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lundi 23 juillet 2012

Winter of the World


Par Ken Follett, Dutton, The Century Trilogy 2

«Winter of the World picks up right where the first book left off, as its five interrelated families—American, German, Russian, English, Welsh—enter a time of enormous social, political, and economic turmoil, beginning with the rise of the Third Reich, through the Spanish Civil War and the great dramas of World War II, up to the explosions of the American and Soviet atomic bombs.
Carla von Ulrich, born of German and English parents, finds her life engulfed by the Nazi tide until she commits a deed of great courage and heartbreak. . . . American brothers Woody and Chuck Dewar, each with a secret, take separate paths to momentous events, one in Washington, the other in the bloody jungles of the Pacific. . . . English student Lloyd Williams discovers in the crucible of the Spanish Civil War that he must fight Communism just as hard as Fascism. . . . Daisy Peshkov, a driven American social climber, cares only for popularity and the fast set, until the war transforms her life, not just once but twice, while her cousin Volodya carves out a position in Soviet intelligence that will affect not only this war—but the war to come.
These characters and many others find their lives inextricably entangled as their experiences illuminate the cataclysms that marked the century. From the drawing rooms of the rich to the blood and smoke of battle, their lives intertwine, propelling the reader into dramas of ever-increasing complexity.»



À lire un jour...




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jeudi 19 juillet 2012

Fugue majeure


Par Martine Pouchain, Oskar, Oskar Société

«"J'ai scotché un mot sur la porte de ma chambre. «Je vais chercher Mamie à la mer». Je n'avais juste pas dit quelle mer. Je ne savais pas laquelle d'ailleurs. Je décidais de commencer par Fort-Mahon. Quelque chose me disait qu'il fallait que j'aille là-bas. C'est comme ça que je suis partie ce matin d'avril aigre-doux sur les traces de Mamie, et peut-être aussi un peu de moi-même."»

Petite épopée douce-amère au coeur de l'amour et de la mer. Martine Pouchain fait voguer le lecteur en eaux troubles de sa plume fine, juste, simple, et tendre (comme un petit vent de Bobin soufflant entre les mots). Un voyage émouvant à travers les méandres de l'âme humaine: de la croisée des chemins, aux affres du doute, en passant par les élans d'espoir et les miettes de bonheur. Un opus bouleversant à déguster lentement...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

dimanche 15 juillet 2012

Émile est invisible


Par Vincent Cuvellier, illustré par Ronan Badel, Gallimard jeunesse, Giboulées

«C'est décidé. Aujourd'hui, Émile est invisible. C'est comme ça et pas autrement!»

Sublime clin d'oeil à l'enfance et à sa logique singulière. Vincent Cuvellier fait naître un personnage tout à fait craquant avec sa désarmante candeur et sa détermination inébranlable: Émile et son inénarrable regard sur le monde. L'histoire est concise et cocasse, et la chute tout simplement savoureuse! Quant aux illustrations de Ronan Badel, elles sont juste assez échevelées pour faire vraiment s'épanouir Émile sous nos yeux... et quelle justesse dans les expressions et les attitudes des personnages! Un bijou d'album. Hilarant. Habile. Exceptionnel.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★ 

The Age of Miracles


Par Karen Thompson Walker, Doubleday

«"It still amazes me how little we really knew. . . . Maybe everything that happened to me and my family had nothing at all to do with the slowing. It’s possible, I guess. But I doubt it. I doubt it very much."
On a seemingly ordinary Saturday in a California suburb, Julia and her family awake to discover, along with the rest of the world, that the rotation of the earth has suddenly begun to slow. The days and nights grow longer and longer, gravity is affected, the environment is thrown into disarray. Yet as she struggles to navigate an ever-shifting landscape, Julia is also coping with the normal disasters of everyday life—the fissures in her parents’ marriage, the loss of old friends, the hopeful anguish of first love, the bizarre behavior of her grandfather who, convinced of a government conspiracy, spends his days obsessively cataloging his possessions. As Julia adjusts to the new normal, the slowing inexorably continues.»

Petit morceau d'anticipation plausible et inquiétant en ces temps où la Terre se dérègle de plus en plus. La narration fine et juste ouvre l'horizon du lecteur vers un possible dérangeant, à travers les petits et les grands soucis du quotidien d'une adolescente: l'amitié, l'amour, l'école, mais aussi la maladie, la trahison et la mort. Bouleversant les repères sociaux et les «acquis» scientifiques, l'intrigue installe doucement, mais sournoisement, le doute, poursuivant une lente et inexorable descente vers l'inévitable. Un roman vertigineux qui ne laisse pas l'esprit tranquille...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆


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lundi 9 juillet 2012

Mystère et boules de loto


Par Andreas Steinhöfel, illustré par Steve Wells, Gallimard jeunesse, Rico & Oscar 2

«Oscar s'est invité chez moi au milieu des vacances. J'étais fou de joie ! On allait faire plein de choses ensemble. Le mercredi, évidemment, on l'a embarqué à la soirée loto. Maman a encore gagné et Oscar a trouvé ça louche. Pourquoi faisait-il des secrets ? S'il était vraiment mon ami, il devait tout me dire ! Maman était peut-être en danger...»

Un petit bout d'humanité, fragile et dérangeant.  Je me suis tout simplement délectée de ce deuxième tome de la série Rico et Oscar. Retrouver tous ces personnages colorés, singuliers, et délicieusement imparfaits fut un pur bonheur. Et cette narration toute simple, et pourtant si éloquente, menée par un Rico aux idées éparpillées, mais à la soif de comprendre inextinguible, et au coeur grand comme la Terre, est un petit bijou de finesse littéraire (et que dire de ce savoureux et improbable petit lexique que Rico sème ça et là dans le corps de son «journal intime»!). Une note parfaite pour cet opus joyeusement grinçant, qui fait voir la vie et ses mystères enfouis, ses secrets trop bien gardés,  sous un tout autre angle. Sublime!


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★ 

dimanche 8 juillet 2012

The New York Trilogy

Par Paul Auster, Penguin Classics

«Paul Auster's signature work, The New York Trilogy, consists of three interlocking novels: City of Glass, Ghosts, and The Locked Room—haunting and mysterious tales that move at the breathless pace of a thriller.

City of Glass
As a result of a strange phone call in the middle of the night, Quinn, a writer of detective stories, becomes enmeshed in a case more puzzling than any he might hace written

Ghosts
Blue, a student of Brown, has been hired to spy on Black. From a window of a rented house on Orange street, Blue stalks his subject, who is staring out of his window

The Locked Room
Fanshawe has disappeared, leaving behind his wife and baby and a cache of novels, plays, and poems. What happened?»

Un plongeon mémorable dans l'univers déroutant et labyrinthique de l'esprit d'un écrivain. À travers ces trois récits enchevêtrés, pourtant si différents, mais voguant dans les mêmes eaux, le lecteur est entraîné au fond, tout au fond de l'âme humaine, de ses peurs, de ses réflexes de survie, de ses surprenantes ressources. Ne laissant jamais le lecteur s'installer dans une zone de confort, la narration de Paul Auster chevauche le possible et l'improbable, fouettant les certitudes et secouant les repères. Un troublant tryptique, oscillant avec finesse entre roman policier, quête initiatique et réflexion sur la création, qui laisse le lecteur pantois, le cerveau en ébullition et la conscience troublée. 


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆



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samedi 30 juin 2012

The Willoughbys


Écrit et illustré par Lois Lowry, Houghton Mifflin Harcourt

«"- Shouldn't we be orphans? Barnaby B asked.
The Willoughbys children were seated on the front steps playing a complicated game which only Tim knew the rules.
- Why? asked Barnaby A, moving down a step because the rules said he must if he asked a question, and of course «Why?» was a question.
- Because, Barnaby B explained, we are like children in an old-fashioned book. And -
- Mostly they are orphans, Jane said. She moved down two steps because she had interrupted, which was against the rules, and now she was the lowest of the four.
- Worthy and deserving orphans, Barnaby B added.
- Winsome too, added Jane...
- A sea voyage sometimes produces orphans, Barnaby A pointed out. There are often pirates. Or icebergs. 
- And sea serpents, his twin added, event though I don't entirely believe in sea serpents.
- I believe in giant squids, Jane said with a shudder.
- Good point, Tim acknowledged. And piranhas. Are our parents planning a vacation, by any chance? On a ship?"»

Un hommage cocasse et délicieusement irrévérencieux aux classiques de la jeunesse. Lois Lowry plonge le lecteur dans un monde où les clichés littéraires d'antan foisonnent, où les personnages complotent ouvertement les uns contre les autres, sans censure, et sans s'encombrer du politiquement correct: bref, une histoire à la Dickens, sans les bons sentiments... nourrie par une plume désopilante! C'est un bijou stylistique que j'ai dévoré goulûment, jusqu'à la fin de la bibliographie (oui, oui, le glossaire et la bibliographie vous feront autant glousser de bonheur que l'intrigue principale!). Un hybride parfait entre la structure classique et la plume caustique, entre la poignante saga familale et la dérision... un paradoxe de finesse et d'impertinence! Sublime!


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★


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jeudi 28 juin 2012

Les bras de papa: rien que pour moi


Par Jo Witek, illustré par Christine Roussey, La Martinière jeunesse

«J'aime quand les bras de mon papa ne s'ouvrent rien que pour moi.»

Tendre ode aux papas, à hauteur d'enfant. Jo Witek tricote une ballade poétique et rigolote au coeur des bras aux mille visages d'un père. Protecteurs, encourageants, taquins, apaisants et câlins, ces bras immenses font voyager le lecteur dans une délicieuse bulle d'amour filial. Complice habile de cette histoire charmante, Christine Roussey nous ouvre avec éloquence la porte d'un imaginaire joyeusement farfelu, alliant naïveté du trait et textures à découvrir du bout des doigts. Après Le ventre de ma maman: toi dedans, moi dehors, le touchant duo Witek/Roussey se commet donc de nouveau, avec justesse et brio, dans ce deuxième opus à découvrir...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

jeudi 21 juin 2012

Mon coeur en miettes ou les plus beaux jours de ma vie


Par Charlotte Moundlic, illustré par Olivier Tallec, Flammarion, Père Castor

«Les filles, elles sont bizarres. Parfois elles sont gentilles et puis d'un coup, elles se mettent à ricaner et à se moquer. Je préfère garder une distance de sécurité. Avec Carmen, c'est différent. Depuis qu'elle est arrivée, c'est comme si elle m'avait ensorcelé...»

Après La Croûte et Le slip de bain, Charlotte Moundlic et Olivier Tallec récidivent avec ce petit bijou d'histoire romantico-cocasse. On s'attache à Michel dès les premiers mots, délicieusement touchant de vérité avec son jardin secret et sa charmante timidité. Et quelle complicité auteure-illustrateur! J'ai été envoûtée par leur ballet agile et éloquent, où narration et illustrations travaillent de concert, se relançant à qui mieux mieux pour le plus grand plaisir du lecteur. Un opus inoubliable à déguster, donc, pour tous les jeunes Roméo découvrant leur Juliette...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★ 

Quand l'amour court


Par Thierry Lenain, illustré par Barroux, Les 400 coups

«C'est l'histoire de Paola. C'est aussi l'histoire de ses parents qui se séparent après s'être longuement disputés. C'est l'histoire d'un amour court et intense. C'est l'histoire de ciseaux. Et c'est l'histoire de trois roses... C'est aussi un conte pour petits et grands, sur l'amour qui passe et l'acceptation de cette rencontre passagère. C'est surtout la séparation vue par un enfant, et qui nous sert de baume sur la tristesse qui l'accompagne.»

L'amour, ses méandres et ses déchirures, à hauteur d'enfant. Thierry Lenain plonge le lecteur dans un journal intime singulier et sensible: celui de Paola et de l'amour de ses parents qui s'est enfui. S'épanouissant au coeur de l'univers visuel riche et éloquent de Barroux, cette histoire (qui pourrait être celle de beaucoup d'autres petites «Paola») sait trouver les mots, échevelés, tantôt graves, tantôt débordants de poésie, pour raconter l'indicible.



Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆