«Il est des noms de rues qui marquent une histoire à jamais. La rue des Capucins est de celles-là. Pour Louise et Pierre, c'est ici que tout a commencé, il y a bien longtemps...»
Une petite historiette à l'anciennce, qui fleure bon la lavande. Virginie Hanna raconte habilement les premiers balbutiements d'un amour plus fort que tout; plus fort que les classes sociales, que la grogne des ouvriers, que le temps qui file. Mais quel univers visuel décevant! Ostensiblement créés par ordinateur (et maladroitement d'ailleurs, si on se fie à l'omniprésence d'un «flou pseudo-vieillot», raté et nuisible), les personnages et leur contexte sont froids et aseptisés. En effet, les illustrations de Nina de San ne dégagent absolument rien, pas une seule étincelle de vie, pas un poil de charme ni de sensibilité. C'est tellement dommage! Avec une histoire si réussie, cet album aurait pourtant pu vibrer d'émotions... si par exemple Rébecca Dautremer lui avait prêté sa sensibilité d'illustratrice chevronnée! Hélas, la magie n'opère pas. Triste.
Lili lui donne: ★ ★ ★ ☆ ☆



