Eh oui! Lili s'est refaite une beauté, un brin pressée qu'elle était par l'annonce de son hébergeur concernant un changement radical dans les fonctionnalités disponibles aux utilisateurs d'anciens modèles de blogues...
Lili s'est donc pomponnée, poudrée, a dépoussiéré de charmants atours... et la revoici! L'authentique Lili, aux yeux brillants, et aux mille piles de livres, dans un capharnaüm tout neuf!
En espérant que cela vous plaira!
Au plaisir de vous croiser entre deux bouquins!
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mardi 3 août 2010
Thomas le magicien
Par Sébastien Perez, illustré par Clément Lefèvre, Seuil, Seuil jeunesse
Savoureuse histoire aux illustrations somptueuses... La plume de Sébastien Pérez jongle habilement avec tous ces personnages farfelus et ces péripéties saugrenues. Quant aux illustrations de Clément Lefèvre, elles sont chaleureuses et joyeusement touffues: un vrai délice! D'ailleurs, sa palette de couleurs n'est pas sans rappeler celle de Benjamin Lacombe, avec une touche de luminosité rieuse en plus. Un illustrateur à découvrir, décidément...
«Bien décidé à suivre les traces de son illustre ancêtre, le jeune Thomas Edison cherche intensément l’invention géniale qui changera la vie des gens et les rendra bien plus heureux. Il observe de (trop) près sa mère vaquer à ses occupations dans la maison, démonte et remonte (mal) tout ce qui lui tombe sous la main… et se lance dans la conception de son premier engin : un démoucheronneur portatif pour les promenades à vélo de son père! N’ayant pas obtenu le succès espéré, Thomas se rend compte qu’il ne sera jamais un magicien de la mécanique. Il troque alors le tournevis contre un fouet de cuisine et se laisse guider par son instinct. Il a trouvé : la cuisine, c’est son domaine!»
Savoureuse histoire aux illustrations somptueuses... La plume de Sébastien Pérez jongle habilement avec tous ces personnages farfelus et ces péripéties saugrenues. Quant aux illustrations de Clément Lefèvre, elles sont chaleureuses et joyeusement touffues: un vrai délice! D'ailleurs, sa palette de couleurs n'est pas sans rappeler celle de Benjamin Lacombe, avec une touche de luminosité rieuse en plus. Un illustrateur à découvrir, décidément...
Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆
Clovis, le roi du tournevis
Par Florence Balligand, illustré par Sandrine Lhomme, Balivernes
«Clovis adore les tournevis. Sur sa carriole, il en a de toutes les formes et de toutes les couleurs, et rend de nombreux services grâce à eux.»
Une aventure touchante et poétique dans le monde cliquetant de Clovis et de ses chers tournevis. La plume de Florence Balligand est toute douce et déborde d'imagination; elle croque la vie de Clovis entre deux virgules et visse un sourire attendri sur le visage du lecteur. En ce qui concerne les surprenantes illustrations aux mille textures de Sandrine L'Homme, elles sont indiscutablement vivantes et fournies lorsqu'il est question de planter le décor, mais manque un brin d'éloquence en ce qui a trait aux personnages eux-mêmes; le lecteur a en effet parfois l'impression de voir évoluer des êtres unidimensionnels dans un monde grouillant de perspectives. Cela dit, mis à part ce tout léger bémol, l'album est tout à fait délicieux!... et donne envie de le relire encore et encore...
Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆
samedi 31 juillet 2010
Dread & Superficiality - Woody Allen as Comic Strip
Par Stuart Hample, Harry N. Abrams Publications
«Woody Allen's classic neurosis, humorous life philosophy, and complex relationships, are embodied in the classic comic strip "Inside Woody Allen," syndicated daily by King Features from 1976 to 1984, illustrated by Stuart Hample. Dread & Superficiality: Woody Allen as Comic Strip is a compilation of 220 of the best of the comic''s comics, all reproduced from the original art, along with sketches, photographs, and development work.»
Sympathique découverte que ces bandes-dessinées publiées par King Features dans les années 1970! Le trait est simple, mais efficace, éloquent et cocasse. Quant à la plume, eh bien, elle est habile et cynique à souhait: pas toujours de qualité égale, mais la plupart du temps, l'essence du personnage de Woody Allen s'exprime avec brio. À lire tranquillement, en version originale (on savoure sûrement plus la finesse de l'humour et ses allusions dans la langue de Shakespeare), par un de ces matins paresseux comme on les aime...
Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆
mardi 27 juillet 2010
Le Marchand de Bêtises
Par Marie-Chantal Gariépy, illustré par Valérie Boivin, La Courte Échelle, Albums, Hors Série
«Dans une petite ville du sud du pays, entre les façades serrées, le vent caresse âmes et terres. Derrière la vitrine de la librairie travaille un homme. On l’a surnommé La Fourmi, car il est rapide, agile et travaillant. Le premier lundi d’automne, Marie, la jolie institutrice de l’école, franchit la porte de son commerce…»
Belle petite fable poétique saupoudrée d'amour et de gaucherie! La plume de Marie-Chantale Gariépy semble un poil empruntée par moment, mais plus l'histoire avance, plus elle envoûte, jusqu'au coup de clochette final. Quant aux illustrations de Valérie Boivin, elles sont superbes, éloquentes et tendres; un petit bijou graphique à découvrir! À feuilleter à l'infini...
Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆
Parfum de lilas
Par Samuel Leblanc, Les 400 coups, Mécanique générale
«Été 1996, Nicolas séjourne chez sa tante Rose qui se relève d'un deuil douloureux. Pour passer le temps, Nicolas l'aide à entretenir son jardin et se découvre une passion pour la botanique. Comme la plupart des adolescents, il se sent mal dans sa peau et se pose beaucoup de questions. Mais Nicolas est loin de se douter que cet été le marquera à jamais.»
Petite BD sympathique, hybride entre Michel Rabagliati et Pascal Colpron. Le trait de crayon est intéressant et expressif, et les dialogues sont bien menés. L'histoire, qui sent un brin l'autofiction, est simple et efficace... mais manque un peu de cette magie et de ce délicat humour qui font lever les planches de Rabagliati et de Colpron. Une bonne première BD... mais pas tout à fait de coup de foudre. Je me garde un soupçon de curiosité pour un possible deuxième tome. On ne sait jamais...
Lili lui donne: ★ ★ ★ ☆ ☆
lundi 26 juillet 2010
Agatha Christie - An Autobiography
Par Agatha Christie, chez Fontana Publishing.
Quatrième de couverture: «The great mystery writer shares her own vivid chronicle of her childhood, family life, marriages, personal relationships, and world travels, as well as a discussion of her own struggles as a writer and the general problems of creative writing.»
Toujours aussi splendide, grandiose et cocasse, cette vie de la grande dame du crime! J'en suis à ma deuxième lecture, et j'en sors aussi éberluée que lors de ma première traversée de ces 550 et quelques pages... Quel délice aussi de redécouvrir la plume d'Agatha Christie dans sa langue originale; une plume fine, sensible, qui s'éparpille joyeusement pour le plus grand plaisir du lecteur! Une autobiographie authentique dans tout ce qu'il y a de foncièrement humain; le droit de digresser, le droit de trier, d'omettre, de se perdre un brin en chemin, de s'enthousiasmer démesurément... et de nous faire découvrir le monde comme seule une voyageuse incurable sait le faire. C'est ce qui nous frappe dans ce récit: la si petite part que prend l'écriture dans la vie d'Agatha Christie. Compte-rendu vivant et fascinant d'un siècle aux grands écueils, fresque historico-culturelle et invitation au voyage, certes... mais attention aux idéalistes de la création littéraire: Agatha Christie vous ramènera bien vite dans sa réalité plus terre-à-terre de l'écriture en tant que gagne-pain. Cela dit, quelle attachante voyageuse, infatigable et à l'imagination intarissable! Une autobiographie qui se dévore...
Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★
mardi 20 juillet 2010
Un livre à la fois...
En regardant ma table de chevet hier soir et en réalisant que le livre que je lis en ce moment (An autobiography par Agatha Christie) y siège depuis plus d'une semaine car je suis une lectrice plutôt lente dans la langue de Shakespeare, je me suis mise à envier tous ceux de mes amis qui collectionnent les lectures en cours. La plupart d'entre eux sont capables de lire et d'apprécier plusieurs livres à la fois: fiction, essais, etc. Pour ma part, comme je plonge littéralement, ou presque, dans l'imaginaire que me propose l'auteur, je suis totalement incapable de partager mon enthousiasme et ma ferveur entre des univers littéraires parallèles... Je réussis bien, parfois, à faire une pause «albums jeunesse» durant la lecture d'un roman... ou encore à feuilleter un essai illustré (je n'en suis qu'aux balbutiements dans l'apprivoisement des essais). Toutefois, je me replonge ensuite bien vite, et avec délice, dans l'univers du livre que j'ai entamé! Excès de fidélité au livre choisi? Obsession de procéder par ordre et méthode? Un peu de tout ça, ou alors rien de tout ça... Je ne peux tout simplement pas faire autrement!
... et comme j'aimerais, pourtant, me gaver, comme la gourmande incorrigible que je suis, de tous ces livres qui me font signe du haut de leur étagère... et que je n'aurai pas assez d'une vie pour lire!!!
... mais bon, il faut être lucide; je serai toujours une mono-lectrice. C'est ma façon de savourer la lecture... avide, dévouée, fébrile... et femme d'un seul livre!
Et vous, quelle est la vôtre, de façon?
samedi 17 juillet 2010
Le petit voleur de mots
Par Nathalie Minne, Casterman, Les albums Casterman
Quelles illustrations époustouflantes que celles de Nathalie Minne: colorées, émouvantes, singulières, originales, délicieuses... Le médium choisi (un hybride étrange, à mi-chemin entre le pastel gras et le collage) est un tremplin exquis vers le visuel de cette histoire. Parlant d'histoire, la plume est poétique et envoûtante, et transporte le lecteur au-dessus des toits, à travers les mots... Petit bémol toutefois; dans les trois dernières pages, la fin se précipite et nous laisse en appétit. Un équilibre discutable entre la mise en situation et le climax... Mais cela dit, le personnage du petit voleur de mots est si touchant qu'on voudrait tous avoir la chance de le connaître... Je crois que je vais ouvrir l'oeil cette nuit... on ne sait jamais, peut-être viendra-t-il visiter la cheminée des voisins...
«Chaque soir, lorsque la nuit s’est installée, un personnage énigmatique se promène sur les toits du village : c’est le petit voleur de mots, venu faire sa moisson d’histoires et de mots nouveaux. Tout l’intéresse, tout le séduit : les mots colériques, les mots d’enfants, les rouges, les verts et même ceux qui sont impossibles à prononcer. Car une fois revenu dans sa cabane, le petit voleur de mots laisse les mots qu’il a récoltés en faire à leur guise, dans une grande sarabande festive. Plus tard, une fois la fête achevée, il les mettra en bocaux, en fera des tresses de louanges, des écharpes d’injures ou des chaussettes de mots savants… Et puis un jour, voilà que le petit voleur rencontre une jolie petite fille. Pour elle, il va dérober des mots nouveaux et précieux : des mots d’amour…»
Quelles illustrations époustouflantes que celles de Nathalie Minne: colorées, émouvantes, singulières, originales, délicieuses... Le médium choisi (un hybride étrange, à mi-chemin entre le pastel gras et le collage) est un tremplin exquis vers le visuel de cette histoire. Parlant d'histoire, la plume est poétique et envoûtante, et transporte le lecteur au-dessus des toits, à travers les mots... Petit bémol toutefois; dans les trois dernières pages, la fin se précipite et nous laisse en appétit. Un équilibre discutable entre la mise en situation et le climax... Mais cela dit, le personnage du petit voleur de mots est si touchant qu'on voudrait tous avoir la chance de le connaître... Je crois que je vais ouvrir l'oeil cette nuit... on ne sait jamais, peut-être viendra-t-il visiter la cheminée des voisins...
Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆
Mon grand-père
Par Agnès de Ryckel, Alice Jeunesse
Charmante ode à nos grand-pères singuliers et cocasses. Un petit album craquant aux illustrations touchantes et merveilleuses, à relire encore et encore, assis sur les genoux de Papy, Papou, Grand'Pa, Grap, etc.
«Égalité oblige, on ne pouvait pas rendre hommage aux grands-mères sans le rendre également aux grands-pères. Farceur ou bourru, complice ou modèle, tendre ou taquin, mon papy est un peu tout cela à la fois.»
Charmante ode à nos grand-pères singuliers et cocasses. Un petit album craquant aux illustrations touchantes et merveilleuses, à relire encore et encore, assis sur les genoux de Papy, Papou, Grand'Pa, Grap, etc.
Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆
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