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lundi 9 novembre 2015

Le jour où ma mère a flashé sur le plombier/ Le jour où un tétard a failli mettre le bazar (Un toit pour 13)


Par Ingrid Chabbert, illustré par Carine Hinder, Frimousse, Un toit pour 13, tomes 1 et 2

Quatrième de couverture:
« Je suis Romuald mais on me surnomme Romu. J'ai 8 ans et je vis avec ma mère et mes quatre frères et soeurs. Tout allait bien. Jusqu'au jour où il y a eu cette fuite. "Il faut appeler un plombier" a crié ma mère. Et c'est là que ça s'est gâté! Moins d'une heure plus tard, il est arrivé, le plombier. Il a souri à maman, il a réparé la fuite, il a encore souri à maman... »

Être le presque aîné d’une joyeuse fratrie de cinq génère son lot de grincements de dents et de petits bonheurs, mais quand la famille menace de passer de nombreuse à gargantuesque, Romuald en a assez: il lui faut impérativement tout faire pour éviter le surpeuplement. Avec l’improbable mais précieuse complicité de Joséphine, sa «nouvelle soeur» et acolyte de complot-contre-une-alliance-des-deux-tribus, rien ne semble impossible, mais à quel prix…? Tricotant malicieusement une cocasse saga familiale, Ingrid Chabbert sait dire le sympathique chaos des familles populeuses, ce mélange singulier de connivence filiale, de bataille pour conserver son unicité dans le brouhaha bruyant du clan, et d’amour inconditionnel pouvant braver les pires tempêtes. Portée par une irrésistible brochette de personnages, et relancée astucieusement par l’univers visuel à la palette franche et expressive de Carine Hinder, cette série hors normes s’annonce délicieusement rocambolesque et fera rigoler à coup sûr toute la famille, nombreuse ou non.

Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩

dimanche 1 novembre 2015

Le printemps de l'espoir


Par Johan Heliot, Gulf Stream, C.I.E.L. tome 2

Quatrième de couverture:
«L'hiver s'achevait, un hiver rude pendant lequel l'intelligence artificielle avait révélé ses intentions : supprimer l'humanité pour sauver la planète. Les hommes étaient traqués, capturés, emprisonnés, exploités, déportés... Avec le printemps naissaient pourtant de nouveaux espoirs portés par des hommes et des femmes qui ne se résignaient pas. Mais défier les machines avait un prix, et tous ceux qui en prenaient le risque ne devaient pas oublier l'injonction de l'ennemi : "Collaborez ou disparaissez!"»

Après un hiver accablant sous la coupe d'un implacable C.I.E.L. reprogrammant de force l'équilibre fragile de l'écosystème terrestre à grands coups de mesures draconiennes et d'éradication systématique des libertés et des droits, la société a basculé de l'autre côté du miroir: les humains sont désormais des exécutants remplaçables et sans valeur, au service de la dictature écologique et de la logique cartésienne de l'Intelligence Artificielle. Si, pour la plupart, courber l'échine et attendre la lente mais inexorable extinction de leur espèce semble la seule avenue envisageable, le printemps qui point à l'horizon chatouille l'espoir anéanti et fait heureusement gronder la révolte chez quelques irréductibles. D’une plume toujours aussi juste, Johan Heliot tricote une suite effrénée à ce terrifiant futur pas si lointain, faisant valser habilement le probable avec le possible dans un grinçant ballet, et triompher avec audace et adresse les dérives potentielles d’une intelligence technologique nourrie à même les aspirations les plus radicales de humanité. Un opus on ne peut plus troublant qui porte un regard pénétrant et adroit sur l’humain, ses failles, sa résilience, et sur ce qui devrait toujours continuer à le distinguer des machines: sa précieuse intelligence émotionnelle. 


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✮ 

mardi 20 octobre 2015

Mon amoureux de la lune


Par Agnès de Lestrade, illustré par Amandine Laprun, Oskar, Collection Ottokar

Quatrième de couverture:
«Dans la maison de vacances d'à côté, Paola aperçoit une silhouette habillée en cosmonaute. Derrière cette drôle de tenue se cache Léandro. Si le petit garçon est obligé de porter cette combinaison, c'est parce que sa peau ne supporte pas la lumière du jour et encore moins le soleil. La fillette, un brin curieuse, ne se doute pas encore que cette rencontre va bouleverser sa vie...»

On dit que l’amour fait rayonner de bonheur, et que la lune est la complice parfaite des coups de foudre inattendus. Et si, par amour, il fallait embrasser la nuit et faire taire le soleil? C’est ce que Paola découvrira sans crier gare, au gré d’une rencontre délicieusement improbable, qui chamboulera tout sur son passage. D’une plume toute en douceur et en authenticité, Agnès de Lestrade tricote un de ces inoubliables clins d’oeil du Destin qui marquent l’enfance d’un frisson d’éternité. Un opuscule simple et juste qui sait dire l’essentiel et faire sourire l’âme.

Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩

mercredi 14 octobre 2015

Les fiancés de l'hiver


Par Christelle Dabos, Gallimard Jeunesse, La passe-miroir t.1

Quatrième de couverture:
«Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser le miroirs. Elle vit paisiblement sur l'arche d'Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel.»

Dans un monde éparpillé aux quatre coins d'un univers singulier, des sociétés isolées, aux capacités extraordinaires, s'organisent à leur manière pour que la vie se perpétue. Ophélie, timide et habile «liseuse» d'objets, ainsi que «passe-miroir» chevronnée, devra bien malgré elle suivre un fiancé qu'elle n'a pas choisi et quitter la quiétude de son musée pour la rigueur âpre du Pôle et de sa mythique Citacielle, laissant filer au passage, impuissante, cette liberté qui lui semblait pourtant acquise. D'accueil glacial en tyrannie du non-dit, elle apprendra à la dure les codes de sa nouvelle famille et de cette impénétrable communauté du Nord; communauté qui, tout comme ses habitants, cache sous des dehors idylliques une sombre, fuyante, et implacable réalité. De sa plume audacieuse et sans complaisance, Christelle Dabos plonge le lecteur dans une haletante épopée fantastique à la sauce dystopique, où le Bien et le Mal s'entrelacent, brouillant les cartes et chamboulant sans ménagement les repères. Opus troublant, à la voix rêche et aux méandres sans pitié, ce dodu premier tome d'une saga qui s'annonce bousculante, fracasse les certitudes, et fait poindre l'espoir là où on s'y attend le moins. Une lecture dont on ne ressort pas indemne...


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩

vendredi 2 octobre 2015

Les carnets de Cerise tomes 1 et 2


Par Joris Chamblain, illustré par Aurélie Neyret, Soleil, Métamorphose, Carnets de Cerise t. 1 et 2

Quatrième de couverture:
«Âgée de 11 ans, Cerise rêve de devenir romancière. Pour ce faire, elle observe attentivement les adultes afin de deviner leurs secrets. Elle se lance d’abord dans une enquête sur Michel, un vieillard qui, chaque dimanche, se rend mystérieusement en forêt, muni de pots de peinture, puis, s'intéresse à Elizabeth, une vieille dame qui, depuis vingt ans, emprunte toutes les semaines le même livre à la bibliothèque.»

Coquine, malicieuse, mais surtout infatigable curieuse à la plume bien pendue et au regard pénétrant, Cerise est une jeune fille comme il s’en fait peu. Navigant avec candeur et détermination dans les eaux parfois tumultueuses du journalisme d’enquête, elle sait saisir les opportunités au vol et mobiliser les ressources nécessaires pour parvenir à ses fins, en omettant parfois, il est vrai (et un peu trop souvent au goût de son entourage, d’ailleurs) de révéler ses véritables intentions. Tricoté habilement par le duo Chamblain-Neyret, cet hybride audacieux entre l’épistolaire et le roman graphique sait dire avec humour et finesse l’amour des mots ainsi que la fascinante richesse que recèle l’humanité. Une série truculente à dévorer d’un trait!


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩

mercredi 16 septembre 2015

Émile - Il est 7 heures


Par Vincent Cuvellier, illustré par Ronan Badel, Gallimard jeunesse, Giboulées, Émile t.10

Quatrième de couverture:
«"Émile, debout! il est 7 heures!" Hein, quoi, comment? 7 heures? il est 7 heures? déjà?»

Émile a raison. Il a toujours raison. Il est le seul à toujours avoir raison. Le seul? Non, en fait. Quand sa mère affirme qu’il est 7 heures, ELLE a raison. Incontestablement. Peu importe ce que les autres en pensent. Peu importe ce qu’ils essaieront de lui faire croire. De sa plume délicieusement irrévérencieuse et cocasse, Vincent Cuvellier tricote une fois de plus une aventure haute en couleurs dans le quotidien rocambolesque d’Émile. On rigole sous cape, on retient notre souffle devant tant de candeur audacieuse et on savoure la verve désopilante de ce personnage inimitable. Un petit bijou déjanté, à l’humour grinçant, et qui a indiscutablement du panache!


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✮  

Maman est un oiseau


Par Anne Loyer, illustré par Leïla Brient, Bulles de Savon.
Quatrième de couverture:
«Manon a une maman qui est un oiseau, ou plutôt qui est pilote d'avion, mais c'est un peu la même chose. Et papa gère le quotidien, comme il dit. Quand la maîtresse d'école demande un exposé sur le métier de ses parents, Manon ne voit pas bien comment dire à tous que son papa est père au foyer et sa maman dans les airs.»

Avoir une maman qui s’envole ponctuellement pour son boulot et un papa qui est à la barre de la ronronnante et rassurante routine à la maison, c’est à la fois chouette, délicieusement hors norme et un brin déstabilisant. Mais lorsqu’il faut raconter cette singulière famille devant toute la classe, la dynamique se corse un peu et la peur des autres s’invite dans le bal. D’une voix tendre et sensible, Anne Loyer chuchote tout en finesse l’histoire de l’enfance qui a tant soif d’approbation, mais surtout celle de Manon et de sa crainte muette qu’un jour sa maman-oiseau ne sache pas retrouver son chemin jusqu’au nid familial. Un opuscule émouvant, à la plume toute simple, qui sait dire avec justesse le vertige d’oser sortir des ornières.


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩

jeudi 10 septembre 2015

The Good Little Book


Par Kyo Maclear, illustré par Marion Arbona, chez Tundra Books

Quatrième de couverture:
«Boy meets book. It's not quite love at first sight, but a good little book grows on a boy, soon becoming his loyal companion... until, one day, the book is lost. Will the boy get back his good little book? Will the good little book survive on its own without a proper jacket? Open up this good little book to find out.»

Et s’il existait un livre parfait pour chacun de nous? Un livre essentiel qui fait de nous un lecteur? Un livre comme une pierre philosophale? Un livre dont la lecture rend tout possible? D’une plume coquine et authentique, Kyo Maclear tricote une décoiffante épopée, celle d’un petit livre rouge en quête de jeunes dévoreurs de mots qui s’ignorent, et d’un garçon qui, contre toute attente, se laissera happer par le plaisir des mots. Nourri par l’univers visuel chaleureux et luxuriant de Marion Arbona, ce singulier opuscule sait raconter tout en simplicité la naissance de la connivence littéraire qui, si on la laisse s’épanouir à son rythme, peut s’avérer être l’amour d’une vie. Un petit bijou délectable à relire encore et encore.


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩



mercredi 9 septembre 2015

Ma plus belle victoire


Par Gilles Tibo, illustré par Geneviève Després, Québec Amérique

Quatrième de couverture:
«J’ai dit à la Peur :
— Je ne veux pas que tu entres chez moi !
Elle m’a accompagné dans le vestibule, dans le corridor, dans le salon. Rendu dans la cuisine, je lui ai dit :
— Va-t’en chez toi !
Elle ne m’a pas écouté.
J’ai bu un immense verre d’eau pour la noyer. Mais la Peur savait très bien nager.»

Quand la Peur s’incruste, s’accroche, s’obstine, assombrissant insidieusement le quotidien, la Vie n’a plus le même goût. Elle devient noirceur. Les petits bonheurs prennent leurs jambes à leurs cous. Ne reste que la fuite. Une fuite de tous les instants. Jusqu’à ce qu’une main se tende pour tenter de faire échec au maelström. Avec une infinie justesse et une touchante sensibilité, Gilles Tibo brode finement l’histoire de Mathieu et de cette Peur avec un grand « P »; celle qui envahit tout, qui bouscule la tranquillité, qui éteint la joie de vivre et qui fait taire la candeur de l’enfance. Portée par l’univers visuel à la palette tendre et à la composition éloquente de Geneviève Després, cette épopée hors norme sait dire la détresse sans tomber dans l’apocalyptique, ose raconter ce combat silencieux digne des plus courageux chevaliers, petits ou grands. Un opuscule émouvant qui, je l’espère, saura être une main tendue dans la tourmente quotidienne de tous les vaillants anxieux de ce monde. 


Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✮



Thèmes abordés: peur, anxiété

lundi 7 septembre 2015

Il était 2 fois dans l'ouest


Par Séverine Vidal, Sarbacane, Pépix


Quatrième de couverture:
«Cet été, quand Luna arrive avec sa mère à Monument Valley, en territoire indien, elle ne sait pas... qu'elle vient de mettre les deux pieds dans l'aventure! Ça commence par sa rencontre avec Josh, un garçon navajo, et ça continue avec de la magie, des croyances indiennes, des animaux sauvages, un vieux cow-boy fou surnommé "Sloppy Joe"... Bref : Luna et Josh vont tester les "mille façons de frémir en Arizona"!!!»



À lire un jour...