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mardi 1 septembre 2015

De cape et de mots


Par Flore Vesco, Didier Jeunesse


Quatrième de couverture:
«Au palais, les demoiselles de compagnie se succèdent. Aucune d'elles n'est capable de satisfaire les caprices d'une reine tyrannique. Serine décide de tenter sa chance. Avec son franc-parler et sa joie de vivre, la jeune fille va semer la zizanie au sein de la cour... Sans se douter qu'elle est en train de risquer sa vie!»





À lire un jour...


dimanche 16 août 2015

Griffintown


Par Marie-Hélène Poitras, Alto, Coda

«Le jour se lève sur Griffintown après le temps de survivance, les mois de neige et de dormance. Hommes et chevaux reprennent le chemin de l’écurie. L’hiver a eu raison de quelques-uns. Certains, comme John, reprennent le collier comme on renoue avec une mauvaise habitude. Pour d’autres, qui traînent plusieurs vies derrière eux, il s’agit souvent du cabaret de la dernière chance. Marie, la Rose au cou cassé, cherche quant à elle un boulot qui la rapprochera des chevaux. Elle ignore ce que lui réserve l’été, le dernier de Griffintown. Car tandis qu’une procession de désespérés défile vers le Far Ouest à la recherche d’une maigre pitance, la Mouche ourdit sa vengeance. Histoire de meurtre, d’amour et d’envie dans un décor où tous les coups sont permis, Griffintown expose au grand jour l’intimité des cochers du Vieux-Montréal, ces cow-boys dans la ville.»

Le Far West… qu’en retient-on? Ses duels épiques, ses cavalcades folles à travers le désert, ses saloons aux pianos égrenant un rythme endiablé, les Bons, les Méchants, la Cavalerie… Ce qu’on oublie, c’est la solitude du cow-boy, du pianiste, de la prostituée qui étale sa vulnérabilité au balcon. Les démons aussi. Ceux qui hantent sans répit. Ceux qui s’enroulent autour de l’âme et font préférer la poussière. Et les chevaux. Leur vie utile, et l’autre, celle qui commence quand ils semblent de ne plus pouvoir l’être. Et si l’Ouest n’était pas si loin, finalement? Et si Griffintown était le dernier retranchement de ces irréductibles déchus, de ces oubliés du monde, de ces battants de la dernière chance? Et si, les Méchants, c’était en fait «Ceux de la Ville», ceux qui veulent tout faire disparaître sous un désert de condos aveugles et stériles, ceux qui veulent effacer l’Histoire pour en construire une en carton-pâte, ceux pour qui la fin justifie tous les moyens? D’une plume fine et juste, Marie-Hélène Poitras raconte cette vie dans les limbes, ce «château de tôle» rapiécé où piaffent les chevaux de la dernière heure, ce combat de chaque instant des cochers, de leur race de survivants, ce mélange explosif de bravoure et de détresse qui les fait se relever chaque fois que le Destin les enfarge. C’est une histoire au souffle âpre, à la sensibilité qu’on camoufle dans ses bottes, à la joie rauque et éparse, à l’orgueil qu’on méprend parfois pour de la résilience. Un opus chamboulant, ébouriffé, à l’analogie audacieuse, qui sait dire avec une lucide simplicité l’humanité et les chevaux, dans tout ce qu’ils ont de farouchement indomptables.


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✮

mercredi 12 août 2015

Le 12 août, on achète un livre québécois...


Pour une deuxième année, un événement singulier et mémorable a lieu en ce 12 août: le mouvement Le 12 août, j'achète un livre québécois, initiative originale de Patrice Cazeault lancée sur Facebook.

Suivant l'engouement des lecteurs pour cette mobilisation culturelle, Lili a décidé de vous souffler des idées pour l'occasion.


Tout d'abord, quelques surprises délectables pour les petites mains...


Au carnaval des animaux, écrit et illustré par Marianne Dubuc, chez La Courte Échelle.  Un imagier farfelu et surprenant.


Le sommeil perdu, écrit et illustré par Dominique Jolin,
chez Dominique et compagnie.
Une tournée délicieuse des classiques de l'heure du dodo...










Les mots magiques, par Angèle Delaunois,
illustré par Manon Gauthier, chez L'Isatis.
Une exquise et indispensable petite poésie de tous les instants.



Puis, pour la jeunesse qui pousse...


Fourchon, par Kyo Maclear,
illustré par Isabelle Arsenault, chez La Pastèque.
Une façon cocasse et tendre d'expliquer la différence.
(Kyo Maclear est une auteure canadienne qui a collaboré avec Isabelle Arsenault, illustratrice québécoise, le temps de deux savoureux albums)
L'arbragan, écrit et illustré par Jacques Goldstyn, chez La Pastèque.
Une connivence impromptue et tout simplement touchante.

Le petit chevalier qui n'aimait pas la pluie, par Gilles Tibo, illustré par Geneviève Després, chez Scholastic. Une quête chevaleresque pour ceux qui n'aiment pas se mouiller l'armure.
Loula part pour l'Afrique, écrit et illustré par Anne Villeneuve, chez Bayard Canada. Un opuscule émouvant et rigolo qui sait dire l'enfance.

Le lion et l'oiseau, écrit et illustré par Marianne Dubuc, chez La Pastèque. Une douce rencontre toute en simplicité et en authenticité.


Sans oublier les lecteurs maintenant aguerris...

Jessie Elliot a peur de son ombre, écrit et illustré par Elise Gravel, chez Scholastic. L'aventure délicieusement rocambolesque d'un été mémorable.




Le Cristal qui pousse, de Steve Proulx, chez Trécarré.
Une enquête hors-normes frisant habilement l'improbable.



Le menteur et la rouspéteuse, de François Barcelo, chez Soulières. Un tête-à-tête hilarant déroutant entre deux générations que tout semble séparer.

Aller simple pour la Nouvelle-France, de Lyne Vanier, chez Porte-Bonheur. Une épopée qui secoue les repères du Temps et force le lecteur à voir le monde en quatre dimensions.






Et enfin, pour les lecteurs en herbe de jadis devenus adultes...

Quelques BDs à dévorer sans tarder...!


Hiver nucléaire, scénario et dessins de CAB, chez Front Froid. Un possible qui fait frissonner les certitudes.


La fugue, scénario et dessins de Pascal Blanchet, chez La Pastèque. Un voyage au coeur de la musique et du silence.


La guerre des arts, scénario et dessins de Francis Desharnais, chez Pow Pow. Une apocalypse interstellaire peut-être pas si farfelue que ça...

Le fond du trou, scénario et dessins de Jean-Paul Eid, chez La Pastèque. Un délicieux pied-de-nez à la logique et au «continuum espace temps».



Et quelques romans qui font tomber les oeillères et sortir des sentiers battus...

Le joueur de triangle, de Nicolas Gilbert, chez Leméac. Une singulière musique à voix multiples, déroutante, sensible, inoubliable.
mãn, de Kim Thúy, chez Libre Expression.
Un petit bijou d'humanité brodé finement.

Mayonnaise, d'Éric Plamondon, chez Le Quartanier. Un épique périple délicieusement chaotique.

C'est le coeur qui meurt en dernier, de Robert Lalonde, chez Boréal. Une désarmante authenticité, qui bouleverse l'âme et nourrit le coeur.


Ne vous reste plus qu'à vous précipiter chez votre libraire...!


Bonne lecture!

jeudi 6 août 2015

Les Sentinelles


Par Taï-Marc Le Thanh, Didier Jeunesse, Jonah, tome 1

«"Depuis que je te connais Jonah, je sais que tu es un enfant exceptionnel."
M. Simon, le directeur de l'orphelinat, ne croit pas si bien dire. Arrivé à l'adolescence, les qualités surnaturelles de Jonah vont susciter l'intérêt d'une mystérieuse société secrète... Quand le jeune garçon disparaît soudainement, Steve, Fillipus, Robert et Alicia décident de s'enfuir pour retrouver leur ami.»

Et si la différence rendait le bonheur contagieux? Et si le Destin n’aimait pas trop que le Bien semble imperméable au Mal? Et si, par sa différence, Jonah influençait malgré lui l’ordre des choses?  D’une plume virevoltante et déjantée, Taï-Marc Le Thanh brode avec finesse et sensibilité une épopée douce et étrange, une quête échevelée, déroutante et délicieusement improbable. Construisant audacieusement une trame hybride, une trame comme on en lit peu, à cheval entre la fantaisie, le réel et l’inextricable, il sait raconter habilement, faisant s’enchaîner les courts chapitres aux titres évocateurs, débouler les péripéties à vive allure, et évoluer sous les yeux ébahis du lecteur une galerie de personnages absolument irrésistibles. Un opus touffu et fascinant, à l’imaginaire luxuriant, qui secoue les tranquillités, et sème l’espoir pour contrer le doute. À découvrir sans perdre un instant.


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩

jeudi 30 juillet 2015

La petite révolution


Scénario et dessins de Boum, Front Froid, Anticyclone

«Florence est une orpheline qui se bat pour survivre depuis qu’elle est toute petite. Mais viendra un jour où son combat deviendra aussi une lutte pour protéger ses amis, sa famille, un antiquaire qui lui permet d’écouter Boris Vian... et peut-être même son peuple.»

C’est un monde rude et intemporel, évoquant les grandes injustices et les mémorables soulèvements de jadis, mais laissant présager qu'il pourrait bel et bien s'agir d'un sombre et possible futur. Un futur où les abus du passé écraseraient de nouveau le peuple, où l’Homme serait comme toujours le pire ennemi de l’Homme, où l’Histoire se répèterait, inexorable. C’est le monde de Florence. D’Auguste. De Dominique. De ceux qui luttent pour survivre. De ceux qui ne baissent pas les bras, même quand l’espoir ne semble tenir qu’à un fil, qu’à une intrépide désobéissance de plus. De l'enfance qui devient adulte sans avoir eu droit à l'insouciance. D’une plume sobre, juste et efficace, portée par un univers visuel d’une éloquente simplicité, Samantha Leriche-Gionet alias Boum tricote avec habileté et finesse cette touchante chronique révolutionnaire. Un opus bouleversant qui sait secouer les certitudes et semer le doute pour mieux faire pousser la vigilance. À lire sans tarder!


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩

mardi 28 juillet 2015

Les inconstances de Constance


Écrit et illustré par Martine Delerm, Seuil Jeunesse

«Constance ne veut pas choisir. Et alors?»



'' Vouloir l’enfance et l’oublier.
Vouloir grandir et regretter.
Se dire tant mieux! Se dire hélas!
C’est Constance et ça agace. ''

Constance est tout sauf constante. Elle est multiple. Elle est sa meilleure amie et sa pire ennemie. Constance tergiverse et signe. Elle est elle-même et son contraire. Et c’est bien ce qui fait son charme. Une fois de plus Martine Delerm brode avec finesse et sensibilité un petit poème d’histoire, hybride habile entre miettes de vie et fantaisie. Porté par un univers visuel tendre et évocateur, ce délicieux petit paradoxe d’album fait sourire et embrasser joyeusement le sympathique et échevelé fouillis de l’âme humaine. À relire sans modération quand l’incertitude nous turlupine les repères…


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩



Un merci tout spécial à La mare aux mots (et à son partenaire Seuil Jeunesse)
qui par son concours m'a permis de découvrir ce nouvel opus de Martine Delerm! 

samedi 25 juillet 2015

Les ennuis de Lapinette


Écrit et illustré par Cathon, Comme des géants

«Les jours de pluie sont les préférés de Lapinette. Elle adore se balader dans la forêt et sauter dans les flaques. Mais lorsqu'elle veut aider les animaux qu'elle croise sur son chemin ce jour-là, elle ne cesse de se mettre les pieds dans les plats. Pauvre Lapinette!»

Il y a de ces journées où l’on a la bonne volonté enthousiaste et l’altruisme maladroit: Lapinette en sait quelque chose. Pour elle, rien ne va plus… jusqu’à ce que le vent tourne, et que sa remarquable vivacité d’esprit soit enfin appréciée à sa juste valeur. D’une plume toute en simplicité et en candeur, Cathon raconte les mésaventures cocasses de cette attachante Lapinette au coeur si grand. S'épanouissant joyeusement grâce à l'éloquence d'un univers visuel aux traits expressifs et aux détails astucieux, ce délicieux opuscule redonnera le sourire à tous les irrésistibles gaffeurs en herbe de ce monde!


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩

jeudi 23 juillet 2015

Archie Greene et le secret du magicien



Par D. D. Everest, Bayard Jeunesse, Archie Greene 1

«Orphelin, Archie Greene vit chez sa grand-mère Gardénia. Le jour de son douzième anniversaire, il reçoit un mystérieux grimoire écrit dans une langue indéchiffrable. Ce colis est accompagné d'un parchemin qui l'invite à se rendre à la librairie La Page Blanche, à Oxford. Le jeune garçon part sur-le-champ ! Archie devient apprenti-relieur au Musée des Collections magiques où les livres battent des pages pour voler, où les grimoires prédisent l'avenir et révèlent le passé, où les pop-ups font jaillir des chevaliers... Il découvre bientôt qu'il a un don très particulier. Désormais, son devoir est de protéger les Terribles Tomes, ces livres de magie noire convoités par des magiciens maléfiques...»

Et si vous receviez un vieux livre décrépit pour votre douzième anniversaire? Et si aussitôt arrivé entre vos mains, ce livre chamboulait tout vos repères, vous dévoilant coup sur coup une famille élargie dont vous ignoriez faire partie, et surtout, vous entraînant dans un monde mystérieux et merveilleux auquel vous appartenez sans le savoir? Pourriez-vous encore croire à une inoffensive coïncidence? D’une plume vive et bouillonnante d’idées, D. D. Everest tricote joyeusement les premiers pas d’Archie Greene dans ce fascinant univers magique; univers (très) proche parent de celui désormais incontournable de Harry Potter. En deux coups de cuillère à pot, Everest plonge le lecteur dans une quête frénétique, aux multiples rebondissements, le laissant tout ébaubi et haletant, à la dernière page de cette première et tourbillonnante aventure. Or, cette effervescence de péripéties me force à oser un petit bémol: qu’on ne s’y méprenne pas, la prémisse est indiscutablement accrocheuse, le fameux «univers magique» dans lequel doit se dépatouiller Archie Greene semble absolument prometteur (c’est un monde parallèle où les apprentis-magiciens travaillent de concert à protéger et préserver les écrits magiques des derniers siècles, plutôt que d’en pratiquer les préceptes comme dans Harry Potter), et la galerie de personnages est délicieusement colorée, mais malheureusement, c’est dans la construction de la trame que cela achoppe. Si elle est explosive et palpitante, cette trame est aussi un poil maladroite par moments, bombardant peut-être un peu trop les personnages et le lecteur de revirements de situation, voulant à tout prix avancer à vitesse grand V au coeur d’une société secrète qu’il ferait pourtant bon découvrir tout doucement, et forçant ainsi des raccourcis un peu cousus de fil blanc pour résoudre certains noeuds de l’intrigue. Cela dit, il s’agit d’un premier tome tout à fait captivant, que j’ai dévoré d’un trait, sans prendre le temps de souffler… et qui me fait espérer (impatiemment!) une suite à cette pétulante série.


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ 1/2 ✩ 


Pour le lire en version originale

jeudi 16 juillet 2015

Privée de réseau!


Par Jo Witek, illustré par Margaux Motin, Flammarion, Mentine 1

«- 9,5! a hurlé papa avec une tête de serial killer. Ma fille a sauté deux classes, a le QI d'Einstein et elle n'obtient pas la moyenne à son passage en troisième! Dans ces conditions, ce sera donnant donnant. Une année scolaire pourrie égale un été pourri! C'est comme ça que j'ai été privée de mon stage de surf et de mes capines. La sentence est tombée : mon père me condamnait à deux mois d'exil dans le Larzac. J'allais me retrouver sous la flotte à bouffer du fromage de chèvre dans un horrible sweet en polaire.»

12 ans, presque 13, ce moment où la vie se dévore sans compromis, où on croit tout savoir, et où on ne veut surtout rien manquer. Mentine, elle, en sait déjà beaucoup plus que les autres, avec son QI à la hauteur vertigineuse, et pourtant, elle fait tout pour se fondre dans la normalité: chute (volontaire) des résultats scolaires, babillage permanent, un cercle tissé serré d'amies «cool», et un cellulaire à la main en permanence, la totale, quoi! Tout va bien jusqu'à ce que tombe sa note finale à la fin des classes: cette fois, elle a dépassé la limite, et on le lui fera bien comprendre. Victime des plans «machiavéliques» de son père, Mentine sera catapultée en punition pour l'été, dans le fin fond d'une campagne perdue, loin de ses amies, à vivre sur une ferme... sans même un réseau cellulaire! Aussi bien dire que ce ne sera rien de moins que l'Apocalypse... Et si cela donnait plutôt lieu à la naissance d'une toute autre Mentine? Tricotant une escapade estivale impromptue et cocasse, Jo Witek sait dire l'adolescence avec sensibilité, aplomb et authenticité. Jonglant malicieusement avec les idées préconçues, et ouvrant les horizons sans crier gare, cet opus fait rigoler de bon coeur et rêver de grands espaces où s'épanouir sans se soucier du voisin. Une série qui s'annonce délicieusement espiègle...


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩

mercredi 8 juillet 2015

Le ciel nous appartient


Par Katherine Rundell, Grandes Personnes

«Tout le monde pense de Sophie qu’elle est une orpheline. Nulle femme n’a en effet survécu au naufrage qui la laissa, à l’âge d’un an, flottant dans un étui à violoncelle au beau milieu de la Manche. La fillette demeure cependant intimement persuadée que sa mère n’a pas sombré avec le navire. Alors, lorsque les services d’aide à l’enfance anglais menacent Charles Maxim, son tuteur, érudit généreux aussi courtois que maladroit, aux méthodes d’éducation fantasques, de lui reprendre la garde de Sophie, celle-ci, suivant l’enseignement de ce doux rêveur, décide de ne négliger aucune possibilité, et part pour Paris en sa compagnie sur les traces de sa mère… Une cavale menée sous le signe de l’espoir, qui conduira la fillette aux cheveux couleur des éclairs sur les toits de la ville-lumière. Elle y fera la connaissance de Matteo et de sa bande de danseurs du ciel.»

Et si la musique savait sauver du naufrage? Et si l'amour inconditionnel se nichait finalement en dehors des ornières? Et s'il suffisait de lever les yeux au ciel pour se sentir chez-soi? D'une plume virevoltante, toute en douceur et en finesse, Katherine Rundell tricote une quête rocambolesque et tendre, celle de Sophie et de sa mère-violoncelle. Porté par une bande de personnages joyeusement ébouriffants et incontestablement fascinants, cet opus singulier vogue habilement entre les possibles, déjouant avec candeur et humour ceux qui ne voient pas plus loin que le bout de leurs oeillères. Un roman à savourer la fenêtre grande ouverte, le regard plongé dans les hauteurs des cheminées et l'âme ballottée par un inoubliable requiem.


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩




Pour le lire en version originale