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mardi 9 mai 2017

L'oiseau de Colette

Écrit et illustré par Isabelle Arsenault, série La bande du Mile-End, chez La Pastèque.
Résumé de l'éditeur:
«Pauvre Colette, récemment déménagée dans un nouveau quartier, sa mère lui refuse un animal de compagnie. Mais lorsqu’elle cherchera à se faire de nouveaux amis, ce sera grâce à une perruche… imaginaire!»

Quand le grand branle-bas survient, avec tous ces souvenirs en boîtes, et ces racines qui se cherchent un nouveau terreau d’accueil, l’enfance a parfois la solitude vertigineuse. Sans compter que les premiers pas vers de possibles complicités sont toujours terriblement angoissants. Mais avec un ami, même un peu inventé, à ses côtés, tout peut soudain sembler plus léger… Et s’il suffisait d’un soupçon d’imaginaire pour s’ouvrir les horizons? Tout en finesse et en sensibilité, Isabelle Arsenault raconte l’extraordinaire quête de tous les instants d’une enfance qui se réinvente le quotidien. Faisant s’épanouir sous nos yeux ravis, à travers un univers visuel à la palette tendre et à la composition éloquente, les rocambolesques péripéties de cette irrésistible bande d’amis, ce délectable opuscule sait souffler avec justesse que l’essentiel, dans la quête du bonheur, c’est de savoir se l’imaginer.


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✮ 

dimanche 7 mai 2017

La Mésaventure

Écrit et illustré par Iwona Chmielewska, chez Format.
Quatrième de couverture:
«Une jeune fille repasse la nappe préférée de sa maman, un souvenir précieux brodé par la grand-mère. Mais voilà, elle se perd dans ses pensées et le fer à repasser laisse une trace indélébile sur le joli tissu! Quelle mésaventure! Que dira maman à son retour?»

La réalité a parfois une malicieuse façon de rappeler à l’ordre les rêveurs de tous les instants : après tout, un accident est si vite arrivé.  Or, cette fois, la jeune fille le sait, sa dérive de l’imaginaire a engendré un impardonnable faux pas. Un pour les annales. Un qui ne disparaîtra pas de sitôt du regard de sa mère. Et si elle parvenait à trouver une entourloupe pour éviter la tempête? Et si elle réussissait à disparaître sans crier gare avant le cataclysme? Et si, au fond, tout n’était pas si terrible? Tout en éloquente simplicité, Iwona Chmielewska ose raconter entre les lignes le sournois pouvoir de la peur du jugement de l’autre. Misant audacieusement sur un univers visuel dépouillé mais évocateur, qui réinvente habilement les possibles d’une même forme, suivant l’évolution des pensées du personnage principal, cet opuscule singulier sait faire parler le silence avec justesse et sensibilité, secouant malicieusement, au passage, les conventions narratives.


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✮ 

vendredi 5 mai 2017

Pavor Nocturnus : l'histoire d'un petit garçon un peu trop parfait

Écrit et illustré par Letizia Iannaccone, avec la collaboration de Marilina Cavaliere, chez Seuil jeunesse.
Quatrième de couverture:
«Pavor est un petit garçon comme les autres, enfin presque… À en croire sa maman, des poux, des chiens méchants ou d’horribles rhumes morveleux sont prêts à se jeter sur lui à chaque coin de rue. Alors Pavor se méfie de tout et de tout le monde. Jusqu’au jour où…»

Pour Pavor Nocturnus, l’enfance est un vrai cauchemar de catastrophes potentielles, et s’aventurer en dehors du cocon (sur)protecteur de la maison est une périlleuse aventure à laquelle il se soumet vaillamment, malgré tous les risques qu’elle recèle, selon sa maman. Or, voilà qu’un jour, même le refuge inébranlable de ses nuits douillettes en zone protégée échoue à contrer les menaces extérieures. Qu’adviendra-t-il, alors, de sa sécurité? D’une plume tout en sensibilité, Letizia Iannaccone raconte avec finesse et humour, les aléas de l’enfance qu’on tient en laisse de peur qu’elle ne se frotte à la vie. Porté par un univers visuel à la palette délicieusement vieillotte et à l’éloquence tendre, cet album ose dire la nécessité de s’ouvrir aux possibles, avec tout ce que cela implique d’imprévisible, si on veut avoir la chance de croiser d’impromptus et d’ébouriffants petits bonheurs sur son chemin.


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩

Souffler dans la cassette

Par Jonathan Bécotte, chez Leméac.
Quatrième de couverture (extrait):
«Souffler dans la cassette est un roman poétique qui dépeint l’amitié entre deux garçons du primaire. Leurs jeux, leurs aventures formeront les racines des hommes qu’ils deviendront.»

L’amitié. La vraie. La grande. Celle qui illumine le regard et fait sourire l’âme en secret. Celle qui fait poindre le soleil entre les averses du quotidien. Celle qui tisse, finement, la trame d’un avenir à l’unisson. Celle qui vibre d’intensité. Celle qui aussi, parfois, s’avère être un amour qui n’ose pas prendre sa place. Celle-là. Celle-là même. Qui crée le vide en s’évaporant sans crier gare. D’une plume à la poésie quotidienne, tendre et évocatrice, Jonathan Bécotte chuchote au lecteur l’amour dans toute sa vertigineuse simplicité et sa fracassante vulnérabilité. Un opuscule, comme une ode au sacré, qui sait dire avec la juste lucidité de l’enfance, ce lien, si fort, qui souffre en silence de n’être pas nommé.


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✮

jeudi 4 mai 2017

La vache de la brique de lait

Par Sophie Adriansen, illustré par Mayana Itoïz, chez Frimousse.
Quatrième de couverture:
«Il y a une vache dans la brique de lait.»

Tout le monde sait d’où vient le lait: de la vache, bien sûr. Mais comment fait la vache pour produire du lait directement dans le carton? Se peut-il qu’elle y loge en permanence? Y trouve-t-elle assez d’espace pour bouger, s’amuser, vivre sa vie heureuse de vache? Et où peut-elle bien aller, ensuite, lorsque tout le lait a été avidement bu? Tout en délicieuse candeur et en verve coquine, Sophie Adriansen cède la parole à l’enfance, à son implacable logique et à son imaginaire foisonnant de possibles improbables. Porté par l’univers visuel de Mayana Itoïz, à la composition éloquente et aux savoureux clins d’oeil à la narration, ce cocasse opuscule démontre avec un aplomb irrésistible que la vérité se cache souvent entre le probable et l'impossible.


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩


ATTENTION! Ce livre n'est pas encore paru en Amérique du Nord:
parution prévue à la fin mai 2017.

mardi 2 mai 2017

Les premiers aviateurs

Scénario d'Alexandre Fontaine Rousseau, dessins de Francis Desharnais, chez Pow Pow.
Résumé de l'éditeur:
«On oublie souvent que l’échec occupe une place de choix dans l’histoire de la réussite, et l’épopée des premiers aviateurs ne fait certainement pas exception à cette règle ancestrale. Le présent ouvrage retrace les grandes lignes de l’histoire de l’aviation en s’intéressant plus particulièrement à ses innombrables chutes ainsi qu’à la petite poulie qui fait que le rêve tombe toujours en morceaux.»

Voler. Entre ciel et terre. Sans se soucier de la gravité. Embrasser cette liberté toute neuve. Cette indépendance de la surface terrestre. Une soif irrésistible qui a sans doute motivé les inventeurs à l’ingéniosité créative, et maintenu cette vaillance dans le regard, à travers les aléas des échecs et des recommencements chroniques. Mais, au fond, connaît-on l’Histoire aussi bien qu’on le croit? Et si on ne nous avait pas tout dit? Et si on la réécrivait un brin, entre ses lignes si solennelles? D’une plume à la répartie taquine et à l’humour joyeusement anachronique, Alexandre Fontaine Rousseau bouscule les conventions de la sacro-sainte ligne du temps, commentant l’Histoire sans vergogne, dans un hilarant plaidoyer pour le gros bon sens. Porté par une audacieuse redondance visuelle, introduite avec brio dans La guerre des arts de Francis Desharnais, ce cocasse opuscule ébouriffe les bien-pensants, et souffle une bouffée d’absurde fraîcheur dans l’Histoire avec un grand H. 


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩

lundi 1 mai 2017

Gilles

Écrit et illustré par Mathieu Lavoie, chez Comme des géants.
Quatrième de couverture:
«Et qu’est-ce que le renard fait? Il dort! Chuuuuuuut!»

Et si le renard était fidèle à sa réputation de sournois stratège? Et si le corbeau avait, en fait, plus d’un tour dans son bec? Et si, au fond, tout était la faute de Gilles? Revisitant malicieusement l’intemporelle fable du Renard et du Corbeau, Mathieu Lavoie tricote une irrésistible histoire, cocasse et rythmée, à la structure répétitive nourrissant joyeusement l’expectative, et à la chute délicieusement espiègle. Un coquin et déjanté opuscule, à découvrir en famille, et qui ne laissera personne sur sa faim… sauf peut-être Gilles!


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✮

dimanche 30 avril 2017

La boîte à secrets (L’étrange boutique de Miss Potimary, t.1)


Scénario d'Ingrid Chabbert, dessins de Séverine Lefebvre, Série Miss Potimary, t.1, chez Jungle.
Résumé de l'éditeur:
«Le jour de son neuvième anniversaire, Betty reçoit de quoi s’acheter un cadeau toute seule, comme une grande. En se promenant dans les rues de son village, elle tombe sur une surprenante boutique qu’elle n’avait jamais remarquée. A l’intérieur, c’est un véritable capharnaüm, des objets mystérieux s’entassent jusqu’au plafond dans une atmosphère de magie et de poussière. Betty craque pour une magnifique boîte à secrets japonaise : son cadeau est tout trouvé. Mais la propriétaire de la boutique, l’étrange Miss Potimary, la met en garde : cette boîte renferme des mystères, il ne faut pas l’utiliser n’importe comment! De retour chez elle, la petite fille s’acharne à résoudre le casse-tête mais sans succès. Au bout de plusieurs heures, en pleine nuit, le mécanisme finit par s’ouvrir… Betty et Dare-Dare, sa souris de compagnie, sont aspirées par un puissant tourbillon et se retrouvent projetées 30 ans en arrière!»

Et si le Temps n’était pas aussi linéaire qu’on le pense? Et si la curiosité et la détermination pouvaient faire un pied-de-nez à l’impossible? Et si ce n’était finalement que le commencement d’une aventure au-delà des ronronnants possibles? Alliant verve coquine, péripéties rocambolesques et visuel à la composition éloquente, le créatif tandem Chabbert-Lefebvre tricote un périple palpitant, à l’imaginaire foisonnant. Porté par l’irrésistible Betty et sa diva de souris, Dare-Dare, cet opus chamboule joyeusement les conventions spatio-temporelles, titillant ainsi sans vergogne la soif inextinguible du lecteur pour la suite de ces ébouriffantes pérégrinations.


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩

jeudi 27 avril 2017

Une BD par jour...

Source: Wikimedia Commons
Le mois de mai arrive à grands pas, et, avec lui, outre le beau temps (si on a de la chance!), l'opportunité de se plonger le nez dans les bulles: celles, bavardes, qui narrent joyeusement les BD et romans graphiques de ce monde.

Initialement lancée par les Bibliothèques de Montréal, le «mois de la BD» est devenu rapidement un incontournable pour les amateurs de phylactères, qu'ils soient des lecteurs au long cours, ou des néophytes de la bulle. D'ailleurs, le dynamique Festival de la BD de Montréal (du 26 au 28 mai 2017), qui en est à sa 6e édition, fait foi de cet engouement, en proposant une chouette programmation chaque année.

Alors, que ce soit pour un premier plongeon dans l'univers des phylactères, le retour de l'enfant prodigue vers la BD, ou encore la frénésie gourmande d'un avide habitué des bulles, en mai, laissez-vous donc tenter! Tout le monde sait qu'une BD par jour, éloigne l'ennui pour toujours!

Pour vous titiller la curiosité, n'hésitez pas à vous laisser inspirer par les lectures à bulles de Lili! (Pour une navigation plus précise dans les différents genres de bandes dessinées, utilisez l'outil de recherche par genre, dans la colonne de droite, sous les rubriques BD et Romans graphiques)



mercredi 26 avril 2017

Le plus petit baiser jamais recensé

Par Mathias Malzieu, chez Flammarion.
Quatrième de couverture:
«Un inventeur - dépressif rencontre une fille qui disparaît quand on l'embrasse. Alors qu'ils échangent le plus petit baiser jamais recensé, elle se volatilise d'un coup. Aidé par un détective à la retraite et un perroquet hors du commun, l'inventeur se lance alors à la recherche de celle qui "fait pousser des roses dans le trou d'obus qui lui sert de coeur". Ces deux grands brûlés de l'amour sauront-ils affronter leurs peurs pour vivre leur histoire?»

L’amour, cet insaisissable, ce coquin de charmeur à la fougue imprévisible. Cet empêcheur de vivre en rond. Ce bourlingueur sournois des coeurs en déroute. Ce cavaleur impénitent des Destins tranquilles. Oui, cet amour en majuscules, qui chamboule tout, sans crier gare. Cet amour qui euphémise le réel, ou le lance en hyperbole. Cet amour responsable de bien des grands maux, et de tant d’autres mots. Cet amour… D’une plume tout en douce finesse et en malicieuse lucidité, Mathias Malzieu raconte la plus grande aventure qui soit: l’universel combat de l'humain contre lui-même, son incurable peur de ces failles dans la carapace, qui, pourtant, font partie du charme d'exister. Faisant valser avec justesse le possible avec le délicieusement improbable, cet opuscule sait nourrir le rêve et virevolter l’imaginaire, déjouant habilement le prévisible, et jonglant avec les mots avec une irrésistible virtuosité. 


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✮