Vous cherchez?

Affichage des articles dont le libellé est Éditions Pow Pow. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Éditions Pow Pow. Afficher tous les articles

mardi 2 mai 2017

Les premiers aviateurs

Scénario d'Alexandre Fontaine Rousseau, dessins de Francis Desharnais, chez Pow Pow.
Résumé de l'éditeur:
«On oublie souvent que l’échec occupe une place de choix dans l’histoire de la réussite, et l’épopée des premiers aviateurs ne fait certainement pas exception à cette règle ancestrale. Le présent ouvrage retrace les grandes lignes de l’histoire de l’aviation en s’intéressant plus particulièrement à ses innombrables chutes ainsi qu’à la petite poulie qui fait que le rêve tombe toujours en morceaux.»

Voler. Entre ciel et terre. Sans se soucier de la gravité. Embrasser cette liberté toute neuve. Cette indépendance de la surface terrestre. Une soif irrésistible qui a sans doute motivé les inventeurs à l’ingéniosité créative, et maintenu cette vaillance dans le regard, à travers les aléas des échecs et des recommencements chroniques. Mais, au fond, connaît-on l’Histoire aussi bien qu’on le croit? Et si on ne nous avait pas tout dit? Et si on la réécrivait un brin, entre ses lignes si solennelles? D’une plume à la répartie taquine et à l’humour joyeusement anachronique, Alexandre Fontaine Rousseau bouscule les conventions de la sacro-sainte ligne du temps, commentant l’Histoire sans vergogne, dans un hilarant plaidoyer pour le gros bon sens. Porté par une audacieuse redondance visuelle, introduite avec brio dans La guerre des arts de Francis Desharnais, ce cocasse opuscule ébouriffe les bien-pensants, et souffle une bouffée d’absurde fraîcheur dans l’Histoire avec un grand H. 


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩

dimanche 24 mai 2015

La Guerre des arts


Scénario et dessins: Francis Desharnais, Pow Pow

«Lorsqu'une civilisation extra-terrestre menacée d'extinction culturelle kidnappe tous les artistes de la Terre, l'humanité doit apprendre à vivre dans un monde sans art! Tandis que leurs créateurs traversent de nombreuses galaxies pour initier le peuple des Travelinband au terrifiant pouvoir de la beauté, les Terriens désemparés sont condamnés à écouter en boucle des vieux hits de CCR… et à se débrouiller sans plombiers.»

Des extra-terrestres hyper-cartésiens en détresse. Une nation entière qui doit  réapprendre l'art de créer pour repousser les envahisseurs. Tous les artistes de la Terre (incluant les designers d'îlots de cuisine!) envoyés malgré eux à leur rescousse. Les terriens pourront-ils survivre à une existence sans art? Francis Desharnais tricote avec un aplomb malicieux un possible futur pour une planète qui ne reconnaît plus (ou si peu) l'importance de l'art pour assurer la pérennité de l'humanité. Choisissant audacieusement une scénarisation visuelle totalement exempte de personnages et composée des dix mêmes cases répétées à l’infini, il force ainsi le lecteur à se bousculer l'imaginaire afin de se faire sa propre idée du déroulement de cette apocalypse interstellaire farfelue. Un petit bijou de lucidité taquine et espiègle qui souligne avec justesse l’absurdité du prêt-à-penser et des certitudes ronronnantes des adeptes de la rentabilité à tout prix, en ces temps où on tente d'asphyxier la culture sous prétexte d'aveugle efficience économique.

Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✮ 

jeudi 14 août 2014

Les deuxièmes


Scénario et dessins de Zviane, Pow Pow

«Un homme et une femme sont en vacances dans un chalet qui n’est pas le leur, dans un pays qui n’est pas le leur. Ils sont confinés à l’intérieur à cause de la pluie, ils ne savent même pas quelle heure il est. Comme par l’embrasure d’une porte, nous sommes témoins du temps suspendu, du bruissement de la pluie dans la forêt, du goût de la sueur séchée sur leur peau, des mots amoureux qu’ils se chuchotent, mais qui cachent autre chose: dans cette limite floue entre ce qui est un jeu et ce qui ne l’est pas peut se dissimuler une bataille sans merci entre le rationnel et l’irrationnel.»

Il y a la pluie. Et ses lunettes à lui, oubliées. Et sa nudité à elle sous la robe de chambre. Et ce chalet immense, hors du monde, hors du temps. Et la musique, envoûtante complice de cette partition singulière. Puis, il y a eux. Elle et lui. Dans une bulle. Leur bulle. Improbable, illicite et pourtant si authentique. Avec douceur et délicatesse, Zviane plonge le lecteur dans les louvoiements langoureux du désir, maniant de sa plume habile ses élans fougueux, ses silences habités, ses remises en question et ses errances du coeur; une épopée mémorable, scénarisée avec justesse comme on compose un morceau de musique, en variant judicieusement le tempo du déroulement et en se permettant d'éloquents arrêts sur image, témoins muets et évocateurs d'une réalité qui se tait. Plus qu'une ballade coquine en eaux érotiques, cet opus feutré et chamboulant révèle avec finesse les murmures de l'âme.

Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★