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vendredi 16 septembre 2016

Les larmes de la maîtresse


Par Véronique Delamarre Bellégo, collection La Vie, chez Oskar Jeunesse.
Quatrième de couverture:
«Une école, une nouvelle maîtresse, des copains : c'est la rentrée! L'année commence bien pour Marie et ses amis, dans la classe de la merveilleuse Julia Jour. Bonne humeur, joie de vivre, blagues et éclats de rire, comédie musicale, chaperon rouge et méchant loup, jokers, soleil et météo, ce CM1 ne ressemble à aucun autre. Jusqu'au jour où Julia arrive à l'école les joues couvertes de larmes. Son chagrin déteint vite sur ses élèves. Que se passe-t-il? Qui la fait souffrir? Les enfants vont mener l'enquête et voler au secours de leur maîtresse tant aimée.»

La Rentrée, ça fleure bon les fournitures scolaires, les chaussures craquant leur nouveauté, et le bonheur bruyant des récrés à venir. Cela dit, l’enfance a aussi, parfois, la Rentrée paradoxale: un sournois mélange de fébrilité, d’excitation et d’inquiétude. Et si les amis se retrouvaient tous dans une autre classe que la mienne? Et si j’avais la malchance d’avoir ce prof honni, celui qui fait trembler de peur les élèves de génération en génération? Et si je n’arrivais plus à me souvenir des leçons de l’an dernier? Et si…? Et si…? Heureusement, cette fois, il y a Mademoiselle Julia. D’une plume coquine et rafraîchissante, Véronique Delamarre Bellégo raconte la fabuleuse histoire de l’apprentissage au quotidien; l’apprentissage des savoirs théoriques, bien sûr, mais aussi, et surtout, celui de la vie, de la vie avec les autres. Délicieusement mené par une bande de jeunes personnages attachants, animés par la passion sans compromis de l’enfance qui aime inconditionnellement, cette aventure scolaire rigolote - dont la Mademoiselle Julia n’est pas sans joyeusement rappeler la légendaire «Mademoiselle C.» de Dominique Demers - célèbre avec justesse la pédagogie qui ose sortir des sentiers battus, celle qui sait bâtir la confiance pour mieux faire passer les connaissances. Un opuscule tout en tendresse et en finesse qui fera sourire le coeur anxieux des néophytes des pupitres, tout en secouant habilement les certitudes de ceux qui croient encore que l’enseignement est un processus à sens unique. 



Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✮

mardi 20 octobre 2015

Mon amoureux de la lune


Par Agnès de Lestrade, illustré par Amandine Laprun, Oskar, Collection Ottokar

Quatrième de couverture:
«Dans la maison de vacances d'à côté, Paola aperçoit une silhouette habillée en cosmonaute. Derrière cette drôle de tenue se cache Léandro. Si le petit garçon est obligé de porter cette combinaison, c'est parce que sa peau ne supporte pas la lumière du jour et encore moins le soleil. La fillette, un brin curieuse, ne se doute pas encore que cette rencontre va bouleverser sa vie...»

On dit que l’amour fait rayonner de bonheur, et que la lune est la complice parfaite des coups de foudre inattendus. Et si, par amour, il fallait embrasser la nuit et faire taire le soleil? C’est ce que Paola découvrira sans crier gare, au gré d’une rencontre délicieusement improbable, qui chamboulera tout sur son passage. D’une plume toute en douceur et en authenticité, Agnès de Lestrade tricote un de ces inoubliables clins d’oeil du Destin qui marquent l’enfance d’un frisson d’éternité. Un opuscule simple et juste qui sait dire l’essentiel et faire sourire l’âme.

Lili lui donne: ✮ ✮ ✮ ✮ ✩

mardi 23 septembre 2014

La grande famille des tout-seuls


Par Gwladys Constant, Oskar, La vie

«Jérémie a 6 ans, son papa n'est plus là et sa maman est toute seule... Alors lui vient une idée géniale! Distribuer une petite annonce :
"Ma maman est toute seule.
Vous aussi vous êtes tout seul.
Voulez-vous être deux pour avoir une maison 
et un jardin avec une balançoire? 
Merci beaucoup. Jérémie, 1er étage."»


Jérémie vit avec sa mère. Seul avec sa mère. Et ça lui pèse un peu sur le coeur. Un peu, beaucoup. Alors, il décide de prendre vaillamment les choses en main, et de mettre le Destin de son côté. Mais tout ne se déroule pas exactement comme prévu... De sa plume sensible et rafraîchissante, Gwladys Constant laisse l'enfance dire l'amour avec candeur et authenticité. Un opuscule sublime et cocasse, d'une tendresse infinie, aux mots tout simples et pourtant si justes, à faire lire sans tarder à tous les «tout-seuls» de ce monde.

«Je crois que c'est ça, l'amour, avoir envie d'être debout pour être à la bonne hauteur. Je lui ai dit à maman, qu'il fallait qu'elle arrête de regarder ses chaussures en marchant, déjà pour pas se cogner dans un panneau ou tomber dans un trou des travaux du trottoir. Et elle m'a répondu qu'elle regarde pas ses chaussures mais ses pensées. Moi, je dis qu'on devrait jamais avoir des pensées aussi basses. Sinon, y a plus de paysage.»


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆


lundi 5 mai 2014

Ma gare d'Austerlitz


Par Anne-Sophie Silvestre, Oskar Jeunesse, La vie

«Quand on a 15 ans et qu'on affronte une maladie grave, comme Georges, on se retrouve coincé à l'hôpital. Et quand cet hôpital est la Salpêtrière, à Paris, on a la gare d'Austerlitz pour voisine de chambre. Tlaa-ta-da da... En voie 17, arrivée du train en provenance de Port-Bou, Port-la-Nouvelle... Tous ces voyages, ces trains qui arrivent et s'en vont, ça n'est pas drôle quand on n'a pas le droit de partir. Cela peut même devenir lancinant. Jusqu'au jour où notre héros décide de se faire la malle, de sauter dans un train qui part. Mais qu'y a-t-il au bout de ces rails?»

Si la maladie bouleverse les repères, chamboule les horizons et ébranle les certitudes, elle donne aussi, étrangement, le goût de croire. De croire en l'avenir. De croire en l'impossible. De croire en soi. Maniant la plume avec justesse et une fine simplicité, Anne-Sophie Silvestre laisse ses mots souffler au lecteur la résilience de l'humain, la force de l'âme et surtout, le pouvoir salutaire du rêve, ce droit inaliénable de prétendre aux mille possibles, de se décider un destin. Un remuant opuscule tricoté avec délicatesse, périple audacieux tendrement fantasque qui fait sourire l'âme malgré la grisaille. Inoubliable.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★
 



ATTENTION! Ce livre n'est pas encore paru en Amérique du Nord:
 la date de parution n’est pas encore déterminée.

lundi 15 octobre 2012

La petite fille dans la tête - où l'on comprend qu'on peut avoir cinq ans toute sa vie


Par Marie-Aude Murail, illustré par Rosa Morel-Flouzat et Benoît Morel, Oskar jeunesse, Trimestre


«Il y a une petite fille qui vit dans la tête d’une grande personne. Elle a 5 ans, mais elle est beaucoup plus petite qu’une petite fille de cinq ans puisqu’elle tient dans la tête de la grande personne. On ne sait pas si cette petite fille a des parents. Elle, elle pense qu’elle en a, mais qu’ils ont dû faire un long voyage. Son papa est le roi. Sa maman est la reine. Elle est la princesse. Quand elle attend son papa et sa maman, elle s’assoit sur une chaise en paille, toute petite, qui se trouve dans la tête de la grande personne. Il n’y a pas grand-chose à faire dans la tête de la grande personne. Il n’y a pas un seul jouet. Il n’y a pas d’autres enfants. Il n’y a même pas de maîtresse d’école. Il faut dire que c’est vraiment petit dans la tête de la grande personne. »

Voyage troublant au coeur de la vie et de son cycle perpétuel. Marie-Aude Murail murmure au lecteur une histoire douce et mélancolique, escapade juste et tendre dans les méandres de l'âme humaine. L'univers visuel de Benoît Morel, tout simple, à la candeur ébouriffée, souligne avec finesse le déroutant paradoxe de ce texte singulier: la vulnérabilité et la force vive qui semblent être les pierres angulaires de cette fameuse petite fille. Un opuscule remuant à ne pas manquer.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★ 


Paru en 1993, chez Milan, illustré par Olivier Poncer,
 sous le titre: «Son papa est le Roi»


jeudi 19 juillet 2012

Fugue majeure


Par Martine Pouchain, Oskar, Oskar Société

«"J'ai scotché un mot sur la porte de ma chambre. «Je vais chercher Mamie à la mer». Je n'avais juste pas dit quelle mer. Je ne savais pas laquelle d'ailleurs. Je décidais de commencer par Fort-Mahon. Quelque chose me disait qu'il fallait que j'aille là-bas. C'est comme ça que je suis partie ce matin d'avril aigre-doux sur les traces de Mamie, et peut-être aussi un peu de moi-même."»

Petite épopée douce-amère au coeur de l'amour et de la mer. Martine Pouchain fait voguer le lecteur en eaux troubles de sa plume fine, juste, simple, et tendre (comme un petit vent de Bobin soufflant entre les mots). Un voyage émouvant à travers les méandres de l'âme humaine: de la croisée des chemins, aux affres du doute, en passant par les élans d'espoir et les miettes de bonheur. Un opus bouleversant à déguster lentement...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

mercredi 4 janvier 2012

L'Affaire du 15 bis

Par Claire Mazard, Oskar jeunesse, Oskar Polar, La commissaire Raczynski 2

«Paris, 16 décembre. Au 15 bis, rue des Gobelins, dans le 13ème arrondissement, un routier à la retraite découvre dans une poubelle, tassé sur lui-même, recroquevillé, statufié par le froid, le cadavre d’une jeune fille. Parallèlement, Alix, jeune lycéenne un peu perdue, passe son temps à tchater sur le net. De même qu’un camarade à elle, Maxence. Tous deux semblent avoir un même interlocuteur, un homme mystérieux qui pourrait avoir un lien avec la victime… Et si tout cela était lié?»

Polar relativement bien roulé, plongeant le lecteur dans la grisaille et les tourments d'une mort suspecte. Claire Mazard jongle habilement avec les nombreux rebondissements, tentant de tromper la vigilance du lecteur, de l'entraîner sur de fausses pistes. Et ça fonctionne presque à tout coup! Oh! On pressent un brin la fin dans le dernier quart de l'intrigue, mais sans que l'intérêt pour le dénouement ne s'essouffle. Petit bémol peut-être: les quelques tentatives maladroites de faire dans l'éducatif concernant les dangers des conversations avec des inconnus sur internet. Je crois que l'intrigue en soit met en lumière assez explicitement ce péril moderne sans qu'on ait besoin de pontifier entre deux péripéties. Parfois, à trop douter de l'intelligence du lectorat, on risque de le perdre... Cela dit, mis à part ce léger dérapage pédagogique, c'est une enquête policière enlevante qui m'a beaucoup plu. À découvrir...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

mercredi 19 octobre 2011

Requin-Baleine ou comment naissent les petits frères, les petites soeurs et les étoiles filantes

Par Alex Cousseau, illustré par Aurélia Grandin, Oskar jeunesse, Trimestre

«Un soir d'été, sous un ciel étoilé, un petit frère ou une petite soeur tente de faire son entrée dans la vie d'une petite fille qui ne le sait pas encore, tout absorbée qu'elle est dans sa discussion avec sa grand-mère autour d'un feu.»

C'est l'histoire de Maud qui attend la venue de son petit frère ou de sa petite soeur, en voguant sur les eaux mystérieuses de l'infiniment grand. La plume songeuse et poétique d'Alex Cousseau guide tout doucement le lecteur dans une réflexion sur nos origines et notre place dans l'univers, à hauteur d'enfant, à travers des inquiétudes parfois paradoxales mais incontestablement humaines. Évoluant au coeur du concept visuel d'Aurélia Grandin, collage texturé à gros traits (peut-être un brin froid et hermétique pour un jeune public), ce roman hors normes secoue habilement les conventions de la fiction pour la jeunesse, mais s'adresse définitivement à de jeunes lecteurs ferrés.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

mercredi 21 septembre 2011

La malédiction Shakespeare

Par Anne Ferrier et Régine Joséphine, Oskar jeunesse, Chroniques étranges des enfants Trotter 1

«Quand leurs parents sont envoyés en urgence à l'autre bout du monde, Victor et Albane doivent rejoindre leur fantasque tante Agatha, qu'ils connaissent à peine. Celle-ci les entraîne à Stratford-upon-Avon au festival de Shakespeare. Mais ces vacances inespérées se transforment en cauchemar...»

Un roman sombre pour les jeunes qui n'ont pas peur de leur ombre... ou de celle de Shakespeare! Partie d'une bonne prémisse, l'intrigue prometteuse a tout de suite piqué ma curiosité: mystère, aventure et Shakespeare, tout était en place pour un bon roman policier comme je les aime. Au fil des pages, j'ai découvert un style littéraire fluide et agréable, des personnages secondaires singuliers et attachants (comme j'aurais aimé en découvrir encore plus sur les parents-voyageurs et la tante rigolote!), et un duo de héros pas comme les autres (quoique le personnage d'Albane ait été un brin trop caricatural à mon goût). En ce sens, la première moitié du livre m'a totalement captivée. Or, j'ai perdu de l'intérêt dès la deuxième moitié, lorsque l'aventure haletante a versé sérieusement dans le fantastique et l'occulte, en multipliant les péripéties tirées par les cheveux. Si ce n'était qu'une affaire de genre littéraire, j'aurais pu m'y faire, mais j'ai principalement tiqué sur la maladresse des artifices qui jonchaient le corps et la chute du roman, comme si on avait voulu malhabilement paraphraser une tragédie shakespearienne, en y ajoutant un soupçon de Poltergeist. Je n'ai donc pas été convaincue par la fin de cet opus étrange et dérangeant... et même un brin déçue, à mon grand désarroi. Cela dit, il s'agit d'un roman qui pourra sûrement plaire tout de même à de jeunes amateurs d'épouvante...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ☆ ☆

vendredi 20 février 2009

Comment je suis né

Par Katerina Janouch, illustré par Mervi Lindman, Oskar jeunesse

«La venue au monde d’un bébé expliquée avec humour et tendresse. La rencontre de Papa et Maman, leur voyage de noces, la conception du bébé, maman tombe enceinte, la vie de bébé dans le ventre, l’accouchement puis l’arrivé de bébé.»

Tellement bien mis en mots...! Un brin franchouillard parfois, mais comme je prendrai plaisir à la relire avec mes enfants!

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