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jeudi 13 mars 2014

La fille qui n'aimait pas les fins

Par Yaël Hassan et Matthieu Radenac, Syros, Tempo

«Maya aime beaucoup les livres. Sa mère l'inscrit à la bibliothèque. Dans ce lieu paisible et studieux, Maya va faire la rencontre d'un vieux monsieur plein de fantaisie. Il l'intrigue beaucoup mais elle se sent très proche de lui. Qui est réellement le mystérieux Manuelo? La plus belle des surprises attend la jeune Maya...»

Ouvrir un livre pour en lire le début seulement avant de se lancer dans les tâches de la journée,... et le dévorer d'une traite, tant pis pour le lavage à faire! Yaël Hassan et Matthieu Radenac m'ont bien eue: en quelques pages seulement, développant une prémisse prometteuse et faisant entrer en scène cet attachant-et-mystérieux-vieux-monsieur-de-la-bibliothèque, leur histoire m'a happée immédiatement, muselant joyeusement les obligations terre-à-terre de mon quotidien. Si leur plume à deux voix est par moment maladroite, faisant dégouliner la narration d'un brin trop de bons sentiments et laissant entrevoir le dénouement très tôt dans la trame, les personnages, leurs vies entremêlées, leurs drames et leurs secrets ne manquent pas de fasciner. Un roman qu'on lit l'âme vibrante et le coeur à l'étroit.


Lili lui donne: ★ ★ ★ ★ ☆

mardi 20 mars 2012

Léna et la vraie vie

Par Yaël Hassan, Seuil, Karactère

«Délaissée par ses parents qui ne pensent qu'à leurs activités mondaines et professionnelles, Léna s'inscrit dans un pensionnat pour y découvrir la «vraie vie». Elle tient son journal, à qui elle va confier ses joies, ses peines, ses doutes. Car la vraie vie ne lui réserve pas que des bonnes surprises: elle doit partager sa chambre avec Marine qui, sous des abords charmants et charmeurs, se révèle être une véritable peste. Mais l'amour et l'amitié seront également au rendez-vous. Léna, portée par sa passion du théâtre, se construit peu à peu une nouvelle personnalité qui lui permettra de voir autrement le monde qui l'entoure.»

Malgré une prémisse au potentiel intéressant, ce court roman de Yaël Hassan ne m'a pas enchanté. En fait, (et merci à ma collègue libraire qui m'a signalé ce point lors d'une discussion) l'auteur installe plusieurs pistes qui pourraient soulever la passion du lecteur, le faire sortir des ornières plutôt conventionnelles que la situation initiale suggère, mais malheureusement, la concision du roman semble étouffer dans l'oeuf tout développement de personnages, toute subtilité dans l'enchaînement des péripéties: l'intrigue est cousue avec du gros fil et les personnages n'ont pas le temps de sortir de la caricature. Dommage pour un récit qui aurait pu faire découvrir l'adolescence sous un autre jour...


Lili lui donne: ★ ★ ★ ☆ ☆