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jeudi 14 août 2008

Ma vie de ver de terre

Par Doreen Cronin, illustré par Harry Bliss, Scholastic

«Les hauts et les bas de la vie d’un ver de terre sont ici révélés par le biais du journal personnel d’un fils ver de terre de bonne famille. Fait étonnant, la vie de ver de terre n’est pas tellement éloignée de celle des humains, même
si ces derniers grignotent rarement leurs travaux scolaires lorsqu’ils ont un petit creux…»

...singulier, drôle et informatif... un univers insoupçonné à découvrir...

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Pour le lire en version originale anglaise

Ernest et Célestine chez le photographe

Par Gabrielle Vincent, Casterman, Les petits Duculot, Ernest et Célestine

«Célestine découvre des photos dans le tiroir secret d'Ernest, beaucoup de photos, mais pas une seule d'elle! Quelle sera l'explication d'Ernest?»

...tellement émouvant... l'histoire... les illustrations de Célestine découvrant les photos... la complicité entre les deux personnages... savoureux... Un des meilleurs albums de la série!

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Ernest est malade

Par Gabrielle Vincent, Casterman, Ls petits Duculot, Ernest et Célestine

«Ernest est malade. Célestine sera-t-elle " placé " le temps de ma convalescence de celui-ci? Pas question d'abandonner Ernest! Infirmière, cuisinière et animatrice, Célestine a plus d'un talent dans son sac.»

...toujours aussi attachant, ce duo incongru... et les illustrations bourrées de petits détails... délectable...

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mardi 12 août 2008

Nous autre ça compte pas

Par François Blais, L'Instant même

«Lui, c’est Mitia, elle: Arsène. Ils vivent de l’air du temps, qui serait moins cher en Mauricie qu’à Québec. Aussi fuient-ils au petit matin leur logement du quartier Saint-Roch en ayant pris soin de ne pas régler le loyer et d’avoir, la veille, fait la tournée des grands ducs. Là-bas, au bord du lac où ils croient avoir trouvé refuge et paix, Arsène découvre qu’un enfant mystérieusement disparu hanterait leur nouveau domicile, ce que réfute évidemment Mitia, congénitalement sceptique.
Maison hantée ou pas, comment passer le temps quand on n’a qu’un voisin – qui pourrait d’ailleurs être une jeune voisine, une voisine de trop? Aller piller le magasin d’antiquités (c’est-à-dire de jeux vidéo) du coin? Fréquenter le bar qui fait office de salle de billard et de danse?»

Lent déroulement et fantaisie des bois. Des personnages qui ne mettent pas de gants pour manier les mots, une intrigue tordue, dérangeante où la fin nous fait revoir tout le livre sous un éclairage différent, comme un film en accéléré.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

lundi 4 août 2008

Comment j'ai marié ma mère

Par Coleen Murtagh Paratore, Bayard jeunesse

«Willa Havisham dévore les classiques littéraires et les chocolats à la cerise! A chaque anniversaire, elle forme le vœu que sa mère, Stella, organisatrice de mariages, trouve elle-même un mari. Mais, jusqu'à présent, ce souhait ne s'est pas réalisé. Dès que Stella a une aventure un peu sérieuse, elle déménage. En douze ans, elles ont habité différentes villes de la Côte Est. Aujourd'hui, elles vivent à Cape Cod et Willa s'y sent vraiment bien : elle voudrait y rester éternellement. Surtout que, ô miracle, sa mère apprécie particulièrement Sam, leur voisin, poète à ses heures, et accessoirement craquant. Cette fois-ci, Willa parviendra-t-elle à convaincre sa mère de se marier? Auront-elles enfin une vie un peu calme et rangée?»

...un petit bijou d'ode à l'amour et à la vie... et aux mots... et aux coups de pouces du Destin... à savourer confortablement enfoncé dans un vieux fauteuil à oreilles en velours râpé, avec des livres tout autour et la poussière comme gardienne du Temps...

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dimanche 3 août 2008

Le secret du choriste

Par Sylvie Brien, Gallimard jeunesse, Hors piste, Vipérine Maltais 3

«Vipérine Maltais et sa grand-tante religieuse Saint-Ignace sont sollicitées par Paul Fleurant pour mener une enquête au collège Le Portage. Durant un spectacle, le plafonnier surplombant la scène est tombé sur Idala Desrochers qui, depuis, est plongé dans un profond coma. Accident ou crime? Qui, des différents suspects, est coupable? Le beau-père d’Idala, Sir James Bloodgood, riche et respecté, qui le rejetait? L’antipathique abbé Télesphore Lapailleur, qui le méprisait? L’inquiétant forgeron Hippolyte Huot ou son malléable fils, Zotique? La ténébreuse secrétaire, Hermance Livernois? Les camarades de classe dont il était la risée? L’enquête sera rondement menée par Vipérine, qui manie pièces à conviction et témoignages avec maestria. »

On retrouve les deux enquêtrice hors norme avec un plaisir évident, toutefois, l'intrigue, si elle est bien menée, précipite sa fin un peu trop abruptement. Dommage. Cela laisse supposer que ces romans s'épanouiraient peut-être plus dans un format un peu plus étoffé...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

Eloise

Par Kay Thompson, illustré par Hilary Knight, Gallimard, Folio Cadet, Eloise 1


«"Éloïse, c'est moi! J'ai six ans et j'habite au Plaza, un grand hôtel de New-York. Je suis une vraie calamité, paraît-il. C'est ce que dit le directeur de l'hôtel. Mais moi, je dis que dans la vie, on n'a pas le droit de s'ennuyer et, croyez-moi, on ne s'ennuie pas au Plaza: entre les promenades en ascenseur, les réceptions mondaines et les tempêtes dans la salle de bains, je suis très occupée..."
Irrésistible petit démon qui vit dans un grand palace à New-York, en compagnie de sa gouvernante, de sa tortue et de son chien qui en voient de toutes les couleurs, car la fillette n'est pas à court d'imagination, ni d'énergie. Jamais texte et image n'ont été aussi bien accordés pour suggérer la "tornade".»


Charmante histoire qui rebondit aux quatre coins du fameux Plaza Hotel. Cette Éloïse est si attachante avec ses plans et ses mauvais tours!... Impossible de ne pas vouloir la suivre partout, partout, partout! Et quel univers visuel grandiose et riche proposé par Hilary Knight (à partir d'une palette pourtant si épurée)! On sent la vibrante complicité auteur/illustrateur, l'un proposant une ligne, l'autre répondant par une pirouette à la Éloïse. Un classique à découvrir et à redévorer gaiement pour l'enfant de six ans que nous sommes tous encore, à nos heures...


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Pour le lire en version originale anglaise

Eloïse à Paris

Par Kay Thompson, illustré par Hilary Knight, Gallimard jeunesse, Eloise 2


«J'ai reçu un télégramme de ma mère ce matin, à l'hôtel Plaza : nous partons pour Paris, Nanny, Mouflet, Fanchounette et moi Eloïse. Illico presto, il a fallu faire les vaccins, s'occuper des passeports et boucler 37 valises. Le voyage a été mouvementé, mais enfin, nous y sommes. Voici mon programme de ce matin : me glisser hors du lit, saluer les pêcheurs sur la Seine et dire bonjour à Notre-Dame...»


Charmante Eloïse, comme toujours, mais l'histoire, cette fois, est trop ostentiblement éducative; ce n'est donc pas aussi magique que d'habitude. Bien sûr, il y a quelques savoureux clins d'oeil du duo Thompson/Knight aux célébrités parisiennes de l'époque. Mais cette fois, le carcan du voyage pédagogique (et un brin rempli de clichés, il faut le dire, mais bon, c'était le milieu des années 1950, alors, le concept d'ouverture sur le monde n'était pas encore à son apogée) pèse un peu trop lourd sur la spontanéité d'Eloïse. À lire en version originale anglaise absolument, car comme les jeux de mots foisonnent, la version française est plutôt insipide.

Lili lui donne: ★ ★ ★ ☆ ☆


Pour le lire en version originale

vendredi 1 août 2008

Jane Austen et l'Arlequin

Par Stephanie Barron, Éditions du Masque, Labyrinthes, Jane Austen 3

«En ce début d'hiver 1804, Jane Austen et son frère Harry se réjouissent d'assister au grand bal costumé organisé par la duchesse de Wilborough. C'est pourtant en service commandé qu'ils sont priés de participer aux réjouissances : lord Trowbridge ne leur a-t-il pas demandé de surveiller sa fille, la turbulente Desdemona, sujette aux emportements amoureux ? En effet, une discussion entre deux admirateurs ne tarde pas à tourner au pugilat. A l'issue de la fête, c'est le corps sans vie de l'arlequin blanc qui est retrouvé une dague au manche d'or plantée dans le coeur...»

On retrouve Jane Austen et Lord Trowbridge avec plaisir, mais l'intrigue, d'abord trop évidemment exposée, s'emberlificote vers la fin. Un brin décevant...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ☆ ☆


Pour le lire en version originale

vendredi 25 juillet 2008

Une jeune femme en guerre - Été 1943, Printemps 1944

Par Maryse Rouy, Québec Amérique, Une jeune femme en guerre 1

«Montréal, 1943. En ces années de guerre et de restrictions, Lucie Bélanger, vingt ans, rêve de liberté et d'émancipation. Sous l'emprise d'un père tyrannique qui la confine à demeure, Lucie fourbit "ses armes". Afin de pouvoir gagner sa vie et être indépendante, elle passe les mois qui la séparent de son vingt et unième anniversaire à apprendre un métier en cachette de son père, aidée dans cette entreprise par sa mère, qui lui paie des cours de secrétariat, de Giuseppe, le vieux photographe italien, et de son amie Jacinthe. Fiancée contre son gré à l'âge de seize ans, cette jeune femme pleine d'idéaux romantiques sera rapidement confrontée aux aléas d'une vie qui ne fait pas de cadeau. Le savant plan concocté par Lucie ne fonctionnera pas tel que prévu... Pour quitter l'enfance, elle devra aussi quitter l'innocence.»

Une riche saga à la Autant en emporte le vent, habile mélange de romance, de candeur, mais aussi d'une réjouissante détermination. Un portrait de la seconde guerre qui s'annonce enlevant et singulier. Vivement le deuxième tome!

Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✮