Vous cherchez?

Affichage des articles dont le libellé est Lalonde Robert. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Lalonde Robert. Afficher tous les articles

mardi 13 janvier 2015

À l'état sauvage


Par Robert Lalonde, Boréal
Résumé de l'éditeur
«Un écrivain vit seul dans sa trop grande maison, encore hantée par la présence de son père, avec qui il y a vécu mais qui est depuis longtemps disparu, et par celle de la femme qui vient de le quitter. Son métier l’appelle sans cesse sur la route et l’amène à croiser des hommes qui, à un moment ou à un autre de sa vie, ont contribué à forger celui qu’il est devenu, ou des enfants, qui lui rappellent l’émerveillement ou la fragilité de celui qu’il a été.»

À lire un jour...


mercredi 12 février 2014

C'est le coeur qui meurt en dernier


Par Robert Lalonde, Boréal
Résumé de l'éditeur
«"J’émerge, essoufflé, d’un rêve où tu t’adressais à moi dans une langue inconnue. Inquiète, énervée, volubile au-delà de ton accoutumée, tu cherchais à me confier le fin mot de ton histoire, la réponse enfin à ta question lancinante – 'J’ai été qui, j’ai été quoi, peux-tu me le dire?' – mais arrangée dans un charabia inintelligible, où revenaient sans finir, comme le refrain traînant d’une complainte, mes trois prénoms, chantonnés tristement, à la manière des prières que je marmonnais autrefois sans comprendre ce qu’elles voulaient dire. C’est moi, bien sûr, qui me pose à moi-même, en plein cœur de la nuit, la question suppliciante. C’est ma voix dans la tienne qui psalmodie Joseph, Serge, Robert, espérant que ces trois-là répondront à l’appel et articuleront à ma place une réponse claire, nette, définitive à ta grande question "à cent piastres". Quelque chose comme : "J’ai été celui qui a eu raison de t’aimer, puis raison de te haïr et de m’enfuir, raison de faire ma vie loin de toi, et finalement raison de rentrer, même s’il se fait tard."»

Toute ébaubie. Ballotée entre le rire et les larmes, ma gorge se serre pour endiguer le trop-plein. Je viens à peine d'émerger de cet opus échevelé, envoûtée par cette chamboulante plume à deux souffles, par les mots de Robert Lalonde, si justes, à l'éloquence tranquille et aux silences touffus; sa plume fournie, riche, que bouscule gaillardement la voix de sa mère, de ses mots tout simples qui fusent sans crier gare, qui dévoilent son âme en kaléidoscope avec l'aplomb de la rivière indomptable sous la glace de janvier. C'est la vie dans tout ce qu'elle a d'inextricable et de contradictoire, la vie qui s'écrit entre les lignes et qui se rêve à tout vent pour en accepter la tourmente. C'est l'humain, avec ses failles, s'enfargeant dans les ornières et relevant la tête pour apercevoir l'éclat d'un bonheur qu'il n'attendait plus. C'est sublime et terrifiant. Ça bouleverse. Ça attendrit. Ça fait sourire. C'est d'une désarmante authenticité. On le lit sur la pointe des pieds, en retenant son souffle comme pour ne pas troubler cette émouvante réunion de la dernière heure. Et on n'en ressort pas indemne. Un petit bijou de sensibilité dans lequel il faut se plonger absolument.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★

samedi 30 mars 2013

Le seul instant


Par Robert Lalonde, Boréal
Résumé de l'éditeur
«"On peut comprendre une chose en un seul instant, mais on la perd dans les longues heures qui suivent avec leurs semelles de plomb ", écrit Oscar Wilde, enfermé dans sa prison. C’est de ce "seul instant" qu’il sera question dans ces pages. Pour ce qui est des "semelles de plomb" — la prison —, chacun sait à quoi s’en tenir. Mais qu’en est-il de cet instant qui oblige à sortir de soi, de cette courte illumination qui fait s’ouvrir l’œil , frissonner la nuque, trembler nos certitudes et nous amène à douter de notre âge? On a de nouveau sept ans et le monde redevient une énigme merveilleuse." R.L.»

Petit moments de bonheurs dont je me suis délecté tout doucement. Robert Lalonde invite une fois de plus le lecteur à épier la vie par-dessus son épaule, jonglant finement de sa plume luxuriante sachant dire l'inénarrable, saisissant l'instant au vol, puis tirant habilement de sa manche un flot de perles d'auteurs à découvrir, ronronnements de sagesse s'éparpillant avec bienveillance au gré des réflexions. Un délicieux opuscule à grappiller sans vergogne pour faire taire l'assourdissante urbanité le temps d'une foisonnante saison champêtre.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

mercredi 2 décembre 2009

Que vais-je devenir jusqu'à ce que je meure?

Par Robert Lalonde, Boréal, Compact
Résumé de l'éditeur
«On a treize ans. Le collège est une prison où on n’enseigne que des connaissances mortes. On ne s’en échappe parfois que pour aller passer quelques jours à la maison, au fond de la baie, près des trois pins. Là où il y a le ciel infini, les érables en flammes, le lac où on va pêcher, le ciel et ses nuages fous. Mais ce n’est pas la vie là non plus, car on partage avec son père un secret inavouable. On sait qu’on doit venir au monde mais on n’y arrive pas. Même quand tout le monde autour de soi répète que tout va changer désormais, quand on entend partout clamer "Maîtres chez nous! Fini le temps des moutons!", on n’y croit pas, on reste cloué au sol par la lourde certitude que tout est fini avant d’avoir commencé. On se roule sur son mal comme le chat sur sa souris morte. Heureusement, il y a aussi ces heures de solitude, où la rêverie nous emporte. Il y a les camarades, qui soupçonnent la profondeur de l’abîme. Mais nos sens peuvent-ils jamais être apaisés en leur présence? Il y a les livres, dont un surtout, énorme, qui décrit merveilleusement toutes les plantes que l’on peut voir chaque jour autour de soi. Il y a enfin ces gribouillis un peu fou dont on couvre les marges de ses manuels, et dont on se dit qu’ils nous sauveront peut-être un jour.»


À lire un jour...

jeudi 26 novembre 2009

Le Monde sur le flanc de la truite - Notes sur l'art de voir, de lire et d'écrire

Par Robert Lalonde, Boréal, Compact

Résumé de l'éditeur
«R. Lalonde accomplit devant nos yeux la subtile opération alchimique par laquelle le paysage extérieur se transforme en paysage intérieur, la vie donne naissance à la littérature.»




À lire un jour...

dimanche 3 mai 2009

Un coeur rouge dans la glace

Par Robert Lalonde, Boréal
Résumé de l'éditeur
«Trois histoires indépendantes, complètes en elles-mêmes, mais toutes les trois traversées par les mêmes échos.Chacun de ces brefs road novels raconte une errance, une quête, un chemin que parcourent les personnages à la recherche d'un fantôme, d'un être désiré, perdu. Chacun raconte le combat contre le malentendu, contre le temps, contre tout ce qui nous sépare de ceux qu'on aime, de ce qu'on aime, qui brille comme un coeur rouge dans la glace.»

Trois récits bigarrés, remplis de spleen, de questionnements et de bouffées de bonheur inattendues. La toute première nouvelle, dialogue de sourds avec Virginia Woolf est sublime, quant aux deux dernières, on oscille toujours entre splendeur et désespoir, entre folie et sagacité. Des mots en forme de paysage, de sentiments; du Lalonde à son meilleur.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★

vendredi 23 mai 2008

Espèces en voie de disparition

Par Robert Lalonde, Boréal
Résumé de l'éditeur
«Se cachent, au fond de chacun de nous, des histoires. Parfois, elles s’éveillent pour nous rappeler l’existence d’êtres d’exception. Des êtres issus de notre passé, de notre enfance, ou de plus loin que nous encore, qui savent mieux aimer, mieux vivre, mieux mourir que nous ne le pourrons jamais. Toute une humanité nous habite, qui nous semble à la fois plus vraie que l’autre, et plus fragile aussi, espèces en voix de disparition.La plupart de ces nouvelles révèlent de telles histoires cachées. Chacune met en scène des êtres irremplaçables. Un père qui disparaît au fond de la rivière avant la naissance de son fils, un ange déchu qui enflamme un groupe de jeunes voyageurs, une femme qui donne à un peintre la force de mettre une œuvre au monde, un enfant dont un couple a refusé la venue, un autre couple, au seuil de la mort, qui se découvre toujours hanté par le désir. Chacune de ces nouvelles est une plongée vers l’humanité qui se cache derrière le quotidien, une échappée vers la part la plus vivante de nous.»

Du Lalonde, riche et roucoulant de cette vie cachée des forêts. Un pur délice à savourer tout doucement...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ★