aimer découvrir...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ☆ ☆

lundi 18 juin 2012

Le coup de la girafe


Par Camille Bouchard, Soulières, Grafitti

«"– Maman, il est où le bonheur? 
– Écoute... tu entends? 
– Quoi? 
– Est-ce que tu entends un bruit? Mais un très très grand bruit? 
– Non. 
– Alors, c’est que le bonheur est ici. 
Je ne comprends rien à ce que ma mère raconte. J’accepte son bisou sur ma joue. Je note qu’elle se lève sur le bout des pieds. Je suis plus grand qu’elle. Normal. Je suis un homme. J’ai quinze ans. Le docteur dit que, dans ma tête, j’ai six ans. En ce cas, comment se fait-il que je sois en première secondaire, hein?"»

Un plongeon déroutant dans le cruel monde de l'intimidation. Camille Bouchard laisse la parole à Jacob, pour qui rien n'est simple, tout est rêche, inatteignable, et qui ne connaît de la vie que le côté sombre. Or, malgré une narration habile et sensible, poétique à ses heures même, cet opus fracassant m'a laissé un goût amer dans l'âme. Bien sûr, toute cette méchanceté et cette détresse existent dans la réalité, mais je m'interroge: est-il nécessaire de balancer cette torturante vérité au visage du lecteur, sans ménagement, de faire de lui un voyeur impuissant? De le faire couler à pic, avec Jacob, sans espoir de salut? La catharsis a ses vertus, certes, mais parfois, il faut savoir doser. Cela dit, étrangement, la chute de cette singulière descente aux enfers m'a émue: je n'en ai pas du tout apprécié l'aboutissement - que j'ai trouvé inutilement dramatique - mais j'en ai savouré le style, la voix, les mots. En fait, tricotée toute en finesse, entre deux coups de théâtre, la fin donne l'impression d'avoir été le prétexte au roman. En effet - et cela peut expliquer beaucoup de choses - c'est comme si toute l'histoire (la trame maladroite par endroits, les liens entre les personnages qui se tissent un brin trop rapidement, les détails trop crus) avait été construite un peu à la va-vite afin de permettre à cette fin d'exister, afin de permettre à Jacob d'exprimer ce long monologue, petit bijou stylistique comme il est rare d'en croiser. C'est donc bouleversée, perplexe et un peu charmée (je l'admets...) que j'ai refermé ce roman. Une lecture à recommander? Difficile de me prononcer, mais chose certaine, lecteurs à l'âme fragile s'abstenir.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ☆ ☆

jeudi 29 septembre 2011

La malédiction

Par Alain M. Bergeron, Soulières, Ma petite vache a mal aux pattes, Dominic

«"Attention tout le monde! Une fois que tu as commencé à lire ce message, tu dois continuer et le lire au complet… Tu n’as plus le choix. La malédiction de Lamti Rocher est déjà sur toi. Je suis fâché contre moi et contre Xavier Beaulieu. Je sais que je n’aurais pas dû ouvrir ce message et que mon ami n’aurait pas dû me l’acheminer. (…) J’ai vingt-quatre heures pour expédier ce fichu message à vingt-sept personnes ou plus."»

Une sympathique (bien qu'un poil trop pédagogique!) incursion dans le monde de l'hameçonnage par courriel. La plume d'Alain M. Bergeron est cocasse, comme à son habitude, et le personnage de Dominic, avec sa candeur et ses mille et unes inquiétudes, est toujours aussi craquant. Si l'idée d'aborder ce thème délicat de l'hameçonnage est lumineuse, étant donné la crédulité des jeunes internautes (et des moins jeunes, si je me fie au nombre de chaînes de courriels qui aboutissent encore dans ma boîte de réception!), j'ai été un brin déçue par le ton ostensiblement éducatif de ce roman, ou plutôt, j'ai eu l'impression que l'on tentait de tromper les jeunes lecteurs en camouflant maladroitement une leçon de cyber-flânage sous la fiction pourtant si amusante d'Alain M. Bergeron. En ce qui me concerne, lorsqu'il est question d'aborder une problématique avec les jeunes lecteurs, je suis plutôt pour la franchise; soit on choisit l'approche clairement documentaire ou alors, on y va avec le deuxième degré à travers le ludique et la fiction. Je trouve que trop souvent, une approche pédagogique mal déguisée en fiction manque de respect pour l'intelligence du lecteur. Cela dit, dans ce cas-ci, j'imagine que si le roman est ouvertement présenté aux lecteurs comme une façon rigolote d'apprendre les comportements sécuritaires à adopter en naviguant sur internet, les jeunes lecteurs risquent d'accepter avec plus d'enthousiasme de vivre avec Dominic cette drôle d'aventure. Un joli opuscule donc, mais dont la dimension didactique doit être abordée franchement, sans sous-estimer la perspicacité des jeunes lecteurs...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

mercredi 14 septembre 2011

Ma famille! L'abécédaire de la famille moderne

Par Robert Soulières, illustré par un collectif d'illustrateurs, Soulières

«Un abécédaire rigolo, sur la famille telle qu'on la connaît aujourd'hui, mis en images par un collectif d'illustrateurs.»

Abécédaire singulier et amusant mettant en vedette une famille remplie de surprises. La plume exquise de Robert Soulières mène le lecteur d'un bout à l'autre de l'alphabet, saupoudrant la réalité de ses mots magiques, de son humour littéraire qui en a déridé plus d'un. Et on la découvre avec plaisir, cette famille bigarée, cette famille pas comme les autres, sa «famille» à lui, comme il le souffle tout doucement, à la toute fin de l'album. Et on y plonge, cahin-caha, car si toutes les lettres de l'alphabet ne sont pas aussi savoureuses les unes que les autres, elles ont le mérite d'introduire une belle brochette d'illustrateurs et d'illustratrices (certains rencontrés pour la première fois, d'autres redécouverts). Le texte et l'univers visuel manquent bien d'un brin de magie, par moment, mais c'est un «album de famille» dont j'ai apprécié la prémisse et dont je feuilleterai sûrement la cocasse aventure alphabétique encore plusieurs fois. À découvrir en famille (!)...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

vendredi 5 novembre 2010

Le menteur et la rouspéteuse

Par François Barcelo, Soulières Éditeur, Chats de gouttière

«"Myriam n’a pas envie de passer deux fins de semaine de suite avec moi. Je connais ma fille. La semaine dernière, elle a passé son temps à rouspéter contre tout ce que je faisais, même quand je ne faisais rien."
 " — Quoi ? J’y suis allée la semaine passée! … Papa est d’accord? 
— Je lui ai parlé. Rien ne lui fait plus plaisir. 
Mon père est le champion des menteurs. Lui, content de me voir deux fins de semaine de suite? Quand ça arrivera, les poules auront des patins à roulettes!"
"— Ma grande ! Qu’est-ce que tu fais là? 
— Ben, je viens pour la fin de semaine."»

Troisième tome d'une série savoureuse de François Barcelo! Encore une fois, sa plume navigue avec brio dans les eaux tumultueuses de l'intergénérationel... et quel humour désopilant! L'objectif «éducatif» est finement traité et le plaisir toujours au rendez-vous! Chapeau!


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

samedi 30 mai 2009

Le don de la septième

Par Henriette Major, Soulières Éditeur, Graffiti

«Nous sommes en 1945. Rose, jeune adolescente, raconte son enfance dans une famille nombreuse de Montréal. Elle présente ses parents et ses frères et soeurs, raconte les événements ou anecdotes qui ponctuent leurs vies: célébration de la Victoire, naissance de la petite dernière, procession de la Fête-Dieu, noces, rencontre d'une nouvelle amie, escapade en tramway, début des vacances, séjour à la campagne... Tous ces moments sont prétextes à décrire une époque et son cadre de vie; par ailleurs Rose, à l'aube de sa jeunesse, nous livre avec simplicité ses joies et ses doutes.»

Prétexte un brin trop évident et éducatif, mais le plongeon dans l'histoire est très intéressant par la suite. On s'attache aux personnages et à toutes ces situations «tremblayesques» qui jonchent leur parcours pas toujours facile. À lire et à relire!


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

vendredi 29 mai 2009

Dominic en prison

Par Alain M. Bergeron, Soulières Éditeur, Série Dominic

« '' Le détecteur de métal émet un bruit strident. Bip! Bip! Bip! 
– Tiens, tiens… un stylo-lampe de la boutique, souligne le guide soupçonneux. Puis il braque le faisceau de la lampe sur mon visage. 
– Et si tu nous apportais quelques éclaircissements sur le sujet? 
Moi, Dominic Abel, coupable d’un vol ?'' 
Dominic a-t-il besoin d’un avocat? Cette visite scolaire à la vieille prison de Trois-Rivières se terminera-t-elle derrière les barreaux?»

Sympathique histoire aux personnages colorés qui s'adresse aux lecteurs débutants. On s'attache tout de suite à cet inimitable Dominic à qui tout arrive, l'improbable comme le cocasse. Une série à découvrir et à lire au petit bonheur...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

jeudi 8 mai 2008

La fatigante et le fainéant

Par François Barcelo, Soulières Éditeur, Chats de gouttière

«Si je vais reconduire la voisine chez le médecin, elle va peut-être me payer pour ça aussi. Je demande : 
— Vous allez à la clinique de la rue Beaubien ? 
— Oui. 
— Je vais y aller avec vous. C’est plus prudent. 
— Tu ferais ça pour moi ? 
Elle prend mon visage entre ses deux mains et me donne sur la joue un baiser gluant. Dès qu’elle a le dos tourné, je m’essuie sur ma manche.» 

Aussi savoureux que le premier opus (Le nul et la chipie)... une prose qui fait rire tout seul... à disperser à tous vents... pour les ados... et les plus grands!

* * * * *

samedi 5 avril 2008

Le nul et la chipie

Par François Barcelo, Soulières Éditeur, Chats de gouttière

« "Mon grand-père est nul ", pense Gabrielle. Et son grand-père se dit "Ma petite-fille est une chipie." Seront-ils capables de survivre à une journée ensemble? Au moins, ils vont tout essayer : les jeux vidéo, faire la cuisine, se baigner dans la piscine municipale et même simplement se parler. Vont-ils mieux s’entendre à la fin de la journée? Ce n’est pas sûr : ils n’arrivent même pas à se mettre d’accord sur le choix d’une pizza. Mais sait-on jamais ce qui peut arriver quand on réunit un nul et une chipie...»

Léger et plein d'humour... un clin d'oeil aux préjugés générationnels... Un bijou à lire et à faire lire...

* * * * *